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mercredi 8 novembre 2017

Les cyclosportives du Grand Est





MàJ du 8/11/2017, avec les dates 2018 des épreuves et de nouveaux comptes-rendus ajoutés.

***

Merci aux Vosges, la Région Est accueille de nombreuses cyclosportives. En voici donc une liste presque exhaustive, par ordre d'apparition dans le calendrier, et quelques commentaires (forcément très subjectifs !) pour celles que j'ai courues ces dernières années. Attention, les dates sont sujettes à modification, à contrôler auprès des organisateurs !

Les parcours des cyclos vosgiennes (route verte en noir, ballons
vosgiens en rouge, alsacienne en vert, et 3 ballons en bleu)


La Route Thermale
Contrexeville, le 1er mai
90km (800D+) – 130km (1000D+)


Épreuve récente dans le calendrier, avec une troisième édition en 2017. Peu de retour ou comptes-rendus encore sur le Web, mais de bons échos via la presse et quelques traces remontées dans Strava...

Les circuits sont différents chaque année, et complémentaires à ceux de la Route Verte (plaine versus moyenne montagne).






La Route Verte
Bouzey (proche Epinal), le 8 mai
110km (1600D+) – 160km (1500D+)


Roulée 4 fois (en 2014, 20152016 et 2017 sur le grand parcours) ces dernières années. Pour ne pas faire concurrence à la Route Thermale sur le créneau des cyclos de plaine, elle s’est repositionnée moyenne montagne en 2016. Très belle organisation, parcours sécurisés, renouvelés chaque année, toujours le 8 mai, une bonne épreuve de début de saison pour tester sa forme (sur le petit), ou faire une première grosse sortie vosgienne (sur le grand).
Attention : le lieu de départ / arrivée est modifié pour 2018 : il s'agira du site de la retenue d'eau de Bouzey, à une 10aine de kilomètres d'Epinal.

Les + : parcours renouvelés chaque année, facilité de parking, nombreux motards, plateau repas de bonne qualité, photos gratuites. Les - : ravitaillements pas exceptionnels, chronométrage sans puce, traversée neutralisée d'Epinal un peu pénible.


Le Granfondo Vosges
La Bresse, le 20 mai
120km (2500D+) – 150km (3500D+)


Peu d'information encore sur cette nouvelle organisation créée par Golazo, mais on peut gager que le parcours sera complémentaire de celui des 3 ballons du même organisateur.

Le dossier de presse indique simplement que "Côté parcours, l’épreuve se situe judicieusement entre les sprints rapides et peu vallonnés de début de saison, et les grands défis montagnards. Alternant vallons et vallées, cols et collines, Le parcours s'annoncent à la hauteur des défis Cycling Classics France".

A suivre donc !


Les Marcaires
Gunsbach, le 27 mai
115km (2900D+)


Organisation récente,, par le Sprinter Club de Munster, dont ce sera la 3ème édition en 2018. Le parcours est ramassé et sportif, à tester sur les prochaines ? Un compte-rendu ici : 
http://blog.nicolasraybaud.me/

Les 3 ballons
Luxeuil, le 9 juin
125km (2500D+) – 215km (4000D+)


Roulée 3 fois (en 20132014 et 2015) ces dernières années, avec d'excellents souvenirs sur le grand parcours 2014. C'est une véritable institution dans les Vosges de Haute Saône, courue par près de 4000 cyclistes chaque année. On comprend pourquoi : les 2 parcours sont magnifiques, notamment sur leur traversée de la Petite Finlande et du Plateau des 1000 lacs (randos intéressantes à trouver via un peu de google dans ces charmants endroits), et s'attaquent aux cols et ballons les plus cotés. Depuis 2016, le parcours a été modifié pour s'achever en côte en haut de la célèbre Planche des Belles Filles (attention donc, le départ et l'arrivée sont distants d'une 40aine de km, un service payant de navette étant proposé par l'organisation). A faire au moins une fois !!

Les + : hébergement possible tout proche de la ligne de départ, paysages magnifiques, une distance  et un D+ comme on n'en fait finalement plus beaucoup, une arrivée spectaculaire... Les - : la logistique pas simple à gérer, la météo (il pleut tous les ans !!), mais c'est sans doute aussi une marque de fabrique.


L'Alsacienne
Cernay, le 24 juin
102km (2700D+) – 137km (3800D+) – 179km (4500D+)



1ère édition roulée en 2016 sur le parcours intermédiaire (voir ici), 2nde roulée en 2017 sur le grand, et toujours une belle réussite : au-delà du joli web marketing et de la présence sur les réseaux sociaux, l'organisation a retenu tout ce qui se fait de bon ailleurs pour son épreuve. Pas de fausse note, malgré une fréquentation déjà importante, du plus petit détail (l’autocollant profil du parcours à coller sur son tube de cadre) au plus important (les ravitos !), en passant par le sac cadeau coureur réussi.
Et du côté des parcours, on est copieusement servi en fonction de sa forme, entre 100 et 180 km, et jusqu'à 4500m de D+. Des paysages et de la difficulté donc, avec le bel enchaînement Petit Ballon - Platzerwasel qui ne dénoterait pas dans les Alpes ! Un léger lifting des parcours en 2018 démontre la volonté de continuer à améliorer le peu qui peut l'être.

Les + : paysages magnifiques, parours costauds, organisation sans faille, arrivée en côte... Les - : je cherche toujours ;-).


Les Ballons Vosgiens
Gerardmer, fin août, les années impairs, donc pas en 2018 !
90km (1600D+) - 155km (3700D+)


Roulés en 2013, sur le petit parcours. L'épreuve se tenait en alternance avec feue La Vosgienne, pour explorer les environs de Gerardmer et de la route des Crêtes, des côtés Lorrain (principalement) et également Alsacien (sur le grand parcours).
L'occasion de se fixer un dernier objectif avant l'arrivée du redoutable hivers du nord est.

Les plus : la place dans le calendrier, le parcours, la localisation (facile de trouver un hébergement à Gérardmer). Les - : je me souviens d'une pasta party bien embouteillée sur le site d'arrivée, mais c'était il y a déjà 2 éditions !


Le Grand Huit Vosgien
Froideconche, le 8 juillet
135km (3000D+) – 200km (4200D+)


La première édition avait été annulée en 2016, et s'est finalement tenue cette année, repositionnée à début juillet. Un parcours très similaire à celui des 3 ballons, empruntant également la Petite Finlande, les 1000 lacs, les Chevrères, etc. Seule originalité, la montée de la Planche des Belles filles, en impasse, pour accéder à l'un des ravitos.
La forte ressemblance entre ces deux épreuves peut laisser dubitatif, l'avenir dira si le Grand Huit trouve sa place dans le calendrier...











La Charly Gaul
Echternach (Luxembourg), le 3 septembre en 2017, date 2018 inconnue
100km (1400D+) - 155km (2200D+)



Je n'ai (encore) jamais roulé cette cyclosportive hommage à l'ange de la montagne, vainqueur du tour en 1958 (cf. wikipedia), mais sa réputation est excellente : deux parcours exigeants, dessinés sur les superbes revêtements luxembourgeois, attirent un gros millier de coureurs tous les ans.
A tester donc !

Plus d'info sur le site officiel, et un double CR sur l'excellent cyclosportivement :
L'épreuve... ...et son débrief.


mercredi 10 mai 2017

La Grande Route Verte, on sait pourquoi elle l'est !




C'est devenu une habitude, je fais ma rentrée cyclosport à la Route Verte, à "domicile", pour la 4ème année de suite. Seule différence, sur le grand parcours cette année, soit 144 km hors traversée neutralisée d'Epinal, et 2600 m de D+. Un tracé parsemé de "petites difficultés" plutôt que de grands cols, mais qui s'annonce usant, avec :
  • Le Haut Mont : Km18 (473m) 1.1km - 68m D+
  • Prey, route de Fiménil : Km26 ( 499m)1.3km - 86m D+
  • Champdray : Km34 (753m) 5km - 258m D+
  • Les Xettes : Km59 (911m) 3.2km - 239m D+
  • Le Haut du Tôt : Km78.5 (868m) 5.6km - 334m D+
  • Col de Cheneau : Km96 (548m) 1.8km - 144m D+
  • La Suche : Km115 (622m) 2.5km - 193m D+
  • Razimont : Km138 (458m) 1.6km - 90m D+


Pas d'objectif particulier, si ce n'est de faire le traditionnel petit point forme de début de saison, et surtout prendre autant de plaisir que l'année dernière, où nous avions bénéficié d'un grand soleil et de températures presque estivales.

Les prévisions météo sont à nouveau bonnes cette année. Je pars donc en court, avec une veste thermique par précaution. Et heureusement parce que finalement, un fin crachin tombe pendant que nous attendons le départ. Le speaker a beau annoncer que la pluie doit cesser rapidement, elle tombera presque sans discontinuer pendant toute l'épreuve, accompagnée d'un vent plutôt soutenu... ...Et de températures qu'on qualifiera pudiquement de légèrement en dessous des normales saisonnières (4 à 6°).



Comme d'habitude, je pars en fond de grille. Et comme d'habitude, c'est un peu pénalisant, les 20 1ers km étant très peu vallonnés. Les écarts se creusent vite et je me retrouve dans un groupe un peu inférieur à mon niveau, avec lequel je roule jusqu'à Épinal.

Ça s'éclaircit ! 

Sur une mauvaise inspiration je zappe le 1er ravito : je ne verrai jamais le 2ème ! Et tenter de raccrocher un groupe un peu plus rapide, combiné à la pluie, au vent, au froid et le manque d'alimentation me met dans un certain état de faiblesse au moment d'attaquer les principales difficultés.

La chaussée reste légèrement humide ;-)

Heureusement, en haut du Haut du Tôt, et après dépassé quelques concurrents s'abritant pour se réchauffer au mieux sur les bords de la route, j'arrive à faire la jonction avec un petit grupetto. C'est ensemble que nous roulerons les 50 derniers kilomètres.

330 inscrits sur le grand parcours, 200 et quelques classés à l'arrivée, votre serviteur à la 160ème place (Steve Chainel fait 2 sur le grand parcours, Julien Absalon 1 sur le petit), un petit air de l'EDT 2014 Pau - Hautacam : le plateau repas est apprécié à l'arrivée !



Espérons que la suite (Guy Cividin, Alsacienne et Cyclo de la Madeleine) sera plus estivale !!

En vidéo :


Les + :
- Le parcours aurait été magnifique de jour et en été (même si certains tronçons sont bien abîmés) ;-)
- Le petit sac à dos cadeau,
- Un petit col en plus pour ma collection,
- Je n'ai pas crevé, je n'ai pas chuté, je ne suis pas (plus) malade 2 jours plus tard (qu'avant),
- La Route Verte est (désespérément) utile chaque année pour bien me rappeler l'ensemble des erreurs à ne pas faire (hydratation, alimentation, tenue, forcing pour accrocher un bon groupe au départ, etc.).

Les - :
- Merci Météo France, pas toujours évident de trouver du plaisir dans ces conditions !
- Quelques carrefours non sécurisés, 3 ravitos annoncés, 2 constatés (et plutôt minimalistes)... ...mais on ne peut que remercier les malheureux signaleurs et bénévoles ont eu un sacré mérite à tenir la baraque sous la pluie à 6°.

lundi 9 mai 2016

Ciel Bleu, Cuisses Rouges... ...Route Verte !




Encore une fois après 2014 et 2015, j’ai décidé de lancer ma saison de cyclos à la Route Verte. Frouard – Epinal, 45min, c’est jouer à domicile ! Et c’est une belle occasion également d’étrenner le nouveau maillot des chacals :-)

Nouveau maillot, designed by Momo, il est beau !
Cette année, les parcours sont plus montagneux : une nouvelle compétition peu vallonnée – la route thermale – se tenant 15 jours plus tard, ils ont été revus pour jouer la carte de la complémentarité.
On a donc le choix entre un 110km de 2000m de D+, et un 160 de 2700.

La météo s’annonçant à priori orageuse l’après-midi du dimanche au moment de mon inscription, j’opte pour le petit. Malheureusement, le jour-même, impossible de modifier mon choix initial (alors que pourtant des inscriptions sur place sont autorisées, ce que tendrait à prouver que ça ne pose pas de souci de logistique ?), ce sera un petit regret. L’Alsacienne, elle, permet de se décider en dernière minute, ce qui est bien sympa !

Météo au top au départ, avec déjà pas loin de 20° (ça montera jusqu’à 26 !), on peut attaquer en court et sans manchette.
Je pars encore une fois en fin de paquet (ben oui, c’est toujours la même histoire, on arrive bien dans les temps, on se place tranquillement, mais les confrères ont toujours tendance à venir s’insérer au ras de la ligne de départ plutôt que par derrière…), et la traversée neutralisée d’Epinal – accélérations, gros freinages, etc. – ne permettant jamais de remonter, ce n’est pas encore cette fois-ci que j’aurais l’occasion d’accompagner les gros rouleurs sur les 1ers kms de plat.

Il est où Charly ? (photo La Route Verte)
Ceci dit, ça roule bien, 37,6 de moyenne sur les 16 km qui suivent le départ réel, jusqu’au pied de la 1ère bosse. S’en suit l’enchaînement de 5 jolis cols et grimpettes, pour 1500m de D+ en 50km, autour de Gerardmer, du lac, et des crêtes vosgiennes. Paysages magnifiques, groupes conviviaux (mentions spéciales au collègue du VS2M et à un lecteur de ce blog rencontré au pied du col du Sapois !), un très bon moment.


(photo La Route Verte)

(photo La Route Verte)

C'est pas beau, ça (l'arrière plan !!) ?

(photo La Route Verte)
N’ayant pas étudié le parcours (quand je pense qu’il y a 3 ans je faisais des recos des parcours, je suis vraiment devenu terriblement plus cool), j’en garde bien trop sous le pied, mais ça ne rend la sortie que plus agréable.

J’arrive frais comme un gardon, en ayant pris de bons relais sur le plat (si, si !) dans mon petit groupe désorganisé du retour, à peine une petite heure derrière le vainqueur. Il n’y avait sans doute pas 30 minutes à gagner (hors neutralisation, je finis à 28,3 de moyenne en 4h, et près de 200W de NP**), mais au moins un bon gros ¼ d’heure en appuyant un peu plus et en ne partant pas en fond de grille. 

Ah oui, et aussi en n’oubliant pas les lunettes, pour ne pas pleurer à la moindre descente ! ;-p.

Moralité et conclusions en vrac, dans la traditionnelle liste à puces :
  • Une organisation toujours au top avec beaucoup de motards, voitures ouvreuses, patrouilleurs, ravitos corrects. Un vrai repas chaud à l'arrivée, et en option. Des produits du terroir à l'inscription, mieux qu'un Xième tee-shirt moche. Et le millier de photos à parcourir, c'est cadeau ! Que du bon, on vous dit !

  • Les-dits produits du terroir. Bon, on ne les voit pas bien, mais ils sont goûtus !
  • La boucle Rehaupal - Liezey - Gerardmer - Haut du Tôt - Le Tholy est vraiment agréable,
  • Monter des cols de 20/25min à 220W, c’est gâcher, à retenir ! On rajoutera 10% à la prochaine ! :-p
  • Les gels Decathlon Ultra 500 et 700, ça se digère super bien,
  • Sans se prendre la tête, remettre un peu de sérieux dans ma pratique, ça ne ferait pas de mal (coup d’œil sur le parcours, alimentation, check list des indispensables…)… …ou je vais finir comme le célèbre Dany Boy par oublier mes chaussures le jour J !

Oui, sans crème solaire, y'a dégât...
Le WE prochain sera un gros morceau pour les chacals : la branche crétino-VTTiste sera présente aux 24h des Crapauds (enfin !!), pendant que votre humble serviteur, ne pouvant les accompagner le samedi, se vengera le dimanche sur les 250km de la Guy Cividin (https://www.facebook.com/La-Guy-Cividin-430383370427529)

** Merci mon powerpod, explications ici : www.dcrainmaker.com/2016/03/powerpod-depth-review.html,


samedi 9 mai 2015

Route Verte 2015 : la revanche du pneu



Pendant que les chacals branche historique, (autoproclamée) crétine et VTTiste préparent ardemment le périple, la branche routarde (c'est à dire moi tout seul) a repris la compétition cette semaine, avec pour objectif d'arriver en bonne forme à l'étape du tour mi-juillet.

Ça s'est passé à la Route Verte, comme l'année dernière, sur la petite distance (110km, 1300 et quelques en D+). Pourquoi encore la Route Verte, me direz-vous, alors que je ne suis pas fan de rouler deux fois une même épreuve ? Excellente question, merci, j'y réponds de suite !
  • parce qu'elle est bien placée dans le calendrier pour faire un point forme à mi-printemps. Et un heureux événement ayant un peu déstructuré mon entraînement, c'est plutôt nécessaire (même si j'arrive quand même à 2500 km roulés VTT + route début mai),
  • parce qu'elle se déroule à 45 minute de la maison, autant dire que je joue à domicile,
  • parce que le parcours y est différent chaque année,
  • surtout, parce que l'an dernier, ça ne s'est pas vraiment déroulé comme prévu... Et il y a donc une revanche à prendre sur la route verte de la mégaloose 2014...
Où est Charlie ? (photo Jean Marie Toussaint)

Après, factuellement, un parcours vallonné sans être montagneux, ça s'adresse plus aux puncheurs musculeux qu'aux grimpeurs maigrichons, peu de risque d'y faire des étincelles.
Malgré tout, j'y ai plutôt pris du plaisir (Faudrait vraiment qu'un jour j'arrête d'utiliser systématiquement les listes à puces. Un jour.) :
(photo Jean Marie Toussaint)
  • ça a bien envoyé au global, 34,1km/h de moyenne pour les 106 km au chronométrage officiel, autant dire qu'on tenait bien les 40 à l'heure sur le plat. Jamais roulé un 100km aussi vite, faut dire aussi que je ne fais que de la montagne en compet,
  • suffisamment de petites difficultés pour s'amuser, avec un vrai beau mur à mi-parcours, et la même ascension finale que l'année dernière pour escalader les hauteurs d’Épinal,
Le mur d'Harol, pas long mais 19,2% au plus raide (photo Jean Marie Toussaint)
  • un temps idéal pour rouler, et une organisation parfaite : motos accompagnant les différents pelotons, repas copieux compris à l'arrivée, photographes sur le parcours (et accès gratuit aux photos, c'est tellement rare !),
  • finalement une forme correcte, bonnes jambes sur 90km, un peu plus rude sur la fin, mais rien d'inquiétant pour un début mai. D'ailleurs je termine à "seulement" 35 minutes du vainqueur...
Quelques regrets aussi:
  • le départ dans le dernier quart qui m'a coûté pas mal d'énergie pour remonter vers la tête en début de parcours,
  • le mauvais choix d'attendre un regroupement en haut du mur d'Harol, plutôt que d'essayer d'aller chercher les plus costauds devant. Je pense que j'aurais eu les jambes, et sur les 40 derniers kilomètres accrocher ces gars-là m'aurait fait gagner énormément,
  • le manque de jambes dans le final alors que le parcours me convenait mieux...
Mais la plus belle image de cette journée restera la vision de mon pneu avant parfaitement gonflé à l'arrivée : lui aura eu la revanche qu'il attendait depuis 1 an (en tout cas il aura vengé son ancêtre. Ou les ancêtres de sa chambre à air. Enfin bref) !


Nouveau protocole de récupération : chaussettes de compression et Lucie de décompression... On peut également noter l'apparition de l'élégant bronzage cycliste.

La trace (traversée neutralisée d'Epinal comprise) : https://www.strava.com/activities/300416515

jeudi 25 décembre 2014

A l'année prochaine !



L’année 2014 s’achève, l’occasion de revenir sur une belle saison de vélo :


  • 8000 km et 88 000 m de D+ (18 Monts Blancs dans l'unité de mesure du Hobbit ;-))
  •  4 belles cyclosportives :
    • L’Etape du Tour, 150 km, 3600 D+, en 7h05min, avec une belle place à l’arrivée pour mon petit niveau,
    • Les 3 Ballons Master, 218 km, 4300 D+, en 9h15min, l’épreuve où j’aurais pris le plus de plaisir sur le vélo,
    • La Vosgienne 160, 160km, 3250 D+, en 7h01min, la course de trop en septembre ;-)
    • La Petite Route Verte, 106 km, 1250 D+ en 3h49min, avec 3 crevaisons en début de saison.
  • Une super semaine de montagne avec le Hobbit :
    • Enduro « soft » dans des décors enchanteurs
    • Et l’ascension en duo du col du Petit Saint Bernard (qui d’ailleurs m’amène à 63 cols gravis dont 3 > 2000 m alt.)
  • Le parcours en intégralité de la Route des Crêtes dans les Vosges du Sud au Nord avec Dany
  • L’aventuredu rePoc, 120 km de VTT de Frouard à Volmerange via le GR5, avec une organisation et des copains chacals au top !

Reste maintenant à construire le programme 2015, autour du Périple (Volmerange – Dabo en VTT par les Chacals), de l’Etape du Tour Saint Jean de Maurienne – La Toussuire, et de la Charly Gaul au Luxembourg, en fin de saison (jamais faite et d’excellente réputation).

Bonnes fêtes de fin d’année à tous !!

jeudi 8 mai 2014

La Route Verte de la méga loose



Une des devises des chacals est " tous ensemble, même séparés " (ou quelque-chose d'approchant, Dubinou faut corriger si nécessaire). Bon, quand on parle route c'est quand même bien séparé, avec moi tout seul de mon côté.

Ceci dit, j'ai vécu une belle journée de la loose, mon psychiatre insiste pour que je poste dans le cadre de ma thérapie.

Pourtant, des journées de la loose, j'en ai déjà eu quelques-unes cette année :
* une belle rando VTT organisée avec 3 autres vaillants chacals, à laquelle je me suis pointé sans ma roue avant. Chacun sait que toute pièce sert sur un vélo, mais la roue avant, c'est un truc hyper important. Heureusement la route n'était pas trop longue, ce n'était qu'en Allemagne,
* la Marbichonne (une des plus grosses manifs VTT de Lorraine), ou l'erreur m'était interdite (puisque RDV inratable de Coupe Davis l'après-midi), et où j'ai constaté au milieu des bois que ma pompe ne fonctionnait plus.

En route, c'est habituellement plus tranquille. Une seule crevaison sur toute l'année dernière (après l'arrivée des Ballons Vosgiens, donc sans conséquence), pas de chute...

C'est donc confiant que je me suis présenté ce matin au départ de la Route Verte, 1ère cyclosportive de mon programme de préparation pour l'Etape du Tour 2014 (http://www.letapedutour.com/ET1/fr/le-parcours.html), avant les 3 Ballons début juin, et les Chanoinesses (qui reprennent en partie l'itinéraire de l'étape du tour vosgienne avec l'arrivée à la Planche des Belles Filles).

Arrivé dans les temps, maillot des chacals sur le dos, pas de pluie, tout commence bien.
Même très bien puisqu'après 20km à 38km/h (including la traversée d'Epinal, c'est dire que ça roulait bien, le segment au passage), je vois toujours la voiture ouvreuse, dans les premiers rangs du premier groupe. J'avais quelques doutes sur l'efficacité du combo gastro / WE à Londres sur la semaine dernière, mais c'est pas mal comme préparation.

Bref, bonnes jambes, bonnes sensations.


Et là, patatra. C'est le cas de le dire, grosse chute à l'avant. Rien de grave heureusement mais ça s'empile fort, un type a l'arcade ouverte (il se remettra bien d'après l'organisation), on zigzague comme on peut, on ré-accélère fort pour revenir sur l'avant, et à la jonction, sensation flou dans le train arrière (plus bas, au niveau de la roue), crevé. Une cochonnerie dans les caniveaux sans doute.



Débute alors la 1/2 heure de la loose.
(1) La 1ère chambre remontée et gonflée avec une cartouche de CO2 s'avère percée.
(2) La cartouche de CO2 en question est ma seule cartouche de CO2.
(3) Il ne me reste donc que ma mini-pompe que tu te démontes le bras pendant 20 minutes pour péniblement gonfler à 5 bars et avoir le bonheur d'être scotché sur le bitume pendant le restant de la course.
(4) le reste de la course dure en fait seulement 2 km avant une seconde crevaison.
(5) retour au 3 avec un énervement assez oppressant qui monte.

Heureusement que la 3ème chambre est la bonne, parce qu'en course, personne ne s'arrête pour te filer le moindre coup de main...

Pendant ce temps, les gars qui me doublent ressemblent d'abord de moins en moins à des coursiers, puis de moins en moins à des sportifs. Ça fleure vaiment bon les tréfonds du classement. Et avant d'attaquer les "grosses" difficultés, il reste une cinquantaine de kilomètres juste vallonnées qui ne vont pas être rigolo isolé dans le vent.

Hésitation... ...Mais un chacal n'abandonne jamais (en tout cas, pas pendant une épreuve ; avant il lui arrive parfois de se désister discrètement) ! Je repars donc en mode plus orienté randosport par la force des choses.


Aucun regret à avoir poursuivi :
* le parcours bien que relativement peu sélectif (et donc peu propice au mode solitaire) est vraiment sympa (cf. quelques photos), notamment le col de la Bisoire, pas connu mais avec quelques passages savoureux,


* je finis avec une vitesse honorable pour une cyclo de moyenne montagne bien venteuse,
* Et surtout le plateau repas est vraiment top pour un plateau repas !

La trace : http://app.strava.com/activities/138849949