samedi 11 décembre 2021

Odyssée 21 (jours 0 et 1) : Le Grand Départ, des pauses gourmandes et des histoires de portes-bagages

Le grand jour arrive enfin ! Après plusieurs mois de préparation et de doutes concernant la possibilité de faire cette Odyssée en cette période tumultueuse de pandémie, nous voilà tous réunis chez Faby la veille du départ. Tous ? Pas vraiment, car nos amis belges Benji et Sam ont décidé de nous rejoindre le lendemain uniquement, afin probablement de profiter d’une dernière nuit dans le confort de leur lit. Le départ étant prévu à 8h depuis chez Faby, et comme ils viennent d’assez loin (genre 2h de là), il est convenu qu’ils nous rejoignent chez Mathieu, où nous prendrons le petit déjeuner, en théorie vers 9h.

D’ici là, c’est le moment pour le reste des Totalistes (donc Faby, Cyrille, David, Francky et moi) d’ingurgiter autant de boisson que de remords en pensant au prix à payer le lendemain, tout en célébrant le fait de se retrouver pour cette grande aventure. 

Nous sommes arrivés au compte-goutte : Cyrille d’abord, venant depuis Bourg-en-Bresse en train, Francky ensuite , également en train évidemment (les deux auront voyagé une bonne partie de la journée), Zouzou, Martin et moi en voiture, et enfin un peu plus tard Virginie et David. En ajoutant les locaux Nanou, Camomille et Roro, ça fait une belle petite troupe pour festoyer.

Ca s'ambiance sur la terrasse

De l'autre côté histoire de voir tout le monde

Le schwenk

Le repas bien (trop?) arrosé et bien viandeux

Comme dit plus haut, on essaie tant que possible de ne pas trop boire, histoire d’éviter de passer une mauvaise nuit et d’avoir la gueule de bois le lendemain. Par contre, on ne se restreint pas sur les saucisses et la viande, et Faby comme moi en engloutissons beaucoup trop. Du coup, et comme d’habitude, nous passons une très mauvaise nuit pré-odyssée, la bouche trop sèche nous incitant à beaucoup boire, l’eau ingurgitée nous amenant à aller aux toilettes, dans un cycle perpétuel infini (et donc plénoasmatique).

Le lendemain au réveil, nous ne sommes donc pas très très frais. Comme pour chaque départ de ce type, chacun se prépare plus ou moins dans son coin, cherchant ses affaires, demandant à l’un ou l’autre un coup de main pour monter son sac, serrer son porte-bagage, etc...

Hé copains, tu fais comment déjà, toi qui le fais si bien ?

Francky se méfie-t-il des intentions de Cyrille ?

J'installe mon excédent de bagages

Bien installé le porte-bagage, c'est important ça

On règle le GPS

Bon bin ça commence à être prêt tout ça

Michel et Eléonore nous rejoignent. Michel va rouler avec nous au moins ce matin, et peut-être toute la journée. Nathalie a acheté des croissants et nous procédons à la typique collation d’avant périple : les accompagnants sont assis, mangent un croissant avec un café en discutant tranquillement, et les rouleurs tourbillonnent, buvant quelques gorgées de café entre deux voyages pour regrouper leurs affaires. De mon côté, le ventre encore plein de la veille et un peu l’estomac noué, je suis incapable de manger quoique ce soit. Il s’avère que j’ai décidé d’emmener Martin sur mon vélo (j’ai une petite selle qui s’accroche sur le cadre) pour la première heure, et bien que le chemin soit tout tranquille, cette décision me stresse un peu.

On finit par tous être prêts... enfin presque tous. L’ensemble des rouleurs est aligné sur le trottoir devant chez Fab, prêts pour la photo officielle... sauf Faby. Ce dernier arbore sa plus belle tête de Fab le noir. Il semble en galère avec son sac à dos... et constate qu’il a mal fermé sa poche à eau. Celle-ci s’est donc fait un malin à plaisir à se vider dans ledit sac, mouillant ainsi l’ensemble des affaires contenues, dont le portefeuille. Fab, ça le fait pas délirer du tout. Nous... bin on se retient de trop rigoler. Déjà que la poche à eau qu’il avait préparé pour Camille était percée, le forçant à se rebattre sur des gourdes, il semblerait que ça ne soit pas une journée à Camelbak pour notre libertin suave.

 

Tout le monde sont prêts ???

Ah bah non...

Fab finit par éponger son sac, donner ses papiers à son frangin, et finalement nous rejoindre pour le départ.

Enfin le grand départ !

Nous démarrons donc à 8h30, avec la demie-heure de retard plus ou moins prévue au programme. Les participants à ce grand départ sont donc :

  •          5 Totalistes (Fab, Cyrille, David, Francky et moi)
  •          Michel
  •          Camille
  •          Martin en VAH (Vélo à Assistance Hobbitienne)

Le parcours démarre par la rampe de 13% juste à côté de chez Fab. Je vous rassure, on la prend en descente, donc rien de bien méchant pour démarrer, au contraire. Martin et moi fermons la marche, ce qui nous permet de voir Francky qui semble avoir un souci et se met sur le trottoir à peine en bas de la rampe. Nous n’avons pas parcouru 500 mètres que nous avons déjà le premier ennui mécanique de l’Odyssée : le porte-bagage de Francky est cassé, mais du genre cassé non réparable. Ça, c’est le coup dur. Pas parce qu’on ne peut pas le gérer : on est au point de départ, on a du monde à proximité pour dépanner, aller acheter du matos de secours, donc on va pouvoir gérer. Non, c’est le coup dur car c'est le porte-bagage sur lequel Francky avait attaché son saucisson de sac durant le Périple et l’Épopée, bref, une relique sacrée. Francky l’avait tuné, y ajoutant une magnifique planche en bois, transformant ainsi le tout en une formidable planche à découper. Le setting était parfait !

On voit un peu la planche... et beaucoup la torsion non voulue

Est-ce cette planche qui a trop alourdi l’appareillage ? Est-ce le poids des années sans utilisation ? Est-ce du sabotage ? Nous ignorons de le savoir. Mais ce que nous n’ignorons pas de le savoir, c’est qu’il faut trouver une solution. Appelée à la rescousse par Faby, Nathalie arrive en voiture. Pendant ce temps, Francky a vidé une partie de son sac à dos dans son sac saucisson qui est pourvu de poignées suffisamment grandes pour se muter en sac à dos, et il l’endosse. Ce n’est pas très confortable, mais ça marchera dans un premier temps. Nathalie embarque le reste et file au décathlon. Depuis le magasin, elle appellera Francky pour convenir de ce qu’elle achète, et elle lui amènera à midi au resto.

Mais c'est que ça les fait délirer ces deux là !!!

Et après il fait genre il est deg !

Transfert de matos

On redémarre donc, avec un porte bagage en moins, et une ombre en plus sur le visage de notre Francky naturellement un peu soucieux. On démarre par de la route pour ensuite rejoindre la voie verte (Charles le Téméraire) qui longe la Moselle. Mon Martin, très sage et silencieux jusqu’alors commence à chouiner. Il a froid. Il faut dire qu’il ne fait pas si chaud que cela, et qu’il est très légèrement vêtu. Heureusement, sa maman a pensé à me filer des vêtements en plus pour lui. On doit donc s’arrêter pour une pause changement. Encore quelques minutes qui défilent.

En mode papa-poule

En mode papa-pépouze

En mode papy... euh non, rien

La suite du trajet jusque chez Mathieu est tranquille. On reste sur la Charles le Téméraire jusque Cattenom. Martin râlera même un peu parce que ce n’est pas assez engagé à son gout. Il préférerait retourner faire du trampoline ou jouer aux sabres laser avec Camille et Romane. Il s’est couché un peu tard la veille, et forcément il est moins patient. Heureusement qu’il y aura quelques ponts sur la route pour rendre le parcours plus ludique. Ça le remotive. Mais du coup, je pédale assez vite, car j’ai peur qu’il ne se lasse de trop.

On arrive chez Mathieu et Caro aux alentours de 9h40. Ils ont installé une table dans la rue, façon brocante, mais en bien plus attrayant car au lieux de vieux bibelots poussiéreux, la table est remplie de victuailles. Nos amis belges sont là, depuis un moment d’ailleurs, car évidemment, entre le départ retardé, le porte-bagage pété et Martin à changer, on a bouffé un peu l’horloge. Mais tout le monde est de bonne humeur, et on prend un délicieux petit déjeuner dans une ambiance fête des voisins bien sympa. Francky gère avec Nathalie par téléphone la suite des opérations concernant ses bagages. Il part sur l’option « énorme sac à dos de rando dans lequel il rangera tout son bardât », façon bidasse ! Sachant que c’est le copain d’armée de Faby, d’une certaine manière, ça boucle la boucle.

Arrivée au ravito

A l'attaque !

Ca fait vraiment fête des voisins...

...mais en plus stylé avec des beaux maillots

On profite tous ensemble jusqu’aux alentours de 10h30, heure limite que j’avais fixée dans la roadmap. Et oui, j’avais anticipé qu’il pourrait y avoir quelques péripéties (l’expérience de l’Épopée) et donc j’avais une roadmap laissant de la place aux impondérables. Nous sommes à présent 11 à rouler, car Benji et Sam nous ont rejoint et ainsi les Totalistes sont au complet, mais en plus Mathieu et Diane, sa fille, viennent jusque Volme avec nous. Martin par contre a retrouvé sa maman, et moi un vélo un poil plus léger. Il nous reste 2h30 avant le resto (les matheux auront deviné qu’on a réservé pour 13h), on n’a pas trop à parcourir, et j’ai des échappatoires : je suis confiant.

Par contre, parce qu’il faut quand même de l’aventure, j’ai changé la trace il y a peu de temps. En effet, lorsque j’ai fait un repérage, j’ai constaté que le chemin prévu pour aller de Cattenom à Volmerange n’était pas très gai, voire un peu dangereux. J’ai donc décidé de le retravailler sur plan, quitte à prendre le risque d’avoir des surprises, qui évidemment se produiront.

Nous quittons la route dès que possible pour prendre des grandes voies dans les bois. C’est parfait, facile à rouler, de la place pour se mettre côte à côte et discuter. Mais à un moment donné, la voie devient plus étroite, et le chemin qui doit tourner à droite disparait tout simplement, nous contraignant à tourner à gauche. On doit d’abord faire un peu de portage au-dessus de branchage, puis longer des champs dans de l’herbe. On se demande alors si on n’est pas parti sur un plan galère, mais très vite on rejoint la route qui mène à Zoufftgen et on est rassurés.

Début de groupe

Fin de groupe

Premier (petit) portage

Comme on est dans les temps, que tout le monde a l’air en forme et motivé (Diane et Camille roulent comme des cheffes), je décide de prendre le chemin prévu qui monte tout droit dans la pente pour nous amener jusqu’au point de départ des parapentes où on a un super point de vue. Je sais qu’à un moment on devra pousser un peu les vélos car la pente sera un peu raide, mais c’est une histoire de 10m, et ça vaut le coup pour la symbolique. En effet, on serait alors en haut de la Bitchy, une pente mythique dans l’histoire des chacals, et j’aime ce genre de clins d’oeil.

La pente est en effet assez raide, mais plutôt praticable. Camille arrive même à tout monter sur le vélo (mais en fait, ça ne me surprend pas, on ne l’appelle pas la Ponette pour rien !). Diane doit marcher un peu, mais franchement elle gère !

Par contre, une fois passé le portage de 10m, je découvre avec effroi que le petit chemin qui était absolument génial avant (pour descendre) a été déboisé et est à présent couvert de broussailles et de ronces. Nous voilà contraints de pousser les vélos pendant 50-100 m, en montée, sous le cagnard, avec la broussaille qui nous lacère les jambes. Ce n’est pas le chemin bucolique promis. Tout le monde arrive néanmoins à bon port, plus ou moins satisfait de l’expérience, mais tout le monde retrouve le sourire en profitant de la magnifique vue sur la vallée de Cattenom et des cheminées de Mathieu. On prend une jolie photo souvenir, et très vite je faire remonter tout le monde en selle. Il est presque 13h.

Tout le groupe vu de loin

Tout le monde entassé en selfie

On dévale rapidement la Bitchy pour se retrouver dans Volmerange, et c’est avec moins de 5 minutes de retard que nous arrivons au resto. Marie, Marie-Jeanne, Caro et Augustin sont déjà là, ainsi que Tim qui nous a rejoints pour finir la journée avec nous. Il a été au préalable chercher les clés du logement, ce qui nous permet d’être serins sur notre heure d’arrivée le soir. Un bon gars, ce Tim ! Eléonore, Lise et Martin arrivent aussi, portant notre nombre à 19.

La terrasse nous est quasiment réservée, il fait beau, on s’installe et on commande des bières.

A la santé de tous et bon anniversaire Zouzou !

1 table

2 tables

3 tables, le compte y est

L’ambiance du repas est évidemment excellente. On est répartis sur 3 tables (COVID oblige) et évidemment on n’entend que nous. Nos rires doivent raisonner dans tout le village. Nathalie nous rejoint pour apporter le sac de Francky, et accessoirement prendre un café avec nous. Francky transfère tout dans son énorme sac à dos, qui lui donnera un air de parachutiste. Il essaie de bien le régler pour que le poids soit bien réparti entre les épaules et les hanches.

Au moment du dessert, Lise fait chanter bon anniversaire à tout le monde, à la fois en l’honneur de Francky, mais également pour fêter le sien qui a eu lieu peu de temps avant. Elle en profite pour inviter tout le monde, vu qu’elle n’a pas pu faire de fête. Et ouais, elle est comme ça la Zou.

Il est 15h30 quand on repart, alors que j’avais prévu 14h30. Mais pour le coup, ce n’est pas un souci car on a les clés, et du coup on n’est pas trop contraints par l’heure (sauf celle qu’on veut s’imposer pour pouvoir souffler et profiter de nos logements du jour qui sont bien sympas). Mon petit Martin me fait un gros gros calin, et pleure un petit peu, car je crois qu’il comprend que l’aventure continue sans lui. Comme prévu, Diane, Camille et Mathieu s’arrêtent là, et Michel décide également de ne pas continuer. Il n’a pas assez d’entrainement, et il préfère s’en tenir là. Il reste donc les 7 Totalistes, plus Tim (qui rappelons au passage avait reçu son ticket d’invitation pour être le 8ème... mais a décliné… un bon gars, mais pas encore prêt à être un Totaliste apparemment).

 

Le gros calin à son Martin

Une dernière photo du groupe de festoyeurs

Cet aprem, c’est du vrai VTT qui nous attend. On est sur mon terrain de jeu, et j’ai prévu un parcours qui passe par plusieurs endroits emblématiques : le single cross, la first lady, le godillard, la descente de Jean-Yves (qui porte son nom alors qu’il ne l’a jamais faite), puis on sort de la Comté et on se dirige vers Esch en empruntant des traces VTT balisées bien sympa que nous connaissons bien désormais. Les montées sont assez costaud et un peu techniques, et les descentes ne sont pas trop difficiles, mais funs et dans le flow. L’objectif était de proposer du vrai VTT, pas trop compliqué, mais sympa afin que tout le monde s’amuse bien et je pense que l’objectif a été atteint.

Photo sur les hauteurs de Tétange

Tout au long de l’aprem, on demande à Francky si tout va bien avec son gros sac à dos, et celui-ci nous assure que tout est ok. J’ai même l’impression qu’il préfère être dans cette configuration plutôt qu’avec le porte-bagage. Au moins, il aura l’avantage que ce sera moins pénible pour lui quand il faudra pousser le vélo... mais bon, ça ça n’arrivera pas, n’est-ce pas ?

On est ravis qu’il n’y ait pas d’autres soucis dans l’après-midi : pas de chute, pas de problème. Benji a du 2-3 fois bricoler son porte-bagage également, mais c’est plus de l’ordre du réglage qu’autre chose. Décidemment, Benji et les porte-bagages c’est quelque chose. Si vous ne comprenez pas cette dernière phrase, je vous invite à aller lire le compte-rendu de notre grande aventure précédente, L’Epopée.

Un p'tit coup de tournevis par ci

Un p'tit tirage de sangle par là

On ressert un peu le machin, là

Quand on arrive à la fin de l’étape, on est tous bien fatigués, et on est très contents quand on arrive aux logements. On a passé une super journée, il fait beau et nos logements sont tout bonnement magnifiques. Il s’agit de maisons en bois juchées sur pilotis dans la forêt, au sein du parc animalier de Esch. C’est un miracle qu’il y ait eu des dispos ce jour-là et on en est ravis.

On est en train de se demander où on va manger quand Cyrille constate que la vis qui tient son porte-bagage est cassée. Son système repose sur une grosse vis qui le traverse de part en part, et celle-ci étant cassée (et accessoirement coincée), le porte bagage est tout disloqué. On s’interroge sur ce qu’on peut faire. Cyrille va demander au camping à coté, mais ils n’ont rien. L’accueil de nos logements est fermé. Au mieux on pourrait avoir de l’aide demain matin. Je pense alors que j’ai peut-être ce qu’il nous faut à la maison. Du coup, Tim retourne chez lui très vite à vélo le temps que l’on se douche. Il vient ensuite en voiture nous rechercher, Cyrille et moi, afin qu’on passe à la maison faire le nécessaire.

Arrivés dans ma cave (que Lise a ouverte discrètement afin que je ne croise pas Martin, je ne suis pas prêt à revivre une déchirante séparation), on trouve deux vis assez longues, qui servaient avant à tenir une cuvette de WC (je forcerai d’ailleurs Cyrille à mettre au bout l’écrou en plastique pour un côté esthétique incomparable), on arrive à sortir l’autre vis avec un chasse goupille et on répare le porte-bagage. Soulagement chez Cyrille, et chez nous tous en fait.

En repartant, on repasse par une station-service où on achète des chips et de la bière, et on retrouve nos compagnons au camping à côté des logements, qui ont déjà une petite pression et des assiettes de frites d’avance sur nous. On en boit une avec eux en commandant les pizzas, et Cyrille la savoure particulièrement, car c’est toujours meilleur après un petit coup de stress.

Les bienheureux prenant de l'avance

Des frites... mais pas d'américain

On mange nos pizzas sur le balcon d’une de nos habitations, en sirotant nos bières encore fraiches, en papotant joyeusement et en profitant pleinement d’être là.

Il fait encore jour à la première bière...
 
...mais il fait nuit pour les pizzas

Vers 23h30, tout le monde va se coucher, bien-sûr après avoir tartiné ses fesses de crème. Exceptionnellement, Fab m’abandonne pour dormir avec son frère, ce qui sera l’occasion d’une magnifique photo façon brokeback mountain. De mon côté, j’enregistre sur dictaphone mes notes pour la journée afin d’écrire ce petit compte-rendu, et je me couche le sourire aux lèvres, repensant à ce qu’on a déjà vécu.

Franchement s'ils n'étaient pas frères, y'aurait doute

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Le profil de la trace prévue

Le profil du trajet effectif

mardi 8 décembre 2020

L'Odyssée 21

Trois ans et demis ont passés depuis la dernière grande aventure itinérante de Chacals Verts. 

En 2015, il y avait eu le Périple, articulé autour de notre camarade Faby qui fêtait alors ses 40 ans. Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle ou pour ceux qui veulent se remémorer cette belle aventure, ça se passe ici : http://lepoc.blogspot.lu/2015/06/le-periple-jour-1.html

En 2017, on a remis le couvert, sans motif d’anniversaire particulier, mais permettant au Hobbit de faire son Epopée depuis la maison de son enfance jusque sa Comté. Le compte-rendu de cette belle semaine démarre ici : https://lepoc.blogspot.com/2017/07/lepopee-jour-0-la-veille-du-jour-j-qui.html

En 2019, on se disait qu’il serait temps d’en refaire une et on avait pensé à 2020. Mais comme on pensait la faire finir chez Francky, ce dernier nous a demandé d’attendre un an de plus pour la faire coïncider avec son semi-siècle d’existence. Il a eu le nez fin, car franchement, ce n’était pas le bon plan d’organiser quoi que ce soit en 2020. Bon, on n’est pas encore sorti de la mouise avec le COVID, mais on va tâcher d’être optimiste ! 

Donc, je vous l’annonce haut et fort, la prochaine aventure péripléenne des Chacals Verts aura lieu en 2021 et se nommera l’Odyssée (l’Odyssée 21 plus exactement). Comme vous l’aurez deviné, notre star de l’événement sera notre Picard à nous, le beau, tendre et ténébreux Francky, chez qui se fera l’arrivée.

La semaine choisie est la même que pour le Périple et l’Epopée : la semaine après le 23 juin, autrement dit du 26 juin au 3 juillet. Plusieurs bonnes raisons pour cela : 
  • On n’est pas encore en période de vacances
  • Les jours sont parmi les plus longs de l’année
  • Les statistiques météo sont les plus favorables pour la période... euh on me dit dans l’oreillette que pour l’Epopée c’était clairement pas ça puisqu’il y a eu canicules les semaines d’avant et d’après, et du brin pendant, mais bon, y’en a qui aiment pas le chaud de toute façon, donc c’était mieux pour eux
  • Il n’y a pas d’épreuves de bac à ce moment-là (si le bac existe toujours d’ici là) 
  • Ça fait anniversaire de Périple et d’Epopée
Comme je disais avant, l’idée c’est d’arriver chez Francky, en Picardie. Et comme Francky est devenu chacal vert parce qu’initialement c’était le copain de Faby, c’est tout naturellement qu’on a mis le départ chez Faby. 
Je pensais au début refaire un gros passage par la Belgique, du fait entre autres qu’on avait quand même était super bien accueilli lors de l’Epopée, et pour le plaisir de traverser à la fois les Ardennes belges et françaises, mais finalement je me suis ravisé.
  • D’abord parce que les étapes d’Ardennes du coup étaient beaucoup trop méchantes.
  • Également parce qu’en ces périodes où les frontières ont de fâcheuses tendances à se fermer ou les couvre-feux à s’instaurer, on va peut-être rester dans nos verts pâturages Frââânçais (n’en déplaise aux belges de l’équipe). 
Toutefois, nous ferons des incursions dans nos pays voisins, rassurez-vous, avec un passage au Lux et une petite incursion en Gaume. 

Voici ci-dessous la Trace que j’ai préparée (mais bien-sûr qu’elle est déjà prête, vous croyez quoi vous ?).
Les plus observateurs auront tout de suite repéré les éléments clés.
  • Distance totale : plus de 437 km (quasi comme l’Épopée avec un prévisionnel de 460 et, pour rappel, le Périple c’était 335 bornes)
  • Dénivelé total : plus de 5829 m de D+ (Épopée : prévisionnel 5144 m, Périple : 4264) 
Vous aurez vite compris qu’on part sur un schéma plus proche de l’Epopée que du Périple (avec toutefois plus de D+ théorique), et c’est donc bien sur 7 jours qu’on compte étaler cette nouvelle aventure. 

Petite variation toutefois : pour l’Epopée, nous avions roulé du dimanche au samedi. L’idée cette fois est de rouler du samedi au vendredi. 

Concernant le déroulement de l’Odyssée, on repart sur les mêmes bases qui ont bien marché sur le Périple et l’Epopée, avec quelques adaptations liées à notre expérience. 

Concernant la Trace 

Au départ du Périple, la règle concernant la Trace était la suivante
  • On suit la Trace, quelques soient les pressions extérieures
  • Si on ne suit pas la Trace, c’est parce que le Hobbit en a décidé ainsi
  • De toute façon, on suivra la Trace 
Et c’est plutôt ce qu’on avait fait. Pour l’Epopée, on était partie sur la même approche, mais finalement on avait constaté que quelques aménagements peuvent être salvateurs (voir http://lepoc.blogspot.com/2017/07/epopee-jour-3-part-1-la-galere-samuse.html, http://lepoc.blogspot.com/2017/08/epopee-jour-3-part-2-coule-coule-la.html pour bien comprendre de quoi je parle). 

Du coup, pour l’Odyssée, on va dire qu’on part sur les 3 principes de bases, mais que bon, si jamais ça ne sent pas bon, on s’interdira pas de prendre une ou deux variantes. 

Concernant les repas 
  • Celui du matin sera pris sur le lieu d’hébergement
  • Dans la mesure du possible, ce sera aussi le cas de celui du soir (ou à proximité)
  • Celui du midi sera pris à l’arrache sur le trajet, au bonheur de trouver une auberge ou autre bouiboui.
  • Les chacals ne refusant jamais un sandwich qui leur serait offert en début de journée, si jamais l’occasion se présente, on en chope un qui peut nous sauver si on ne trouve rien, ou servir de goûter. Mais bon, c’est seulement si le dit sandwich se jette sous nos roues 
Concernant les hébergement
  • Comme dit plus haut, on essaiera de trouver des hébergements où on pourrait avoir le repas du soir et du matin, histoire de ne pas trop devoir se déplacer une fois arrivés
  • Si jamais cela n’est pas faisable, on essaiera de trouver des hébergements proches de points de restauration
  • Si ce n’est pas faisable, on essaiera de trouver proche d’une supérette
  • Sinon Cyrille nous fera du pain avec des céréales chipées dans un champ ou Benji fera chien truffier à la recherche de Quinoa sauvage 

Bon, maintenant que je vous ai fait l’article, il est temps pour moi de vous faire PEUR. Parce que l’Odyssée 21, ça donne envie, ça fait rêver, mais l’Odyssée 21, c’est un truc à ne pas prendre à la légère. Alors voici les 4 bonnes raisons, avec des rimes en « on », pour NE PAS faire l’Odyssée 21 (oui, je reprends les mêmes rimes pourries que pour l’Epopée, mais ça avait marqué les esprits à l’époque, donc je conserve... et je rajoute même une raison au passage). 

Raison n°1 : parce que l’Odyssée, c’est pas du bidon 

Celle-là, vous l’avez tous en tête normalement. Rouler 7 jours d’affilée, avec des étapes de plus de 60 bornes chaque jour, avec un D+ oscillant chaque jour entre 800 et 1000m, c’est sérieux. C’est bien simple, si vous n’avez jamais fait plus de 50 bornes d’affilée sur votre vélo, passez votre chemin. Parce que là, c’est plus que 50 bornes, en VTT (donc conditions balèzes), avec beaucoup de montées, chaque jour pendant 1 semaine complète ! Pour être très clair : relisez les articles parlant du Périple et de l’Epopée, surtout de l’Epopée en fait (relisez bien le 3ème jour) parce que là on a eu des vraies galères, et regardez le niveau de confiance qu’on affichait à l’époque. Nous étions très bien entrainés, et on n’était pas sûrs de pouvoir le faire. Donc quelqu’un qui se présente la fleur au fusil à l’Odyssée 21 ne pourra pas aller au bout, ou alors en pénalisant tout le groupe. Une grande volonté ne fera pas tout : si aux alentours de janvier/février vous n’êtes pas en mesure de tenir plus de 3 ou 4 h sur un vélo, ça ne passera pas. 
Par ailleurs, on ne maitrise pas la météo. Peut-être qu’on va se taper 7 jours de pluie. Il en faut de la motivation pour remonter sur le vélo quand il pleut des cordes et qu’on est fatigué. Et plus le terrain est mouillé, plus c’est fatigant ! Demandez à deux de nos totalistes ce qu’ils ont pensé de l’étape sous la pluie en arrivant à Houyet. L’un disait « c’est pas vacances !!! » et il avait raison : on n’est pas au bord de la plage à boire des cocktails avec un petit parasol dedans. L’autre, quant à lui, pensait déjà à se réfugier dans le premier train qui passe, peu importe la destination. Je vous rassure, les 2 là ont resigné pour faire la totale sur l’Odyssée, mais ce n’est pas négligeable de se rendre compte que des Totalistes peuvent être au bord de la rupture. 
Si vous voulez faire l’Odyssée, il n’y a pas 36 possibilités : se sortir les doigts et s’entrainer dur ! C’est une des raisons pour lesquelles on vous informe si tôt. 

Raison n°2 : parce que pour l’Odyssée, faut quelque chose sous le guidon 

Il est indispensable d’avoir un vélo en ordre pour participer à l’Odyssée 21. Je ne parle pas ici d’avoir un vélo de compét’, je parle d’avoir un engin entretenu, avec une chaine en bonne état, des vitesses qui passent bien, des chambres à air et pneus pas trop usés ou poreux, des freins, etc... Bref, un vélo qui puisse tenir les 500 bornes. En effet, si les organismes souffrent, les machines aussi. On fait du VTT, donc on passe par des chemins cabossés, ça bouge, ça vibre, ça chahute... Je vous invite à relire à nouveau l’Epopée : les Totalistes avaient tous des machines bien entretenues et on a eu pas mal de casse. Imaginez avec un vélo en mauvais état... 

Évidemment, ce vélo doit être un VTT. La plupart du trajet est dessiné sur plan, mais la première étape passe par des sentiers que l’on connait bien, et je vous garantis que vous n’allez pas par là en vélo de ville ou en vélo de route. J’en imagine qui pourraient me proposer un VTC, ou encore le très à la mode Gravel. Franchement, ça pourrait passer, mais vous allez faire du mal à votre corps, et si le vélo tient le coup, le cycliste ne fera pas les 7 jours. 

Par ailleurs, si vous comptiez sur les progrès de la technologie pour vous aider à affronter l’épreuve (je parle ici de vélo électrique) oubliez à tout jamais. On en a discuté avec les Totalistes, et l’expérience que nous avons vécue lors de notre stage de 2 jours en élec ne laisse pas de place au doute :
  • Une batterie ne tiendra pas la journée complète. Même en rechargeant à midi lors de notre pause repas (si vous arrivez à l’économiser jusque-là), vous n’aurez pas le temps de lui mettre une full charge, et il est peu probable que vous puissiez arriver à bon port sans devoir pédaler sans assistance. Et là, je vous souhaite juste bon courage.
  • Un vélo élec, c’est lourd. Avec les bagages en plus, faut compter un bazar à 30 kilos. Et dans les passages où il faudra pousser ou porter, car il y en aura, il ne faut pas se leurrer, ça ne va juste pas être possible 
Raison n°3 : parce que l’Odyssée, ça fait mal aux jambes et au fion 

J’ai déjà abordé la partie sportive dans le numéro 1, mais ici on s’adresse aux plus douillets. Se lever le matin avec l’impression que les jambes sont en bois et ne tourneront jamais, ça commence en général dès le 3ème jour. Sur 5 c’était déjà pas mal, sur 7 c’est encore plus ultime. 
Mais je ne vous raconte même pas les messages qui vous seront envoyés par votre arrière-train ! Fab-la-Fistule peut vous en faire le témoignage : même des gars habitués à la selle comme nous, tartinés de Cetavlon, on a eu mal au derche. Là encore, le mieux c’est l’entrainement pour s’habituer. Il faut aussi bien choisir sa selle et ses vêtements (no slip sous le cucul !!!) 

Raison n°4 : parce que l’Odyssée, ça coûte des congés et du pognon 

Pour participer à l’Épopée, il va falloir dépenser sans compter. Bon, j’exagère, sauf en termes d’effort. Mais à d’autres niveaux aussi. Déjà, il faudra poser des congés : 1 semaine complète. Oui, c’est un investissement conséquent. 
Par ailleurs, il y a des frais lors d’une telle aventure :
  • Comme abordé plus haut, il faut un vélo en état et les pièces minimales de rechanges en cas de pépin (chambre à air, maillons de chaines, cable de frein/dérailleur)
  • L’équipement nécessaire pour une autonomie complète ou presque : porte-bagage compatible VTT, sac étanche, K-Way, lumière en cas d’arrivée tardive (ça devrait aller car rappelez-vous, ce sont les jours les plus longs de l’année, mais on a failli les sortir lors de l’Epopée)
  • Je ne saurais que trop vous encourager à acheter au moins 1 cuissard avec une peau de qualité. Votre postérieur vous en sera reconnaissant
  •  Les logements : on va essayer de trouver pas trop cher, mais surtout on va prendre ce qu’il y aura qui respectera les critères cités plus haut dans ce texte
  • La nourriture : je suppose que vous auriez mangé de toute façon, mais c’est sûr que même une petite brasserie c’est toujours plus cher qu’un repas fait maison. Et ça, c’est sans compter la bière (et le picon)
  • On a estimé qu’il fallait compter un budget d’environ 700€ pour les hébergements, la nourriture et les ch’tis canons en route. Ouais, quand même... 
Voilà, j’espère avoir fait peur à ceux qui n’avaient pas bien saisi de quoi on parlait. Il s’agit certes d’un énorme moment de camaraderie, une des plus belles expériences que j’ai pu vivre avec des potes, mais surtout d’un vrai challenge physique et mental. Je sais que ça sonne contre-pub ce message, que vous vous attendiez de ma part à uniquement de l’enthousiasme et de l’encouragement, mais je ne voudrais pas que quelqu’un s’engage, se gâche une semaine parce qu’il n’est pas prêt, et par la même occasion gâche la semaine des autres.

Comme pour le Périple et l’Epopée, les aménagements sont possibles. Il est certain que rien ne vaut l’expérience d’être Totaliste (si vous n’aviez pas encore compris, ce terme regroupe les gens qui font l’aventure en entier), quelqu’un qui voudrait faire juste quelques étapes (Partialiste), ou une seule voir juste un morceau d’étape (Touriste) est le bienvenu. Toutefois, l’organisation étant déjà extrêmement complexe, veuillez noter que nous ne nous occuperons que des réservations pour les logements des Totalistes. 
Cela va déjà être un challenge assez compliqué de trouver des logements qui suivent la Trace, on ne peut pas faire à la carte et flexible. 

Aussi, nous vous demandons de vous prononcer AVANT le 31 janvier 2021 à 23h59 sur votre participation, et en quel cas sur quelle formule (Totaliste, Partialiste, Touriste). À vrai dire, il n’y a que la partie Totaliste qui est vraiment importante ici, car comme expliqué, nous nous limiterons à l’organisation de l’aventure pour ces derniers. Néanmoins, il est mieux pour les Partialistes de nous indiquer leurs intentions. En effet, s’il s’avère qu’un logement que nous comptons réserver puisse contenir à la fois Totalistes et Partialistes, ce serait bête de s’en priver. Je ne peux pas dès à présent vous indiquer les étapes exactes et leur difficulté. Pour vous faire une idée, prenez le planning général, découpez-le en tronçons de 65/70 km, et vous verrez un peu ce que ça donne. 

Enfin, histoire de finir de vous faire du mal, sachez que nous demanderons à chaque Totaliste de faire une virement de 300€ sur un compte qui vous sera communiqué par notre trésorier (oui, oui, le Fab) afin de confirmer votre venue. Non, ce n’est pas une blague. Le but est double : d’une part faire en sorte que lorsque vous vous engagez, vous le faites pour de vrai, et par ailleurs éviter que l’un d’entre nous soit obligé d’avancer toutes les sommes demandées comme acomptes pour les réservations. Nous compléterons ensuite chacun pour atteindre les 700 euros par personne estimés, et ce compte nous servira à tout régler en toute simplicité sur place. Notre trésorier redivisera le restant, s’il y en, par la suite, à moins qu’il ne se barre avec la caisse. 

Voilà, vous savez tout ! 

Donc, pour résumer, ce qu’on attend de vous, c’est de, avant le 31 janvier 2021, nous dire : 
  • Si vous participez à l’Odyssée 21
  • Si oui, en tant que Totaliste, Partialiste ou Touriste ?
  • Si Totaliste, de verser les 300€ sur le compte que vous indiquera Fabrice
  • Si Partialiste ou Touriste, nous indiquer à quelles étapes vous participerez 
Vous pourriez nous demander : « mais pourquoi avant le 31 janvier ? ». Parce que ça va être galère de trouver les logements, et donc plus on le sait en avance, plus on a de chances d’en trouver des dispos. 
Si on est nombreux, il faudra peut-être deux logements différents. De plus, le Périple nous avait montré qu’il était indispensable de s’assurer d’avoir de quoi se restaurer matin et soir à proximité immédiate de notre lieu d’hébergement. L’Epopée nous avait permis de confirmer cela. 
On vous laisse donc les 2 prochains mois pour réfléchir sereinement, et dès février on va s’atteler à trouver les logements. Lors de l’Epopée, j’avais finalement trouver des endroits parfaits (sauf pour Mons où Fab nous avait dégoté le pur plan :o) ), mais je ne peux pas compter sur le fait que ce sera pareil cette fois. Et plus on s’y prend tôt, plus on a de chance de trouver. 

Passé le délai du 31 janvier, toute personne souhaitant se joindre à l’Odyssée 21 pourra toujours le faire, mais devra s’occuper de toutes les démarches pour les réservations lui-même. Nous donnerons bien-sûr les coordonnées des endroits trouvés, mais ce sera à la charge du retardataire de se joindre au groupe. 

Il est évident que nous serons sans pitié avec quelqu’un qui s’inscrit et nous plante au dernier moment. Si vous dites : « je viens », on s’attend à ce que seul un événement majeur vous fasse changer d’avis. J’insiste, c’est un boulot monstre et chiant que de trouver les points de chute. Si on rejette des lieux parce qu’il manque une place, pour finalement apprendre que de toute façon on sera un de moins, c’est franchement pas cool. 

Voilà, je pense avoir fait le tour des formalités de lancement. Comme vous pouvez le voir, la réalité nous rattrape vite. Je suis sûr que vous étiez tous enthousiastes en lisant le début du message, et que la fin laisse un goût un peu amer. Vous me connaissez, je préfère dire les choses telles qu’elles sont. Cela va être un sacré boulot d’organiser tout cela, aussi j’encourage chacun à être franc avec nous et avec lui-même. Êtes-vous prêt à faire l’investissement nécessaire à une telle aventure ? 

Allez, je finis sur une note positive pour vous remettre du baume au cœur. Sachez que 100% des personnes ayant participé au Périple et à l’Epopée en sont revenues ravies. Qu’elles aient fait 1, 3, 5 ou 7 étapes, les avis étaient unanimes : c’était une super expérience, de celles qui marquent une vie et fondent les vraies amitiés.

jeudi 11 juillet 2019

Leon Genus, 7 mois sur asphalte et chemins...

7 mois tout pile après sa livraison, je prends quelques minutes pour un retour « test » longue durée de mon Genus.

Pour rappel, il s’agit d’un titane sur mesure, dont le cahier des charges visait à concevoir un vélo au large programme (cf. ce post) : à l’aise sur route, capable de suivre les copains du samedi matin à 40 à l’heure en peloton, ou de gérer une belle cyclosportive de montagne, mais également agile en gravel, pour dévaler chemins forestiers, ou singles pas trop cassants.

La bête m’a été livrée mi-décembre dernier, avec un premier contact répondant parfaitement aux attentes. Subjectivement, je la trouve magnifique dans sa version route et peut-être plus encore dans sa version gravel avec les gros tubeless Hutchison Overide en 38 mm. Le passage d’une configuration à l’autre est parfaitement conforme aux attentes et se fait en quelques minutes chrono : dévissage des axes traversants, remplacement de la paire de roues route > gravel ou gravel < route, les disques se positionnant parfaitement bien sans avoir à toucher au réglage des étriers de freins (j’ai les mêmes modèles de moyeux sur les 2 paires ce qui élimine tout problème à ce niveau, et de toute façon on trouve sur internet des systèmes de cales en centerlock ou 6 trous permettant de corriger un éventuel défaut d’alignement).
 
Config Gravel
Config Route

Bref, Noël avant l’heure, et même après l’heure puisque le 26 décembre, le premier col fait sur ma nouvelle monture a été celui de mon fémur, « à la Froome », m’occasionnant 6 semaines sans appui, 2 mois d’arrêt, et une démarche plus chaloupée encore aujourd’hui).

Néanmoins, 2019 a permis de bien rôder la machine, qui en est déjà sur l’année à 1250 km de gravel et 3350 km de route (dont 1250 de home trainer sur Zwift).


Alors qu’en retenir à ce stade :
  • Que le sur mesure a de la valeur : je n’ai jamais été aussi bien posé sur un vélo, et c’est d’autant plus remarquable qu’après mon long arrêt de ce début d’année, la reprise aurait pu être synonyme de douleur voire de blessure. David Robert et Cycles Leon ont fait du super boulot (hormis un montage un peu rapide, avec une chaîne mal installée et une chambre collée par du préventif dans un des pneus route, la rançon du succès sans doute…).
  • Que je suis humblement incapable de décrire l’impact du titane sur le vélo : tellement de paramètres ont évolué entre ma monture précédente et celle-ci (périphériques et roues notamment) que faire la part des choses m’est impossible.
  • Que le vélo à – presque – tout faire existe. Aucun souci à suivre en groupe, même à bon rythme. Toujours un ressenti de dynamisme en relance et en bosses. En longue distance, le confort est même remarquable (cf. les 250 km de la Guy Cividin de cette année, pourtant roulés par températures assez extrêmes, qui sont passés comme une lettre à la poste : https://www.strava.com/activities/2418272800). Et sur chemin, on passe partout, cadre et pneus tubeless gonflés à 2,5 bars font largement le travail. Quel plaisir de renouveler tous ses parcours d’entraînement en quittant le macadam dès qu’un sentier semble sympa, sans pour autant être scotché au bitume comme sur un VTT (sur le plat et le goudron, les vitesses moyennes constatées avec les gros boudins ou les petites sections sont étonnamment proches) !

Sympa de ne pas avoir à faire demi-tour à la fin du goudron !
Tant qu'on n'est pas dans du pierrier ou des %ages de fou, ça passe !

  • Et que le tubeless, c’est évidemment indispensable en gravel pour rouler à basse pression, mais également top en route : le passage aux GP 5000 TL de Continental il y a quelques jours a été une vraie amélioration du vélo (au passage, montage sans compresseur sur les jantes Duke RoadRunner, à la pompe à pied sans même démonter l’obus de la valve, fin de la séquence publicité).

Et si vous voulez en découvrir un peu plus sur l’univers du gravel, et l’essor du phénomène au-delà du marketing, quelques clics ici https://bike-cafe.fr/ ou là https://www.vojomag.com/dossier-gravel-bike-qui-es-tu-5-tests-toutes-saisons-pour-le-savoir/ vous en donneront un aperçu.

A bientôt pour la Charly Gaul ou les Ballons Vosgiens en septembre !

vendredi 7 septembre 2018

Lancement du projet vélo sur mesure, nom de code Léon !




Cela fait maintenant quelques années que je suis attiré par le look intemporel et la beauté des cadres en titane, leur customisation (tous les fabricants – ou presque – proposent du sur-mesure), et leur réputation de confort.
Mon intérêt a d’autant plus grandi qu’avec le temps, je me suis tourné de plus en plus vers la longue distance, et qu’une nouvelle marque est née en proximité de Metz, les Cycles Léon, et a immédiatement bénéficié de retours élogieux dans la presse spécialisée (Bike Café, Vélo de route, Vojomag).

Le passage à l’acte a été freiné par la qualité – pour moi ! – de mon Cannondale Synapse, parfaitement réglé en étude posturale par Cyclostory, et de quelques interrogations :
  • Freins à disques ou à patins ?
  • Mono plateau ou Compact ?
  • Groupe mécanique ou électrique ?

Autant de sujets sur lesquels j’avais le sentiment qu’attendre apporterait des réponses (stabilisation des standards en freins à disques, arrivée du 12 vitesses en route, fiabilisation des transmissions électriques, etc.). Et j'ai donc attendu...

Mais au début de l’été, j’ai passé quelques jours à l’Alpe d’Huez pour y courir la Marmotte, et grimpant de col de Sarenne, j’ai croisé une foultitude de jolies chemins de randonnées.

Ça donne envie, ces chemins, non ?
Ceci au moment même où ce fidèle Synapse fêtait ses 40000 km. Un hasard ? 😁

Alors je me suis pris à rêver d’un vélo à tout faire, capable d’aller vite en groupe, loin en cyclosportive, et en dehors des sentiers battus moyennant une seconde paire de roues. Un vélo durable par son aspect et sa palette d’utilisations possibles.

J’ai donc décidé de sauter le pas et contacté Cycles Léon, pour commencer à échanger sur ce projet, et lever mes doutes sur le caractère trop consensuel et « moyen en tout » d’un tel vélo.
Et j’ai été rassuré par le boss, David Robert himself.

Cycles Léon, c'est qui donc ?

Je pensais échanger avec lui quelques minutes dans son nouveau fief des Vosges (à St Jean d’Ormont), et profiter de cette escapade pour gravir quelques cols, mais nous avons discuté 2 bonnes heures autour de mes usages, des possibilités, du montage, des équipements, bref de la philosophie du projet.
La réflexion s’est encore poursuivie pendant quelques semaines par mail et points téléphonique, avec David mais aussi quelques collègues cyclistes roulant déjà en Léon, route, gravel ou VTT (Léon est très représenté déjà dans les pelotons lorrains !), et a permis de faire les choix en confiance.

En conclusion,
  • Oui, ce projet multi-usage est réalisable, se traduisant par un vélo à mi-chemin entre le Genus (modèle route pur) et le Larage (modèle Gravel) : un cadre acceptant des montes de pneus jusqu’à 40 mm, les freins à disques devenant de fait obligatoires, des bases courtes pour la réactivité, une géométrie sloping, un tube de selle pensé pour améliorer le confort, des haubans non alignés avec le tube supérieur pour mieux disperser les vibrations…
  • Oui, un changement de roues reste aisé et sans réglage nécessaire, à partir du moment où on part sur les mêmes moyeux (il existe également des petites entretoises pour ajuster l’alignement de 2 paires de roues différentes en cas de problème). Le switch route / gravel pourra donc se faire en quelques secondes, et permettre d'alterner les plaisirs, notamment en hiver.
  • Non, le mono-plateau n'est pas encore adapté à mon usage en 11 vitesses : trop de « trous » dans l’étagement pour ne pas être pénalisé lors des sorties en groupe. Vraiment dommage car très tentant, mais sachons rester raisonnables. D’autant qu’en mono, les pièces d’usure (cassette, etc.) coûtent un bras ! Sur un second montage dans quelques années ?
  • Non, l’électrique ne s’impose pas : le nouveau groupe Ultegra R8000 semble au top (avec molette de réglage du dérailleur avant, etc.), fonctionne avec encore plus de fluidité que ma version de 2014 qui me donne pleinement satisfaction, et évite d’être enquiquiné en recherche et en difficulté de réglage sur du tout chemin.
  • Oui, on arrive sans devoir faire de coûteuse chasse aux grammes sur l'équipement dans le même ordre de grandeur en poids (le cadre nu sort à 1300g) que mon Synapse.
  • Non, les tarifs des roues artisanales ne sont pas prohibitifs (du moins chez Duke) !

Dès lors, aucune raison de ne pas concrétiser le projet, non 😊?
Le prix peut-être ? Le cadre est à 1600 €, ce qui est très performant dans le domaine du vélo titane. Et Cycles Léon gère le montage "gracieusement", allant éventuellement jusqu'à se charger de la commande des périphériques aux "tarifs internet". 
Le fait de ne pas avoir roulé la bête avant achat ? C'est le concept même du sur-mesure, et je suis d'autant plus sécurisé que toute la conception prend en compte les cotes de mon étude posturale (David propose des essais de réalisation proches pour qui souhaite vraiment prendre un maximum de garanties).

Bref, c'est parti !

Une fois l’accord donné, la mise en plan a été effectuée sous une semaine, là encore avec les aller-retours et explications nécessaires, et les choix esthétiques ont été formalisés.




J'ai bien entendu opté pour la sobriété classieuse 😉, avec titane brossé apparent et jantes discrètes. 

Un résultat proche de la géométrie de gauche, avec le rendu de droite...

La production est maintenant lancée, pour une livraison prévue sous 2 mois. Il ne reste plus qu’à lancer la vente de mon futur ex destrier, et à patienter. La suite bientôt !!