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mercredi 23 novembre 2016

On commence à penser à 2017...


Tous les ans, quand je réinstalle le Home Trainer, je me dis que c’est l’heure du bilan de la saison…
Et comme c’est fait depuis une semaine, il est temps !
8500 km parcourus du 1er novembre 2015 au 31 octobre de cette année, presque 90 000m de D+, je reste dans les ordres de grandeur de 2014.


Mais surtout, par rapport à 2015,

Et j’ai tenu grosso modo le programme imaginé il y a un an, avec :
  • la Pompéenne à VTT à domicile (pas de Marbichonne ni de Chanois),
  • la Route Verte (encore une fois sur le petit parcours, devenu montagneux cette année),
  • la Guy Cividin, qui m’a permis d’atteindre les 250km pour la première fois,
  • l’Alsacienne sur l’intermédiaire,
  • l’Etape du Tour en binôme avec mon papa,
  • et deux gros KOM, ici et ici, que je vous invite à venir me reprendre (des 3 de l’année dernière, il ne m’en reste plus qu’un, la Montée de Queuleu). Bien faire attention au sens du vent, et ne pas hésiter à prendre l’aspiration des tracteurs surtout ! ;-)

Ce qui nous amène à 2016-2017. Voici ce que j’imagine, si d’aventure certains voudraient se joindre :
  • un retour à la Marbichonne (2 avril), et toujours la Pompéenne (27 août) en VTT,
  • une deuxième participation à la Guy Cividin le 4 juin,
  • les parcours masters des cyclosportives de la région, à savoir :
    • de manière quasi certaine, l’incontournable Route Verte le 8 mai, et l’Alsacienne en version Indomptable le 25 juin,
    • en option en fonction de la météo et des contraintes de dernière minute, les 3 ballons (qui reviennent à une arrivée à la Planche des Belles Filles) le 10 juin, ou le Grand Huit Vosgien le 8 juillet.
    • et en bonus pendant les vacances alpestres la Cyclo de la Madeleine le 13 août.

A bientôt !

jeudi 14 juillet 2016

L'Etape du Tour 2016 en famille : chacals pas dans Joux-Plane (ouf !) ^^




Au-delà du jeu de mots particulièrement mauvais cette année, et pour ceux qui ne seraient pas des lecteurs assidus de ce merveilleux blog de vélo (honte à eux), commençons par un rappel du concept : l'Etape du Tour est une cyclosportive organisée par ASO (oui, oui, le ASO du TDF) qui permet à 15000 amateurs de courir l'étape reine du Tour de France quelques jours avant le peloton pro. 

Après Pau - Hautacam via le Tourmalet en 2014, et Saint Jean de Maurienne - La Toussuire via le Chaussy, le Glandon et la Croix de Fer en 2015, nous avons décidé de remettre le couvert avec mon Dany Boy de père pour le Megève - Morzine de cette année : 140 km empruntant les cols des Aravis(2ème cat.), de la Colombière (1ère cat.), de la Ramaz (1ère cat.), et la terrible montée de Joux-Plane (HC). L'idée étant comme l'année dernière de partir ensemble, de rouler ensemble, et d'arriver ensemble : pas de chacun pour soi en famille !!


La forme est là (testée communément dans les Vosges, et individuellement à l'Alsacienne) et la météo s'annonce clémente lorsque nous apprenons quelques jours avant le D-day que l'épreuve sera amputée du Col de la Ramaz, la route étant menacée d'éboulement (concernant les pros, la décision est reportée à 48h avant leur passage). Ce qui allège significativement le programme, à notre (ma ?) petite déception. L'organisation propose en compensation de se faire le plaisir d'une montée sur Avoriaz après l'arrivée à Morzine, ce qui ne déchaîne pas notre enthousiasme (d'ailleurs sur place, nous constaterons qu'aucune indication ne permet de poursuivre son parcours facilement, passée la ligne d'arrivée, peu de coureurs ont dû y mettre les roues !).

Après mûre réflexion, nous décidons qu'il est raisonnable d'enrichir l'étape du tronçon col de Châtillon - montée sur Megève la veille, et de la montée sur les Gets le jour même, ce qui permet de laisser une voiture à Taninges pour rentrer facilement après l'épreuve. Et nous amène à 170km et 3500D+ sur les 48h, et même à plus de 200km et 4200D+ pour le doyen des Chacals qui a ajouté à son programme le col des Saisies la journée précédente. Un bon WE montagneux en perspective !

"notre" Etape du Tour

Etant logés sur Megève même avec supportrices et enfant, il est particulièrement facile d'être à l'heure dans notre sas situé à 2 minutes à vélo de l'appartement. Les 12000 collègues présents ne nous gênent en rien !

Photo de Stéph Regnaluob.

Tiens, un collègue de l'Alsacienne !

8h02, sous le soleil et dans une chaleur bien agréable (je n'aborderai pas ici l'épineux sujet de la température, ni en intérieur, ni dans Joux-Plane, pour éviter toute polémique familiale), nous passons la ligne de départ en direction des Aravis.


Chacals inside...

L'organisation est peut-être meilleure que l'année dernière, la configuration des lieux plus propice, toujours est-il que les pelotons s'étirent rapidement : peu d'embouteillage et une bonne fluidité du trafic dès les 1ères difficultés, on est loin de la catastrophique EDT 2016, de ses 2 neutralisations, et de son quart d'heure de marche en montagne...

Après une première petite bosse (et les 1ers déraillements de concurrents !), le col des Aravis (6,7 km à 7%) se monte facilement. La route est d'abord ombragée avant de rejoindre les alpages, en proposant de jolis points de vue sur le Mont Blanc. Partis avec 2 gourdes et ce qu'il faut de barres énergétiques, nous poursuivons notre route sans nous arrêter aux ravitaillements, décidés à ne marquer l'arrêt qu'à Samoëns au pied de Joux-Plane. La descente se fait à petit rythme, les collègues autour de nous étant particulièrement prudents (ce sera étrangement le cas tout au long de l'épreuve).

Début du roman photo, je mitraille au portable !
Tranquille Mimile !

Le col de la Colombière, plus long, n'est guère plus difficile... Les 11km et quelques à 6% sont assez roulants, la route se redressant un peu plus sur la fin. On est plutôt d'accord sur le constat : sans aller jusqu'à parler de formalité, ça passe vraiment bien, et devoir enchaîner par la Ramaz ne nous aurait pas vraiment inquiété. Sur ces distances et surtout ces pourcentages, où seuls quelques kilomètres flirtent avec les 8-9%, on peut se caler à son rythme de croisière et gérer tranquillement. J'en profite pour prendre bon nombre de photos, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même !

 

 

Les traversées de villages s'enchaînent, les points de vue sont toujours nombreux et magnifiques, et ce qui ne gâche rien, les nombreux spectateurs nous encouragent. On en accélérerait presque !




Mais il faut rester concentré : Joux-Plane nous attend après une grosse 40aine de kilomètres de plaine. Et il y a moyen de perdre de l'énergie dans ce long faux plat, au milieu de groupes totalement désorganisés (comme toujours sur l'EDT ?). D'ailleurs Dany m'alerte sur un début de crampe, et un rythme cardiaque supérieur à celui qu'il avait dans les grimpées des 2 1ers cols (impossible que cela vienne de la chaleur, et de toute façon nous ne disposons d'aucune information fiable sur la météo, mais n'entrons définitivement pas dans ce débat !).

Nous nous arrêtons comme prévu à Samoëns, occasion de confirmer la bonne impression sur l'organisation. Là où l'année dernière il fallait se battre pour accéder aux ravitaillements, c'est bien mieux : il y a de quoi garer son vélo, rien n'empiète sur la chaussée pour ceux qui poursuivent leur route, la quantité et la qualité sont là avec des produits régionaux, etc.
Quelques nouvelles envoyées aux supportrices, un peu de suivi live Facebook, et c'est parti pour le gros morceau du jour.

Et là, comme dit Dany, on n'a plus envie de chanter. 11km à 9% de moyenne, les 5 derniers toujours au dessus de 9,5, avec une belle irrégularité pour bien empêcher chacun de trouver son rythme, c'est du bonheur. Avec, à 12h30, une superbe exposition plein sud, un jour d'été de grand soleil. Magnifique.

Dès les 1ères rampes il faut se frayer un chemin entre les marcheurs et les rouleurs en perdition dans un silence de cathédrale (qui m'amènera à crier "c'est bien silencieux par ici" ;-)), et les kilomètres défilent lentement.


On va le faire !

A mi-montée, je propose à Dany de faire une petite pause pour faire redescendre prudemment son cardio, ce qu'il accepte bien volontiers.

On prend l'intérieur pour photographier Dany sur fond de Mont Blanc !

Arrivée au Col

Une deuxième suivra pour assurer le coup à 2 km du sommet. En haut, la vue est magnifique, et pensant que le chronométrage s'y arrête, nous prenons du temps pour boire, prendre quelques photos, et admirer le paysage. 
Je constaterai après coup que contrairement aux infos de mon velo101 préféré, relayées sur les réseaux sociaux, la descente n'a pas été neutralisée et fait partie de la course. Décidément, la communication n'est pas le fort d'ASO...


Reste donc à dévaler sur Morzine, où nous arrivons après 5h55 d'effort (27ème / 173 dans sa catégorie, le Dany, pause superflue incluse ! ;-)), la main dans la main. Là encore, l'organisation me semble en nette amélioration, avec des parkings à vélos bien situés, et une pasta party complète et bien gérée (sympa et bien plus pratique qu'un plateau, la besace !).

On peut profiter d'un vrai repas avant de décrasser tranquillement en remontant sur les Gets. Bref, une bien belle journée, en binôme, et au-delà dans une ambiance internationale conviviale, et avec la rencontre surprise de Pierre Villemin, de Cyclosportivement ;-).

Photo de Olivier Boulanger.

La suite ? 2 petites semaines à Valmorel qui devraient permettre de monter la Madeleine avec le 3ème Chacals routardovttiste, le retour du VTT justement fin août pour deux belles randos à domicile.
Et dès novembre, il faudra réfléchir au périple alpin 2017. L'EDT se tiendra sans doute dans les Pyrénées, mais les possibilités restent nombreuses : une marmotte (sur 1 ou 2 jours) ? Un BRA ? Une Arvan Villards ? Suspens !

La trace : EDT 2016 - Megève - Morzine
Le petit complément, montée sur Megève et retour sur les Gets
Le Relive, en attendant la vidéo officielle by Dany Boy : https://www.relive.cc/view/636254838

mercredi 29 juin 2016

L'Alsacienne, 1ère !




Nouvelle épreuve du Nord-Est de la France, l’Alsacienne est une cyclo qui a immédiatement su donner envie : un très beau site officiel (www.alsacienne.org), une présence et une vraie animation sur les réseaux sociaux (www.facebook.com/alsaciennecyclosportive), et surtout 3 parcours exigeants (102/2700D+, 137/3800D+ et 179/4500D+), avec la possibilité de modifier son choix après l'inscription.
Pas étonnant qu’elle ait affiché complet avant la date théorique de clôture des inscriptions (limitées à 1500 pour cette première édition).

Les 3 parcours en image...
Je me suis inscrit sur le 137 km, l’intrépide. L’idée initiale était d’en faire une répétition de l’étape du tour avec mon papa, mais pour des raisons d’emploi du temps, c’est seul que j’y suis allé.

Avant même la course, le contact avec l’organisation est top. C’est bien simple, on a le sentiment que l’équipe d’organisation a pris le mieux de ce qui se fait ailleurs :
  • Un village départ, avec repas et concert la veille,
  • Un vrai sac coureur, avec des spécialités locales, du pain d’épices au pinot,
  • Un dossard personnalisé avec surnom, des stickers casques pour être repéré par les photographes,
  • Le plan du parcours en sticker cadre,
  • Un petit déjeuner servi sur place le matin…

Pas grand-chose à envier à l’EDT, pour un tarif divisé par 2 !

En outre, les bénévoles sont hyper accueillants, l’accès aux parkings bien fléché, que du bon.

A 7h15, je suis au départ, liveTrack garmin enclenché (il ne fonctionnera pas !), pour la surprenante bénédiction du peloton par le curé local, VTTiste régulier.

La traditionnelle au départ...
Les poils officiels de l'Alsacienne !

Le départ est donné à l’heure, et sous un ciel plutôt ensoleillé, même s’il fait frais (entre 20 degrés en plaine, moins de 10 sur les sommets), nous partons en direction du Grand Ballon. Une dizaine de km pour s’échauffer, en traversant les villages proches. Occasion de souligner la seule faille de l’organisation : les îlots centraux ne sont pas très bien signalés par les patrouilleurs, ça aurait pu être un peu dangereux !

Par Wattwiller, l’ascension du Grand Ballon se fait en 3 temps : 9 1ers km à 6%, puis une redescente sur le col Amic, avant la montée finale de 7 km à 8%. Les jambes sont ok, je suis à plus de 900m/h en vitesse ascensionnelle, à mon niveau.

Sommet du GB

J’arrive à accrocher un groupe au sommet pour dérouler jusqu’au Markstein par la route des crêtes, puis dans la vallée jusqu’au col de Bannstein (2 km à 5%) et à celui du Firstplan (6km à 6%), mon 99ème col gravi à vélo (je me rapproche fort des http://www.centcols.org ;-p)…

Toujours 24km/h de moyenne à ce stade, après 70km et 1700D+, on a en fait passé la partie « roulante » du parcours.

Un peu à l'attaque quand même le gars ;-)

Car la suite est horrible, avec l’enchaînement du Petit Ballon et du Platzerwasel : 2 montées successives de 9km à 8% puis 9km à 7%, seulement séparée d’une descente tortueuse et gravillonnée.

L’irrégularité de la 1ère (avec 4 km à plus de 10%) combinée aux longues lignes droite de la seconde donne un cocktail assez détonnant, et les avions de chasse du grand parcours me rattrapant à ce moment renforce mon impression d’être scotché au bitume. D’autant que si les ravitos sont de bonne qualité, et qu’on attaque ce petit morceau de bravoure le ventre plein, j’ai un peu trop forcé sur le sucré : les sensations ne sont absolument plus géniales.

Arrivé au sommet, mon genou gauche se met à frotter à chaque tour de pédalier (sans doute suis-je passé trop en force…). A bonne cadence, ça lance à l'intérieur, plus en force, c'est douloureux à l'extérieur.

Je ne suis pas dans l'inconnue, puisque ça me rappelle instantanément un gros bobo au ménisque qui m'avait fait souffrir un été pendant feue ma glorieuse carrière d'alpiniste, mais avec l'étape du tour dans 10j, être contraint de pédaler "blessé" pendant encore une 20aine de km, ça ne met pas en joie. Et l'EDT étant cette année encore une course en binôme avec mon papa, je ne fais pas mal qu'à moi !

Vous avez dit ravito ?

Heureusement, la fin du parcours est plus roulante à nouveau, et peut être effectuée sans appuyer : après un nouveau ravitaillement au Markstein, on remonte sur le Grand Ballon (avec quelques gouttes, Vosges obligent !), puis au Vieil Armand, avant de replonger dans la vallée.

Comme un grincement de genou dans le Vieil Armand...

La course se termine par un dernier gros km en côte, à plus de 10% : on sait qu’on en finit avec une cyclo de montagne !


Et on est bien accueilli à l'arrivée, avec un speaker qui donne nom et classement scratch quand on coupe la ligne : bravo OBO, pour cette magnifique 210ème place. Je prends, après 137km et 3800D+, ça fait toujours plaisir !


Ne reste plus qu’à trinquer au Pinot, et à soigner ce fichu genou (ou l'inverse !) pour que le souvenir de ce beau chantier reste positif. L'envie de se frotter à l'Indomptable l'an prochain est déjà bien présente !!


PS : à l'instant où j'écris ces lignes, le genou va mieux (testé sur 15km de plat) - les anti-inflammatoires aident sans doute ! - ce que devrait confirmer une petite IRM de contrôle. Ouf !