mercredi 11 juillet 2018

Un Chacal à la Marmotte (Look Marmotte Granfondo Alpes 2018) !




"Chaque cycliste a un jour entendu résonner le nom de cette légendaire cyclosportive, parfois pour son ambiance frénétique avec son peloton hétéroclite et multilinguiste, certainement pour la beauté de son parcours, sans aucun doute pour la difficulté et l'enchaînement de ses cols mythiques. En réalité, Look Marmotte Granfondo Alpes, c’est tout ça à la fois !", dixit marmottegranfondoseries.com.

Et c'est vrai que si l'on peut trouver plus extrême, la Marmotte est sans doute la plus célèbre épreuve du calendrier : avec 174 km parcourant successivement les cols du Glandon, du Télégraphe, du Galibier, du Lautaret, et l'ascension finale de l'Alpe d'Huez (soit 5000m de D+, là où les grosses étapes de montagne du Tour de France de ces dernières années chiffrent autour des 4000m), elle attire chaque année 8000 cyclistes de 40 nationalités au départ  de Bourg d'Oisans.



Alors après 3 étapes du tour et presque tout ce qui se fait de cyclos longues distances dans le nord est, y participer a commencé à me titiller sérieusement. J'ai donc essayé de motiver les troupes, une escapade alpestre se devant d'être partagée : en version rando sur 2 jours (formule sympa pour parcourir tous les cols, hébergé à Valloire, cf. ici) avec mon papa ? Non partant...  En version classique avec en équipier de luxe dans l'Alpe d'Huez le président des Chacals  ? Idem...

Je me suis donc inscrit seul, et après quelques petites galères logistiques, j'ai trouvé un joli camp de base à l'Alpe même pour le 1er weekend de juillet et j'ai défini ma feuille de route : une petite sortie au col de Sarenne le samedi, et pour le D-Day, aucun objectif de performance (au contraire de mes escapades vosgiennes ;-)), juste l'envie de prendre un maximum de plaisir, et de passer sereinement la barrière horaire du pied de l'Alpe. Ce serait dommage de venir jusque-là pour être mi hors course dans la vallée, et ne faire qu'un "marmotton"...

Considérant 1h30 de marge sur l'horaire max., cela donne 9h pauses incluses pour gérer les 160 1ers km et leurs 4000m de D+. Donc 8h de vélo et une bonne heure de photos / videos / ravitos : c'est assez large par rapport à mon niveau, tout se présente bien ! Une seule inquiétude : la chaleur qui peut vraiment changer la donne...

  • J-1 : Col de Sarenne et retrait du dossard
Quelques mots au passage sur le Col de Sarenne : autant (à mon humble avis qui n'engage donc que moi) l'Alpe d'Huez n'est pas une jolie station, autant ce col est magnifique. Sur une route d'un autre temps, ce qui rajoute à son charme. De jolies sorties "gravel" à rouler par ici !



Concernant le retrait du pack coureur, c'est plutôt bien organisé : le "village" est nettement plus petit que celui de l'Etape du Tour, mais c'est tout aussi bon en terme de prestation. Je repars avec un grand sac à dos, la plaque de cadre nominative, et les loupiotes obligatoires, la descente du Lautaret empruntant de nombreux tunnels mal éclairés.

Il n'y a plus qu'à tout installer sur le vélo, prendre un dîner adapté, et faire un gros dodo, car le lever du D-Day sera bien matinal !


  • Le D-Day : Ou comment un chacal grignotte une marmotte...
Sur les épreuves longues, il y a deux difficultés : l'alimentation et la gestion de la météo. Et c'est particulièrement vrai encore cette fois-ci. Au départ de l'hôtel, à 6h30, il fait à peine 10 degrés, avec une jolie bise venant du nord, et il faut descendre l'Alpe pour rejoindre les sas de départ... ...et on annonce bien chaud en fin de journée dans la vallée. Manchettes, coupe-vent, et ça va le faire.

L'attente dans les sas est un peu longue, et c'est donc un grand plaisir d'être enfin lâché dans la vallée, pour 15 km de plat avant l'attaque du Glandon. 24 km à 5% (ce qui ne veut pas dire grand-chose, le col étant coupé par deux descentes et particulièrement irrégulier).


Un arrêt pour enlever le coupe-vent, un second involontaire pour éviter une chute (pas facile de repartir en côte; le peloton étant encore très dense), mais on est vite en haut, après 37km et 1400D+. Je suis déjà bien en avance sur mon prévisionnel, et je profite donc tranquillement du 1er ravito, copieux (du salé surtout !!).

Barrage de Grand'Maison

Dans le rétro...

Au sommet

Ravito !!

La descente dangereuse est neutralisée, on la roule donc au ralenti : mauvais pour la moyenne, mais utile à la sécurité ! L'occasion de parcourir dans l'autre sens une route empruntée lors de l'Etape du Tour 2015 avec mon papa, en plein cagnard à l'époque.

Arrivés à la Chambre, on remonte la vallée jusqu'à Saint Michel de Maurienne. La partie la moins agréable du parcours, mais aussi le seul moment de - faux - plat avant l'enchaînement de toutes les grandes difficultés. Occasion de se ravitailler à nouveau en liquide et solide. Au pied du télégraphe, on tourne à droite, et c'est parti pour 12km à 7,5%.


Les sensations sont bonnes, la montée en forêt apportant une certaine fraîcheur, et je dois avouer que  l'espace d'un instant la tentation de faire un peu plus rapide que prévu me titille... ...mais je me force à conserver un rythme très cool - autour de 150 puls. : changer de plan en cours de route est rarement judicieux. Je continue donc à profiter de paysages de plus en plus agréables.

Après la forêt...

Et au sommet.

Au sommet, on est à mi-parcours : 81km et 2500D+. Une courte descente sinueuse de quelques kilomètres mène à Valloire où la route se relève pour le début de l'ascension du Galibier. Le ravito est étrangement situé un peu plus loin. Il se transforme pour moi en véritable déjeuner, puisque je suis toujours bien en avance sur mon plan de route. Je recharge également téléphone et compteur GPS, on n'est jamais trop prudent !


Le Galibier (hors Télégraphe), c'est 18km à 7% pour 2600m d'altitude au sommet. Après Plan Lachat, on trouve les plus forts pourcentages, mais c'est surtout le paysage qui est à couper le souffle ! Les photos prises par ma cam. embarquée ne lui rendent pas hommage, mais l'ambiance est à la haute montagne, et la vision des lacets déjà grimpés en contrebas est vertigineuse.




Encore un ravito au sommet, où l'on compte maintenant 3700D+ en 113km, et il faut redescendre à Bourg d'Oisans par une longue route qui oblige à pédaler : quelques coups de culs, du vent de face, mieux vaut trouver un groupe pour rejoindre le pied de l'Alpe.


D'où les loupiotes...

Il est donc autour de 17h, comme prévu. Un dernier sandwich rosette, une banane, un appel à madame pour la tenir au jus, et plus que 14km à 8,5% pour regagner l'hôtel. Les 1ers sont les plus rudes, notamment jusqu'à La Garde. Après, c'est un peu mieux, même si en dehors des virages il y a peu de replat.


Surtout, il fait vraiment chaud : 35°C au GPS (pire en ressenti, je déteste toujours autant ces températures "extrêmes" ;-)). Et l'ascension n'est pas vraiment plaisante : on grimpe à flanc de falaise en plein soleil, sans profiter de points de vue sur la vallée. Reste le plaisir du mythe, et une organisation excellente qui a installé en deux points des batteries de robinets d'eau potable pour nous sauver la vie. Insuffisant pour les nombreux piétons en perdition ?

Points d'eau pris d'assaut...

Un des rares points de vue sur la vallée.

En ce qui me concerne, je gère le coup de chaud à l'expérience, pédalant tranquillou de buvette en buvette. Et je suis donc frais comme un gardon sur la ligne, coupée après 10h de petit effort et de gros plaisir, 176km et 4810D+ d'après mon GPS (qui m'a donc escroqué de 190m !!).

Ça sent l'écurie...

Dernière ligne droite...


Il est temps de prendre une douche, de boire de la bière et de manger des frites !

Au retour de la douche, il manque toujours 3000 cyclistes...

Bière locale, d'une certaine façon...

  • Alors, cette Marmotte ?

Eh bien je confirme, elle est à faire au moins une fois dans une vie de cyclosportif. Sa réputation n'est pas usurpée :
- L'organisation est hyper rodée : village départ, gestion des sas, départ, ravitos en quantité et qualité, points d'eau "bonus", c'est du tout bon. Et surtout pas d'embouteillage avant, pendant et après comme c'est le cas sur l'EDT...
- Beaucoup de routes sont privatisées, bien plus que je ne le pensais. Le Glandon, le sommet du Galibier, et même l'Alpe jusque 18h. Et sur les portions ouvertes à la circulation, peu de véhicules se risquent, aucun danger de respirer du diesel en altitude !


Bien sûr, si on n'aime pas la foule, on peut se faire sa propre Marmotte en autonomie, mais j'ai eu le sentiment que si même si on traverse nombre de villages, il reste de longues portions sans point d'eau. Par grande chaleur, cela doit être difficile à gérer. Et avec la circulation d'un WE estival classique, une partie du plaisir doit disparaître...

  • Dernières remarques ?

- Etre logé sur l'Alpe est pratique : même si ça oblige à un levé bien matinal et à une descente très fraîche, ça passe sans souci. Et pour ceux qui craignent d'avoir une baisse de motivation en fin d'épreuve, ça oblige à aller jusqu'au bout...
- Quitte à être sur place un WE, le Col de Sarenne est une bonne petite sortie (500D+/20km depuis l'Alpe) de déblocage. Et par la vallée du Ferrand (1000m D+), la route est tout simplement magnifique !
- Hôtel Le Dome et restaurant le 37 : je conseille !

  • La trace

mercredi 13 juin 2018

Cols réservés aux cyclistes : les dates 2018




Chaque année, l'initiative est reconduite, dans les Alpes et les Pyrénées principalement. Et c'est vraiment sympa de pouvoir monter en respirant l'air pur de la montagne plutôt que les sympathiques émanations des pots d'échappement, tout en discutant côte-à-côte avec ses collègues !

Col d'Ornon
oisans-col-series.com

Voici donc une synthèse du programme (n'hésitez-pas à me signaler des oublis) :

Massif Col Date Commentaire
Alpes Pontis dimanche 17 juin Matinée
Alpes Pré de Madame Carle dimanche 24 juin Matinée
Alpes Croix de Fer mardi 03 juillet De 9h à 12h
Alpes Agnel vendredi 06 juillet Matinée
Alpes Vars lundi 09 juillet Matinée
Alpes Ornon mardi 10 juillet De 9h à 11h
Alpes Puys St Vincent mardi 10 juillet Matinée
Alpes Allos vendredi 13 juillet Matinée
Alpes Lure lundi 16 juillet Matinée
Alpes Sarenne mardi 17 juillet De 9h à 12h
Alpes Risoul mardi 17 juillet Matinée
Alpes Ornon samedi 21 juillet De 9h à 11h
Alpes Auris mardi 24 juillet De 9h à 12h
Alpes Granon mercredi 25 juillet Matinée
Alpes Galibier jeudi 26 juillet Matinée
Alpes Izoard vendredi 27 juillet Matinée
Alpes Lure lundi 30 juillet Matinée
Alpes Sabot mardi 31 juillet De 9h à 12h
Alpes Allos vendredi 03 août Matinée
Alpes Pommerol lundi 06 août Matinée
Alpes Alpe d'Huez mardi 07 août De 9h à 11h
Alpes Chabre mardi 07 août Matinée
Alpes Le Noyer mercredi 08 août Matinée
Alpes Fouressasse jeudi 09 août Matinée
Alpes Ceuse vendredi 10 août Matinée
Alpes Lure lundi 13 août Matinée
Alpes Villard Reculas mardi 14 août De 9h à 11h
Alpes Allos vendredi 17 août Matinée
Alpes Vars lundi 20 août Matinée
Alpes Risoul mardi 21 août Matinée
Alpes Les Orres mercredi 22 août Matinée
Alpes Allos vendredi 24 août Matinée
Alpes Sarenne mardi 28 août De 9h à 12h
Alpes Granon mercredi 29 août Matinée
Alpes Galibier jeudi 30 août Matinée
Alpes Izoard vendredi 31 août Matinée
Alpes Agnel dimanche 09 septembre Matinée
Jura Grand Colombier samedi 16 juin De 7h30 à 15h
Jura Grand Colombier samedi 21 juillet De 7h30 à 15h
Jura Grand Colombier samedi 18 août De 7h30 à 15h
Jura Grand Colombier samedi 15 septembre De 7h30 à 15h
Pyrénées Peyresourde lundi 30 juillet De 9h à 12h
Pyrénées Val Louron Azet lundi 30 juillet De 9h à 12h
Pyrénées Portet lundi 30 juillet De 9h à 12h
Pyrénées Alpin mardi 31 juillet De 9h à 12h
Pyrénées Tourmalet mercredi 01 août De 9h à 12h
Pyrénées Luz Ardiden mercredi 01 août De 9h à 12h
Pyrénées Hautacam jeudi 02 août De 9h à 12h
Pyrénées Couraduque jeudi 02 août De 9h à 12h
Pyrénées Bordères vendredi 03 août De 9h à 12h
Pyrénées Soulor vendredi 03 août De 9h à 12h
Pyrénées Aubisque vendredi 03 août De 9h à 12h

Sources :

Des manifestations également en Suisse, à consulter ici : https://www.myswitzerland.com/fr-ch/ride-the-alps.html.

lundi 11 juin 2018

Les 3 Ballons, à la planche dans la Planche...



4ème édition des 3 Ballons me concernant, après deux mediofondos en 2013 et 2015 (ce dernier avec mon papa), et un granfondo en 2014, mais sous le signe des nouveautés : en effet, le parcours a changé l'année dernière, avec le retour d'une arrivée à la Planche des Belles Filles, jolie grimpette popularisée par le Tour de France (6 km à 9%, tout en irrégularité, et un mur final à plus de 20%).


Donc l'envie d'y remettre les roues monte en moi, avec une juste une petite réserve : arrivée et départ sont maintenant distants d'un 50aine de kilomètres, et le système de navettes mis en place ne m'enchante pas. J'opte donc un mediofondo enrichi, les 125km du petit parcours se transformant en 175km et 3200D+ avec le retour à la voiture.

Autre nouveauté : l'organisation ayant changé en même temps que le parcours, il ne m'est plus possible de bénéficier du bon plan "hébergement rustique à l'abbaye de Luxeuil", et même si je m'occupe des réservations en octobre, je ne trouve aucune disponibilité d'hôtel plus proche que Plombières, à 30 min de route. Il faut dire qu'avec 4000 cyclistes et leurs accompagnant rassemblés sur le WE, Luxeuil et ses alentours sont vite complets. Je dormirai donc à la Fontaine Stanislas, sans regret : accueil chaleureux, super dîner, et maillot dédicacé de Freddy Maertens au mur pour nous mettre dans l'ambiance !



A 7h45, nous sommes lâchés, 30 min après les concurrents du Granfondo, avec lesquels on partage les 75 1ers kilomètres, ce qui nous amènera à en rattraper énormément, même avant Servance.


Comme toujours, ça part assez vite : 37 et quelques de moyenne sur les 20 1ers kilomètres sans difficulté réelle. Le peloton explose progressivement en petits groupes dans les ascensions de la Mer et de Fresse. C'est là que mon Garmin me joue un mauvais tour, avec un freeze qui nécessite un reboot et me fait perdre le contact avec mes collègues du moment.

J'arrive au pied du ballon de Servance, après 1h30 de course. Une dizaine de kilomètres autour de 7%, et la pluie fait son apparition (comme chaque année, du moins pour moi !). C'est un simple crachin, mais qui rend la descente un peu désagréable. D'autant plus dommage que j'ai l'impression que le revêtement a été refait, on rate l'occasion d'en profiter pleinement !



Notre route nous mène ensuite à St Maurice, pour la grimpée du ballon d'Alsace par son versant régulier : 7% sur toute la longueur, avec quelques lacets qui permettent de casser la monotonie. Les nuages sont moins présents, la température monte, il commence à faire lourd et moite...



Un rapide ravito au sommet (j'avais oublié de checker les emplacements sur le roadbook...), et une dernière boucle nous dépose au pied de la Planche des Belles Filles. La 1ère rampe est terrible et met dans l'ambiance, le rythme étant difficile à trouver : chaque km est annoncé autour de 10%, mais l'irrégularité est importante, et on passe de replats à 5 à de petits coups de cul à 15. Et lorsqu'on pense être arrivé, traversant le parking de la station, se dresse le mur final à plus de 20%. Celui qui laisse apparaître d'abord la tête, puis le buste, puis les jambes du futur vainqueur sur les images d'arrivée du Tour de France, tant la pente est raide.

Bref, un chouette passage qu'on ne peut pas passer à l'économie, à l'instar du Col des Chevrères présent dans les éditions précédentes. Même si j'arrive plutôt en début de classement qu'en fin, il y a déjà nombre de cyclistes qui montent en lacets dans la pente.



Quelques applaudissement, remise de la médaille : je finis 194ème au scratch sur 700, 43ème dans ma catégorie. Une photo finish, la mini pasta party, et il me faut déjà repartir : on annonce des orages dans l'après-midi, ce serait bête de prendre la douche voire de se faire griller dans la campagne haut-saônoise...


Finalement, pas une goutte, pas un éclair : j'aurai juste droit à une cinquantaine de km vent de face à 32 degrés en guise de décrassage, les 5 derniers avec deux sympathiques belges ayant eu la même inspiration que moi.

Quelques + et - pour conclure :
😊 l'organisation est toujours aussi rodée (retrait des dossards, ravitos, signaleurs, etc.),
😊 la fin de parcours à la Planche est vraiment chouette pour cette cyclo de montagne : la beauté du parcours précédent était quand même bien gâchée par son final en plaine,
😊 le ratio dénivelé distance est intéressant, y compris sur le petit parcours.
😒 j'ai du mal à adhérer au système de navettes, un départ plus proche de la Planche simplifierait les choses. Mais l'épreuve étant renommée "3 Ballons, Luxeuil - La Planche", ce n'est pas pour demain. A tester l'année prochaine sur le grand en fonction des retours ?
😒 le sac coureur, c'est un tee-shirt (assez réussi, certes), et une plaque de cadre nominative... Quand on voit ce que propose l'Alsacienne en terme de prestation, pour rester sur des épreuves de la région, c'est assez pauvre, même si on ne vient pas pour ça...
Le site de l'organisation (Grand Trophée France) : http://grandtrophee.fr/epreuve.php?C=22
La trace : https://www.strava.com/activities/1627109382/


Si tout va bien, la prochaine cyclo sera mythique et alpestre : la célèbre Marmotte...

mercredi 23 mai 2018

Guy Cividin : une belle 36ème édition !


Même si nous avons déjà parlé de la Guy Cividin ici et , commençons par quelques rappels. Il s’agit chaque dimanche de pentecôte de relier Metz à Metz, ce qui peut sembler facile de prime abord, mais en passant par le Donon pour ajouter du fun et de la distance.
L'épreuve fait donc 250 km (pour 2700 D+), et parcourt une bonne partie de l'est de la campagne lorraine, via de très jolies petites routes vallonnées.

Selon son niveau – ou ses envies – on s’inscrit à l’un des 3 groupes (22,5km/h, 25km/h ou 27km/h), et c’est parti ! Des meneurs d’allure (ou à défaut les voitures ouvreuses) veille à ce que le rythme soit respecté, de Metz au pied du Donon à l’aller, et d’Abreschviller à Metz au retour, les 40km du circuit du Donon lui-même étant d’allure libre.

Attention tout de même : si je ne sais pas à quel rythme réel roule le peloton 22,5, le 25 a toujours fini à un peu plus de 28km/h de moyenne, et le 27 au-delà des 30km/h…
 
Si, c'est bien la 36ème édition... ;-)

L’épreuve est organisée de main de maître par le CE PSA Borny, à un tarif défiant toute concurrence : 25 € comprenant les 2 ravitos (tartines de pâtés et de Nut***, bananes, oranges, amandes, boissons diverses), un repas chaud sur table au petit train d’Abreschviller le midi (servi sous un préau bien utile par mauvais temps), une voiture accompagnatrice par groupe d’une 20aine de cyclistes (permettant d'embarquer un sac à dos par cycliste), les motos ouvreuses, etc.

Bref, en tant que participant, on n'a pas grand chose d'autre à faire que pédaler léger !

Convaincu ? Plus d'informations ici : page Facebook Metz Le Donon Metz.

Cette année, la faute à une mauvaise synchronisation avec certains et à un gros rhume de dernière minute pour d'autre, de notre groupe je suis le seul participant. Et s’il a fait très beau le samedi, une belle dégradation orageuse est prévue pour le jour J. Ça s’annonce donc moins festif que les années précédentes. D'autant que pour corser la difficulté et profiter du soleil, j’ai roulé une petite centaine de km la veille, cool, sauf une heure trente à 37 de moyenne avec les copains du groupe de la passerelle (voir ici)...

7h du mat., dans l'attente du départ... Photo Tom Cyclomas

La mise en route n’est pas facile : il fait frais, les jambes sont un peu lourdes, et surtout les crevaisons dans mon groupe se multiplient (3 ou 4, on finit par ne plus compter). Ajoutons à cela une casse de rayon, une erreur de parcours, le ciel qui s’assombrit franchement, ça pourrait sentir la journée galère…
En tout cas, l’allure est bien régulée : là où en 2016 nous avions eu parfois l’impression d’être bridés, c’est bien plus fluide. La voiture nous oblige à baisser de rythme dans les quelques côtes du début de parcours, mais laisse le champ libre sur le plat et en descente : nous arrivons en vue du Donon, autour du km 100, à un gros 27 de moyenne malgré le vent de face.


Comme chaque année, ça accélère franchement sur le circuit en allure libre, notamment sur le faux plat montant vers le Donon...

Nous sommes alors lâchés pour le circuit en allure libre, qui consiste à enchaîner la montée par Blancrupt et le retour vers Abreschviller. Que du très roulant, la descente étant presque plus exigeante que l'ascension, avec une faible pente et un vent bien défavorable.
Et la pluie fait son apparition : le repas chaud est d’autant plus apprécié !



Autre ambiance dans le Donon, crachin puis franche pluie dans la descente : ne pas oublier que les routes de sont pas privatisées !

Le petit train est en action aujourd'hui... - Photo Michel Aubriot, Strava

A table, c'est la même formule que les années précédentes : entrée, plat (chaud) et dessert, servis avec le sourire par les bénévoles (qui auront une fois de plus été au top toute la journée !).

On repart ensuite sous le crachin, mais ça ne durera pas : les routes seront bien humides par endroit l’après-midi, mais il ne tombera plus une goutte ! Notre groupe est assez homogène, la voiture gère toujours aussi bien l’allure, et nous rattrapons régulièrement le groupe précédent, possibilité nous étant donnée d’envoyer un peu plus sur les tronçons précédents le ravito intermédiaire et le regroupement final à Colligny.

De mon côté, la forme est plutôt bonne : passés les 160km, je me sens vraiment bien… La fin est vraiment plaisante, avec le retour du soleil, et l’enchaînement des petites bosses sur des routes sinueuses et désertes.




Pour les 10 derniers km, ne formant qu’un seul groupe, nous sommes ramenés par les féminines jusqu’à l’usine PSA.

8h50 de roulage pour 250km tout rond cette année, 28 et demi de moyenne, c’est un peu plus rapide que les années précédentes… …Et toujours avec ce petit goût de reviens-y : je n'ai toujours pas identifié d'autres épreuves comparables dans la région...

Bravo encore aux organisateurs, merci aux collègues pour la convivialité, et à l’année prochaine !!


PS : toujours très satisfait de l'étude posturale Body Geometry Fit faite mi-2017, pas une douleur depuis (et il y avait encore une belle occasion sur les heures de selles de la Guy Cividin !).

vendredi 26 janvier 2018

Sur la route en VTT

Salut à vous chers lecteurs !

Comme la plupart d'entre vous savent déjà, j'ai été mis en arrêt total de sport en octobre dernier à cause d'une mauvaise tendinite au coude.
Trois mois et sept kilos plus tard, j'ai pu enfin remonter sur un biclou.

J'ai d'abord fait une petite sortie en route, car le chir m'a conseillé d'éviter les vibrations aux max, et donc de faire plutôt sur bitume, en choisissant bien mes routes pour qu'elles soient le plus lisses possible.
Seulement, au retour, j'ai bien senti que j'avais mangé de la vibration. Du coup, aujourd'hui j'ai décidé de rouler sur route, mais avec mon VTT. Ainsi, la fourche avant et les gros boudins pas trop gonflés permettront d'absorber les chocs et vibrations indésirables.

Bon je vous le dis direct, ça a bien marché, j'ai pas mal au coude du temps. Par contre quelle sortie moisie !!! Rouler sur la route en VTT, c'est combiner les inconvénients des deux pratiques :

  • Tu as droit aux bagnoles qui roulent à toute blinde et te frolent
  • Tes gros pneus absorbeurs de chocs sucent le bitume comme par permis
  • Le vélo est quand même bien plus lourd qu'un route
  • Tu n'as pas le plaisir de relancer et de vite atteindre le 30 km/h
  • Pas de passages techniques funs
  • T'as l'impression de te trainer tout du long
Bref, j'ai pas kiffé du tout. Le point positif c'est que ça permet de retravailler les pattes, mais franchement, le VTT sur la route, c'est pas fun. Je suis sur que l'inverse doit l'être beaucoup plus. Descendre un single en forêt sur un vélo route, ça doit pas être facile et le vélo doit bien déguster (ton fondement aussi), mais ça doit être du bon délire. Et ce n'est pas Yoann Barelli qui dira le contraire.
https://www.youtube.com/watch?v=gvL1agpqwvE