lundi 12 juin 2017


La Vétiflette

Hier à La Capelle, charmante bourgade axonaise (de l'Aisne) pas loin de la frontière belge, se déroulait la Vétiflette.
Au programme, des parcours VTT de 15, 25, 25, 45, 55 et 65 km ainsi que de la rando marche.
Avec l'Epopée qui se profile dans deux semaines, je n'ai pas résisté à l'envie de me tester une nouvelle fois sur un circuit relativement similaire à ceux que je vais connaitre bientôt.
La Vétiflette, c'est une super organisation avec des stands plein de sponsors, beaucoup de monde, une belle rando et à l'arrivé, une boisson (houblonnée pour moi) et une tartine de maroilles ainsi qu'un maroilles à emporter. Faut dire aussi qu'on est en plein coeur du pays du Maroilles et que Fauquet (le maroilles Fauquet) est le principal sponsor de l'évènement.

Mon voisin Bruno et mon fils Gabriel voulant participer également, nous nous sommes organisé pour que chacun arrive pour son créneau de départ.
Mon circuit débutait à 8h30 et celui des 15 pour Gabriel et 35 pour Bruno à 10h. Je pars donc en premier avec les vélos, tandis que Bruno, Gabriel et Céline (qui s'est sacrifiée pour accompagner Gabriel) arrive plus tard dans la matinée.

J'arrive donc à l'aube (7h30) après une bonne heure de route et me prépare pour le circuit.
Le départ est prévu sur l’hippodrome et comme pour les course de chevaux, le départ sera donné par la camionnette et nous ferons un tour de piste avant de nous élancer. C'est super sympa !!!

Le temps pour une petite photo :
Un chacaldrome ?
et nous voilà placé pour le départ :
Prêt pour l'aventure !


Après un tour de piste, nous voici lâché dans la campagne thiérachienne.
La première heure est super agréable! Des petites routes (que pour nous), des chemins de terre secs dans les champs comme dans les bois et des montées pas trop costaudes mais quand même. Je boucle la première heure avec 21 km au compteur et 250 de D+. 
Je suis frais comme un gardon, je n'ai pas touché à ma gourdasse et voilà le premier ravito qui arrive.
Je lisais l'autre fois la discussion sur les ravito entre Obo et Le Hobbit, là, je trouve que ça envoyait du lourd:
Garden party en Thiérache
Pas trop le temps de m'attarder! 21 km en une heure, ça va me faire du 3h10 pour boucler le parcours : Veni vidi vici et retour Vendeuil, fastoche.
Bon, ça s'était l'état d'esprit à ce moment là. La suite fut moins rose.

A partir du km 25, on commence à enchaîner les grosses montées sur des chemins de plus en plus boueux. Du single, du chemin herbeux remblayé à la brique, deux traversés de ruisseaux et un tracteur  qui s'enlise et patauge lamentablement.
Ma moyenne chute doucement mais sûrement même si je maintiens 17 km dans la seconde heure.
Il en reste donc 28 et je commence sincèrement à fatiguer. La chaleur n'aide pas et les km se suivent maintenant dans les difficultés d'un parcours exigent.
Je ne bois en général que très peu et c'est un tort. Là, j'ai bu pour la semaine.
J'ai bu ma gourdasse entre le second et le troisième ravito et j'ai cru que j'allais boire tout les verres posés sur les tables. J'en ai même profiter pour faire le plein de la gourdasse.

Au km 50, encore une grosse bosse et une descente avec beaucoup de trous et de racines. Mes jambes qui font le ressort pour amortir les chocs (faut dire aussi que je commence à avoir mal au cul!) commencent à tétaniser et fatalement je me choppe une crampe à chaque jambe.
Une fois tiré ma crampe (oui oui tout seul), je repart et termine le parcours.
Au final, j'ai fait le parcours en 3h50 (sans compter les ravitos et les crampes), loin des espoirs que j'avais au km 21.
Ma petite femme, Gabriel et Bruno sont là pour m'accueillir et je peux maintenant goûter à d'autres plaisirs :
Un bien beau parcours dans la veine chacalesque, typique de ce qui m'attend dans deux semaines. 65 km pour 880 de D+, on est pas loin des étapes les plus faciles de l'Epopée.
Bravo à Céline et Gabriel qui ont fait le parcours de 15 km et à Bruno, qui a fait celui de 35.
Allez, encore deux semaines!





mercredi 7 juin 2017

Metz - Le Donon - Metz, 2ème !

La cuvée 2016 avait été tellement fabuleuse qu'on s'était promis de revenir en 2017. Et on a tenu parole, Pierre-Etienne, Christophe et moi, accompagnés de Julien et de Manu pour leur 1ère. Seul Maxime n'est pas revenu, préférant préparer son EDT 2017 à grands coups de marathons (original ?).


Bref, ce dimanche 4 juin, on est en terrain connu. Un peu avant le départ de 7h, on charge nos sacs dans la voiture ouvreuse, et on prend place dans notre groupe d'une 30aine de cyclos, prêts à en découdre avec les 250 km du jour. Il fait frais, la route est encore détrempée des averses de la nuit, mais le beau temps est annoncé pour la fin de matinée.

Départ - 5 min

Si l'organisation est toujours aussi rodée, ça part un peu moins bien qu'en 2016 : l'allure de notre voiture est un peu trop lente, et nous oblige à freiner dans les descentes, et le groupe tarde un peu à s'organiser. Malgré un gros vent de dos, on est à peine à 27/28 km/h sur les 40 1ers kilomètres. On va donc tous mettre un peu les mains à la pâte pour hausser légèrement le rythme.

Ravitos toujours aussi garnis

Le Donon à l'horizon

Après 100 km gentiment vallonnés, on est lâché par nos accompagnateurs pour la partie "allure libre" (circuit montée - descente du col du Donon de 40 km). Julien étire rapidement notre groupe, puis moi-même, et ça accélère progressivement pour une grosse montée, un regroupement à trois au sommet, et une grosse descente : arrivés à Abreschvillers pour le repas, on est remonté à 28 de moyenne, pour 140km et environ 2000m de D+.

Julien en action

C'est parti pour l'ascension !

La pause est agréable cette année : il fait bon au soleil, et on peut prendre le temps de déguster pâté en croûte, pâtes bolo, fromage, banane, pomme, etc.

Comme l'an dernier, la remise en route est progressive, mais la moyenne se maintient bien face au vent (qui n'est finalement pas si violent). En revanche, un ou deux cyclistes prennent la mauvaise habitude de faire du "derrière voiture" dans le groupe, ce qui ne facilite pas l'organisation du peloton.

Poursuivis par un troupeau de vaches...

Au dernier ravito, on décide donc de switcher dans un autre paquet, et ça change tout : avec une voiture plus respectueuse de la vitesse d'un groupe plus homogène, c'est bien plus agréable. Ceci dit, je me fais quand même embarquer involontairement dans le groupe des furieux (ceux qui bouclent les 250km à 33 de moyenne) sur les 15 derniers kilomètres avant le regroupement général de Colligny.

Regroupement général à Colligny

Arrivée dans l'usine PSA

Au final, une très belle édition, dans une ambiance vraiment conviviale. Et la formule combinant portions à allure régulée et challenge sportif à allure libre est toujours aussi plaisante. Un énorme bravo aux nombreux bénévoles (motos et voitures ouvreuses, présents aux ravitos, etc.) qui réussissent à rééditer la performance tous les ans (c'est la 35ème édition), le tout pour 25 € !

La vidéo :


La trace :

Les 250 km tiennent toujours en moins de 9h : https://www.strava.com/activities/1021153600

lundi 15 mai 2017

Des nouvelles de Picardie


Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire partager ma randonnée d'hier : Les Titans d'Itancourt!
Comme ça, on pourrait croire à quelque chose d'herculéen mais en fait, le nom vient du nom de la commune (Titan - Itan-court).
Bref, avec l'épopée qui se précise dans un bon mois, je pense qu'il était temps que je me jauge sur un parcours un peu plus long que mes 20 km pépère habituels (avec 200 m de D+) et cette rando tombe à pic.
Pour la petite histoire, je dois dire que l'idée d'y participer est venue de l'ainé de mes garçon, Alexandre qui avait prévu de le faire avec ses copains.
Une randonnée VTT avec des parcours de 35, 48 et 65 km pour laquelle je dois emmener mon fils, je ne pouvais pas faire moins que de m'inscrire pour le 65 km.

La préparation :

A 6 semaines du départ, j'ai choisi de me mettre dans les conditions de l'épopée :
- un parcours d'une longueur relativement similaire à l'épopée (65 km) mais un dénivelé moindre (780 D+)
- un  cumul d'effort avec un bon footing de 10 km le vendredi d'avant,

- une fête la veille au soir avec les amis vendeuillois, afin que le foie et l'estomac se mette aussi en mode Chacal.  >>Couché à minuit, "fatigué" et énervé.

La course :

5h30, j'ouvre les yeux. Je me sens un peu comme quand le Faby vient passer le week-end à la maison mais un efferalgan et 3 cafés plus tard, je suis au top.
7h30, les vélos sont chargés sur la voiture et il est temps de se mettre en route. Alexandre a rendez-vous avec ses potes à 8h et j'aimerai partir rapidement.
Pour les 65 km, j'espère ne pas dépasser les 3h30, ce qui ferait un retour maison vers 12h30. Ce serait quand même dommage de rater l'apéro.
8h15, un bisou à mon grand qui, avec ses potes envisagent le 48 km et me voici qui m'élance sur les chemins de terre de notre paysage picard vallonné.
La première heure se passe nickel. Il fait beau, j'ai fait 20 bornes et je me sens super bien. Je pédale en solitaire, comme d'habitude et fidèle à mon style tracteur. Un premier ravitaillement et j'en profite pour demander au gars du ravito de me prendre en photo :
Un chacal solitaire
 Après 2 heures de route, il y a 40 km au compteur, 500 m de D+ et la pluie fait son apparition.
J'ai bien suivi les flèches vertes indiquant le circuit de 65 km ... sauf une fois. Cela me coûtera 2 km d'écart avec les autres à l'arrivée.
Il pleut, il vente et je commence à fatiguer un peu. Heureusement, Eric arrive...
Alors Eric, je ne le connaissais pas mais à ce moment là, j'ai eu plaisir de discuter avec quelqu'un et d'être un peu moins seul.
On reprend un bon rythme, et on arrive au second ravito, vers le km 52.
Surprise, Alex et ses copains surgissent derrière nous, affamés.
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J'ouvre une parenthèse, Alexandre est bien le filleul de Faby. Et le Faby version VTT, il faut le nourrir et en grande quantité. Alexandre, c'est la même chose. Son arrivé au ravito avec se bande peut être considéré comme l'arrivé des sauterelles version 10 plaies d'Egypte. (Ancien testament - Exode).

A noter, que les furoncles sont aussi une des plaies d'Egypte mais je laisserai Faby en parler (photo à l'appui).
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Entre deux bouchés, Alexandre réussi à m'indiquer qu'ils ne font que le circuit de 35 km car c'est dure et ça monte.
L'équipe de choc
 On repart enfin pour une dizaine de km restants.
Au bout de 64 km (détour compris) d'effort, je rallie Itancourt. Je boucle le parcours en 3h24 et réussi le temps que je m'étais fixé.
Une frite et une bière plus tard, je raccroche le vélo et attend la team Alex qui baguenaude joyeusement dans les champs de colza.
Juste le temps de rentrer qu'il est 12h30 et que l'on glisse les pieds sous la table.
L'après-midi sera réservé à l'étude de la récupération horizontale en chambre.

Le bilan :

 Je suis assez satisfait de ma sortie. Les jambes et l'organisme ont été à la hauteur et les 63 km ont été plutôt bien maîtrisés.
Les conditions seront évidement très différentes pour l'épopée (charge sur le vélo, accumulation de fatigue et D+ deux fois plus importante).
Je pense, cependant que je serai prêt pour la première étape au départ de Hobbitbourg.
Les jours 4 et 5 me font toujours aussi peur mais je ne serai pas le seul à souffrir.
J'ai hâte d'y être et j'ai hâte de devenir un personnage de la prochaine grande saga "L'épopée "!

Francky, le tracteur








mercredi 10 mai 2017

La Grande Route Verte, on sait pourquoi elle l'est !




C'est devenu une habitude, je fais ma rentrée cyclosport à la Route Verte, à "domicile", pour la 4ème année de suite. Seule différence, sur le grand parcours cette année, soit 144 km hors traversée neutralisée d'Epinal, et 2600 m de D+. Un tracé parsemé de "petites difficultés" plutôt que de grands cols, mais qui s'annonce usant, avec :
  • Le Haut Mont : Km18 (473m) 1.1km - 68m D+
  • Prey, route de Fiménil : Km26 ( 499m)1.3km - 86m D+
  • Champdray : Km34 (753m) 5km - 258m D+
  • Les Xettes : Km59 (911m) 3.2km - 239m D+
  • Le Haut du Tôt : Km78.5 (868m) 5.6km - 334m D+
  • Col de Cheneau : Km96 (548m) 1.8km - 144m D+
  • La Suche : Km115 (622m) 2.5km - 193m D+
  • Razimont : Km138 (458m) 1.6km - 90m D+


Pas d'objectif particulier, si ce n'est de faire le traditionnel petit point forme de début de saison, et surtout prendre autant de plaisir que l'année dernière, où nous avions bénéficié d'un grand soleil et de températures presque estivales.

Les prévisions météo sont à nouveau bonnes cette année. Je pars donc en court, avec une veste thermique par précaution. Et heureusement parce que finalement, un fin crachin tombe pendant que nous attendons le départ. Le speaker a beau annoncer que la pluie doit cesser rapidement, elle tombera presque sans discontinuer pendant toute l'épreuve, accompagnée d'un vent plutôt soutenu... ...Et de températures qu'on qualifiera pudiquement de légèrement en dessous des normales saisonnières (4 à 6°).



Comme d'habitude, je pars en fond de grille. Et comme d'habitude, c'est un peu pénalisant, les 20 1ers km étant très peu vallonnés. Les écarts se creusent vite et je me retrouve dans un groupe un peu inférieur à mon niveau, avec lequel je roule jusqu'à Épinal.

Ça s'éclaircit ! 

Sur une mauvaise inspiration je zappe le 1er ravito : je ne verrai jamais le 2ème ! Et tenter de raccrocher un groupe un peu plus rapide, combiné à la pluie, au vent, au froid et le manque d'alimentation me met dans un certain état de faiblesse au moment d'attaquer les principales difficultés.

La chaussée reste légèrement humide ;-)

Heureusement, en haut du Haut du Tôt, et après dépassé quelques concurrents s'abritant pour se réchauffer au mieux sur les bords de la route, j'arrive à faire la jonction avec un petit grupetto. C'est ensemble que nous roulerons les 50 derniers kilomètres.

330 inscrits sur le grand parcours, 200 et quelques classés à l'arrivée, votre serviteur à la 160ème place (Steve Chainel fait 2 sur le grand parcours, Julien Absalon 1 sur le petit), un petit air de l'EDT 2014 Pau - Hautacam : le plateau repas est apprécié à l'arrivée !



Espérons que la suite (Guy Cividin, Alsacienne et Cyclo de la Madeleine) sera plus estivale !!

En vidéo :


Les + :
- Le parcours aurait été magnifique de jour et en été (même si certains tronçons sont bien abîmés) ;-)
- Le petit sac à dos cadeau,
- Un petit col en plus pour ma collection,
- Je n'ai pas crevé, je n'ai pas chuté, je ne suis pas (plus) malade 2 jours plus tard (qu'avant),
- La Route Verte est (désespérément) utile chaque année pour bien me rappeler l'ensemble des erreurs à ne pas faire (hydratation, alimentation, tenue, forcing pour accrocher un bon groupe au départ, etc.).

Les - :
- Merci Météo France, pas toujours évident de trouver du plaisir dans ces conditions !
- Quelques carrefours non sécurisés, 3 ravitos annoncés, 2 constatés (et plutôt minimalistes)... ...mais on ne peut que remercier les malheureux signaleurs et bénévoles ont eu un sacré mérite à tenir la baraque sous la pluie à 6°.

mardi 21 février 2017

Epopée : Roadmap et profils d'étapes

Une fois les inscriptions à l'Epopée closes (rappelez vous, c'était en fin décembre 2016), je me suis attaqué à trouver des hébergements.
J'ai donc fait un découpage plus fin des différentes étapes, d'abord pour équilibrer les distances et D+, et j'ai ensuite prié pour trouver des logements.
Certains des participants auraient voulu qu'on loue un camping car, mais une analyse des forces et faiblesses de chaque solution nous a amener à garder cette idée pour une autre fois.

Avec l'aide de Lise qui m'a trouvé le premier lieu, j'ai finalement trouvé des hébergements quasi parfaitement situés, avec bon confort, et des personnes qui ont l'air tout à fait charmantes pour nous accueillir. Profitant de l'expérience du Périple, je me suis assuré d'avoir des points de restauration à proximité. On est donc parés.

Fort de ces nouvelles informations, j'ai refait les étapes en format GPX. J'ai ensuite gommé au maximum les pentes trop fortes : pas question de faire du + de 15%, l'expérience Périple nous a montré que cela rimait quasi toujours avec poussée de vélo, et franchement ça ne nous intéresse pas. Dans le cas de pente trop forte, j'ai trouvé des alternatives. A noter que je ne l'ai évidemment fait que dans les montées. Les descentes sont elles totalement libres :o).

Pour les premières et dernières étapes, la trace est fait sur base d'essais terrains, donc un peu plus optimisée pour nous permettre d'avoir du fun. Pour les autres, c'est que sur plan, donc il y aura ce qu'il y aura.

A part la dernière étape qui sera sujette à modification en live (j'ai tracé ici l'essentiel, mais en fonction du temps et de l'énergie dont nous disposons nous tournerons dans mes terres de la Comté), les étapes sont à présent fixées et ne bougeront plus.

Voici donc la RoadMap complète de l'Epopée

Roadmap de l'Epopée

A présent, je vais vous présenter les profils des différentes étapes.

Etape 1 : la Parade
Comme annoncé, ce jour sera celui de la Parade. Nous partirons à plein, et nous proménerons dans les endroits où tout a débuté pour moi en ce qui concerne le VTT. Les petites pointes que vous voyez au début sont les terrils où nous aurons l'occasion de nous amuser sur les petites bosses et sur les petits singles du plateau. Le tout se fera à rythme de sénateur jusqu'au km 25 environ, car mes neveux et mon père nous accompagneront jusque là.
Ensuite, on accélerera un peu la cadence car il faudra quand même avaler 50 km jusque Mons. Rien de bien méchant en terme de D+, on se chauffe simplement.

Etape 2 : la plus longue
C'est l'étape la plus longue en terme de km car on approche les 80. Au niveau D+, rien de rien méchant car ça monte globalement en douceur, à part une petit pointe au delà des 10% au km 58. Cette étape nous met déjà un peu plus en difficulté, mais reste quelque chose qui se gère.

Etape 3 : Bref mais intense
Ici on raccourcit la longueur de plus de 10 km, par contre on augmente le D+. On démarre sur du profil un peu accidenté, mais correct jusqu'au km20. Puis on enchaine sur 25 km de montagne russe. On a une petite saleté au km 38 que je n'ai pas pu esquiver. Celle là va piquer sévérement, mais sera récompensée par un joli tobogan au km 42. Une fois le km 45 passé, on a une fin d'étape plus clémente.

Etape 4 : le Dragon

Pour les non initiés, dans notre jargon, un dragon c'est un challenge, un défi à relever qui est loin d'être gagné d'avance. C'est parfaitement la définition de cette 4ème étape. Déjà, lors d'un trajet en étape comme celui-ci, le 4ème jour est souvent le plus compliqué physiquement. On commence à piocher pour de vrai. Ensuite, le profil de cette étape est particuliètement vicieux. Faites bien attention à l'échelle : la petite dent du début claque ses 100m de D+. Donc la dent du milieu est aussi effrayante que celle qui orne la bouche de Gargamel. Avec 1529m de D+ sur 78.15 km, on est sur l'étape reine de l'Epopée, celle qu'il faut affronter en ayant déjà fait 3 jours. Si on passe celle-ci... bin faudra encore faire les 3 suivantes ;op

Etape 5 : Presque une étape de repos
Hors mis la vilaine pente du km 8, rien de bien méchant sur cette étape qui passe pour une anorexique à côté de la précédente. Moins de km (-15), moins de D+ (-600, on n'atteint pas les 1000), autant dire qu'on n'est plus dans la même catégorie. Et franchement c'est pas plus mal. On aura trois vrais coups de cul, de moins en moins raides. Si on gère correctement, ça pourrait presque permettre de récupérer. Il faudra veiller à ne pas se laisser entrainer par les éléments frais qui nous auront rejoints le matin même (Gros Paquet et le Scarabée).

Etape 6 : Ca monte... et ça descend
On démarre par une belle petite saleté pour laquelle on pourra remercier chaleureusement le Barlout'. C'est en effet la pente qui nous amène chez ses beaux parents où vient le ramasser. On devrait également y retrouver Mr Chatouille. On traversera ensuite un pré, a priori vaguement praticable, pour éviter de se taper la soeur jumelle de cette pente. Pour la suite de l'étape, on monte plusieurs fois en pente pas trop raide et on descend à pic : tout ce que j'aime :o)
On finit sur de la descente en douceur pour débarquer chez Gros Paquet. Une étape pas trop longue, avec un petit millier de m de D+, assez similaire en nombre à la précédente.

Etape 7 : la Finale
Rien de vilain dans cette dernière étape. Il s'agit de traverser un bout de Luxembourg pour arriver dans ma Comté. La petite mocheté au km 31 est esquivable si j'ai pas envie, ça dépendra de mon humeur. A partir du km 32, il peut y avoir une faille spacio-temporelle : on pourra à l'envie de faire la Nickel Chrome, la Difel Ruspan, le Godillard, le Single Cross, la First Lady, le Single du Dragon, etc.., bref, on peut se faire toutes nos descentes favorites, qui nécessitent bien sûr de remonter d'une façon ou d'une autre. Puis on passera par Volmerange pour l'aspect symbolique, avant de rejoindre nos familles et amis pour la fête d'arrivée à Entrange. Une étape finale modulable qui nous permettra d'arriver par trop tard, et on l'espère pas trop tannés, pour célébrer dignement cette semaine folle.


Rien que de décrire ces étapes, j'ai hâte d'y être !


mardi 24 janvier 2017

Le fête d'arrivée de l'Epopée

Aujourd'hui, un post qui va parler à notre chère branche Transat' : le fête d'arrivée de l'Epopée !

Car oui, une Epopée, ça mérite une fête à l'arrivée pour célébrer l'exploit des participants (réussir à rentrer vivant, quelque soit le nombre d'étapes effectuées, étant déjà une performance), se retrouver tous ensemble, et festoyer joyeusement autour d'un barbec.

Comme Lise et moi avions très envie de louer une certaine salle proche de chez nous, le Casino de la Mine à Entrange, et comme je dois y loger toute ma famille qui viendra pour l'occasion (et oui, les Fabbri faisant l'étape départ, ils sont tous la fête d'arrivée), on a décidé de prendre la salle à notre charge. Et ouais, c'est cadeau ! Par contre on vous demandera une participation pour l'organisation (pécunière pour les achats de bouche et cuisinière pour préparer une salade et/ou un dessert).

Maintenant, quelques détails sur l'organisation de la fête elle-même, sous forme de questions réponses :
  • C'est quand ?
    • Les samedis 1er juillet et dimanche 2 juillet 2017
  • Deux jours ?
    • Et bin ouais ! Comme la salle se loue au week-end, l'idée est de faire la fête samedi soir après l'arrivée des bikers, puis de faire rebelote le lendemain pour manger les restes et ranger et nettoyer un peu
  • On dort où?
    • Bin chez vous. De toute façon, je me rappelle à l'anniv de Lise qui s'était fait sous un format similaire, et peu de gens étaient restés alors qu'on avait des dortoirs à foison.
  • On doit dire rapidement si on vient ?
    • Oui parce qu'il faut qu'on se répartisse les tâches de préparation. L'idée est que je commanderai de la bidoche à cuire au barbec, et qu'on se répartisse les tâches pour préparer des salades et des desserts. Donc indiquez en commentaire de ce post votre venue, à combien, afin qu'on puisse organiser tout cela
  • On est obligé de revenir le dimanche ?
    • Nan, mais c'est plus la fête si vous le faites :o) Et puis un petit coup de main pour nettoyer n'est pas de refus !
  •  Mais c'est qui qui peut venir ?
    • Les gens qui participent à l'Epopée pour 1 ou plus d'étapes, et leurs conjoints/enfants évidemment
  • C'est ton anniversaire ?
    • Non, je me retrouve juste à organiser parce que comme j'ai lancé l'Epopée, bin c'est moi qui prépare tout. Mais à la base c'est un truc de groupe. Après, c'est vrai qu'on a pris l'initiative de louer la salle avec Lise, mais l'idée de faire une fête n'est pas que la mienne, c'est la volonté de l'ensemble des participants à l'Epopée. D'où mes rappels permanents le midi à la cantine pour dire que c'est pas MON Epopée, pas MA fête, mais un truc de groupe auquel chacun a son mot à dire et peut contribuer. ;op Bref, inutile de prévoir un cadeau, mon anniv est déjà passé ;op
  • C'est quoi qu'on mange déjà ?
    • Un barbec ! C'est fun, estival, et comme il va pas pleuvoir (chante Faby-fils-du-soleil, chante) ce sera parfait. Bon, s'il pleut on trouvera un moyen pour protéger les barbecs. Donc on fera des grillades, qui seront accompagnées de salades diverses préparées par les participants, on mettra des claquos à cuire au barbec, puis des desserts préparés par les participants aussi.
  • Comment on sait ce qu'on prépare ?
    • Quand on saura qui vient, on fera une estim de ce qu'il faut préparer, et après on fera un appel d'offre avec le principe suivant : le premier qui s'exprime a gagné. Par exemple si on décide de faire une salade de chips, le premier qui dit "c'est moi qui fait la salade de chips" a gagné et la fera. Au sujet de la salade de chips en particulié, c'est moi qui la fait :op
  • C'est à quelle heure samedi ?
    • Un peu trop tôt pour répondre, mais comptez 17-18 heures histoire de laisser le temps aux cyclistes d'arriver et de prendre une douche
  • Ouais mais si on veut les voir arriver les cyclistes ?
    • Bin alors ce sera plus tôt
  • Comment je dis que je viens et à combien je viens déjà ?
    • En commentaire de ce message
  • Et si j'ai des autres questions ?
    • Tu peux les poser en commentaire et j'y répondrai. Ou bien par email. Et après je referai un post avec des FAQs pour compléter ces questions.
Voilà, c'était un rapide message pour indiquer à ceux qui ne le savaient pas encore qu'il y aura la fête post-Epopée, et pour commencer à la préparer ensemble.
N'hésitez pas à poster toute question en commentaire, et surtout à confirmer votre participation !

lundi 2 janvier 2017

[Tuto] Zwift, les courses...

Lorsque j’ai partagé ma découverte de Zwift à l’automne 2015, notre président des Chacals, l’émérite Dubinou, avait immédiatement pensé aux possibilités de courses. Je le cite : « Est-ce qu'il y a un mode course, où tu pourrais former une équipe et tout ? Ce serait top ! ». Et je n’y croyais pas trop, pensant, et je me cite ;-) que « ce serait tricherie à tous les étages ».
En effet, pour tous les cyclistes intérieurs qui ne disposent pas d’un home trainer « smart » ou d’un capteur de puissance, augmenter ses watts consiste à réduire la résistance de son matos… …et pour les autres, déclarer un poids plume revient à hausser considérablement son rapport watts / kg.

Mais les courses en question ont vu le jour, grâce à http://www.zwiftpower.com/, et c’est plutôt bien pensé, donc addictif.

Photo

Quelques règles ont même été mises en place pour limiter les « irrégularités », via une agence anti-dopage  (http://zwiftblog.com/zada/, si, si !) qui contrôle la cohérence des données.

Bien sûr, on peut imaginer que certains home trainers soient sur-étalonnés et que quelques participants soient plus sveltes dans le monde virtuel que dans leur garage, mais finalement, quelle importance ? C’est une belle occasion de faire de grosses séances d’intensité, et les participants étant classés par catégorie de FTP, on trouve toujours de petits pelotons homogènes au sein desquels se tirer la bourre. Bref, encore un moyen de remettre du fun dans l’entraînement hivernal (en attendant la prochaine extension des circuits d’entraînement) !

Comment faire pour participer ? Rien de plus simple :
  1. On crée son profil sur http://www.zwiftpower.com/ et on le lie à Zwift et à Strava
  2. On s'inscrit aux événements correspondants via l'application mobile iPhone ou Android (avant de lancer Zwift), en choisissant bien la catégorie correspondant à sa FTP (si on ne connait pas sa FTP, on se fait le test FTP qui va bien dans Zwift)
  3. Et c'est tout !


***

PS : Au-delà de ça, le fait d’être passé à un smart trainer (un petit Elite à 300 € sur le web) joue beaucoup aussi dans le ressenti et le réalisme des séances ;-). Quelques infos sur la config :
  • Elite Qubo Smart Digital B+ (transmet en Ant+ ou Bluetooth)
  • Mode ERG (auto adapte la résistance en fonction de la cadence / vitesse pour cibler une zone de puissance visée, très pratique sur des séances d’entraînement structurées) ou simulation pilotée par application externe (attention, par défaut Zwift « lisse » le relief ; perso j’ai modifié le paramètre en question pour augmenter la sensation de montée / descente)
  • A étalonner en Ant+ ou via l’application Bluetooth dispo sur iPhone (et Android j’imagine), sous peine d’avoir des résultats particulièrement folkloriques !