Ca y est ! Le Périple, c'est demain !
Pour fêter cela, on a déclaré le 22 juin "Chacal Day" et invité les copains du boulot à venir avec leur maillot.
Bon, en cette veille de fête nationale Luxembourgeoise, on n'était pas au complet, mais ça donne une photo sympa sur la Place des Oliviers du Golboule.
Il est temps pour moi de rejoindre ma voiture, sur laquelle est déjà accroché mon vélo, et filer, sous la pluie battante, chez Faby où je passe la nuit afin d'être déjà sur le lieu de départ.
Pour moi, le Périple commence maintenant !
lundi 22 juin 2015
mercredi 17 juin 2015
Dernière ligne droite avant le Périple
Dans quelques jours a lieu le Périple. Le moment pour moi de faire le tour des Chacals afin de voir l'état de forme de chacun.
On va faire ça par branche, histoire que chacun puisse se retrouver facilement et râler au sujet de son affectation.
J'avais les jambes un peu lourdes lors de la sortie d'hier, et pour la confiance Faby n'aurait pas du nous emmener dans la Raidassse de Contz où on s'est trouvé scotchés au sol, mais globalement ça devrait le faire. Restons prudents néanmoins, et surtout veillons à ne pas nous cramer trop vite.
Francky représente le facteur x de notre équation. On est dans l'inconnu total. Même si Faby se veut rassurant à son sujet, le fait qu'il compte embarquer pour tout bagage une bouteille de whisky et qu'il ne compte pas prendre d'eau avec lui me laisse pour le moins dubitatif. Attention à la surconfiance, Francky !!!
Pierre est comme d'hab à l'aise en montée, un peu moins en descente. Pas de soucis pour lui en ce qui concerne la première étape.
Mathieu est "dur-au-mal", comme dit le Fab. Il souffre, mais il avance. Je pense que ça va aller également pour lui dans cette première étape.
Je pense bien-sûr à Eléonore, qui fera la voiture balai à partir de l'étape 2 afin de ramasser les cyclistes en détresse.
Evidemment, on va citer la Flo qui fait village étape d'arrivée de l'étape 1 et de départ de l'étape 2, tout en offrant le couvert et le gîte à certains de nos Chacals.
Que dire de Nathalie, qui nous reçoit avant le départ et nous recevra en grandes pompes à l'arrivée ?
Je ne peux pas ne pas citer Zouzou, qui me supporte tous les jours depuis un an que le Périple m'obsède, et qui, comme Nathalie, nous rejoindra à plusieurs endroits sur notre trajet.
Voilà un peu l'état des troupes avant la grand jour.
Je mets maintenant un petit résumé de qui fait quoi, n'hésitez pas à m'indiquer si je dois modifier des infos. Obo, si tu veux t'inscrire sur une étape, n'hésite pas !
Pour chaque étape, je vous mets les identifiants openrunner, comme ça ceux qui veulent jeter un oeil sur le tracé peuvent le faire. A noter que certaines étapes ont des déclinaisons (Newbie, Normal, Pro, Expert). On devrait faire les versions "Normal", mais on ne sait jamais, si on se sent fort, on fera plus dur :o)
Etape 1 :
Date : 23/06/2015
Départ : Rettel
Arrivée : Metz
Id openrunner : 4825403
On va faire ça par branche, histoire que chacun puisse se retrouver facilement et râler au sujet de son affectation.
- La branche crétine :
J'avais les jambes un peu lourdes lors de la sortie d'hier, et pour la confiance Faby n'aurait pas du nous emmener dans la Raidassse de Contz où on s'est trouvé scotchés au sol, mais globalement ça devrait le faire. Restons prudents néanmoins, et surtout veillons à ne pas nous cramer trop vite.
- La nouvelle branche :
Francky représente le facteur x de notre équation. On est dans l'inconnu total. Même si Faby se veut rassurant à son sujet, le fait qu'il compte embarquer pour tout bagage une bouteille de whisky et qu'il ne compte pas prendre d'eau avec lui me laisse pour le moins dubitatif. Attention à la surconfiance, Francky !!!
- La vieille branche :
- La branche "Castor Junior"
Pierre est comme d'hab à l'aise en montée, un peu moins en descente. Pas de soucis pour lui en ce qui concerne la première étape.
Mathieu est "dur-au-mal", comme dit le Fab. Il souffre, mais il avance. Je pense que ça va aller également pour lui dans cette première étape.
- La branche routarde :
- La branche houblonnée
- La branche transat'
Je pense bien-sûr à Eléonore, qui fera la voiture balai à partir de l'étape 2 afin de ramasser les cyclistes en détresse.
Evidemment, on va citer la Flo qui fait village étape d'arrivée de l'étape 1 et de départ de l'étape 2, tout en offrant le couvert et le gîte à certains de nos Chacals.
Que dire de Nathalie, qui nous reçoit avant le départ et nous recevra en grandes pompes à l'arrivée ?
Je ne peux pas ne pas citer Zouzou, qui me supporte tous les jours depuis un an que le Périple m'obsède, et qui, comme Nathalie, nous rejoindra à plusieurs endroits sur notre trajet.
Voilà un peu l'état des troupes avant la grand jour.
Je mets maintenant un petit résumé de qui fait quoi, n'hésitez pas à m'indiquer si je dois modifier des infos. Obo, si tu veux t'inscrire sur une étape, n'hésite pas !
Pour chaque étape, je vous mets les identifiants openrunner, comme ça ceux qui veulent jeter un oeil sur le tracé peuvent le faire. A noter que certaines étapes ont des déclinaisons (Newbie, Normal, Pro, Expert). On devrait faire les versions "Normal", mais on ne sait jamais, si on se sent fort, on fera plus dur :o)
Etape 1 :
Date : 23/06/2015
Départ : Rettel
Arrivée : Metz
Id openrunner : 4825403
Participants (7): Faby, Cyrille, Michel, Hobbit, Pierre, BM, Gros Paquet
Etape 2 :
Date : 24/06/2015
Départ : Metz
Arrivée : Dommartin-Sous-Amance
Ids openrunner : 4827936
Date : 24/06/2015
Départ : Metz
Arrivée : Dommartin-Sous-Amance
Ids openrunner : 4827936
Participants (4): Faby, Cyrille, Michel, Hobbit
Etape 3 :
Date : 25/06/2015
Départ : Dommartin-Sous-Amance
Arrivée : Landange
Ids openrunner : 4828192
Date : 25/06/2015
Départ : Dommartin-Sous-Amance
Arrivée : Landange
Ids openrunner : 4828192
Participants (5): Faby, Cyrille, Michel, Hobbit, Francky
mardi 16 juin 2015
Le père, le fils, et les 3 ballons
Rappelons rapidement le contexte : mon père, le célèbre Dany Boy, s'étant laissé convaincre de courir l'Etape du Tour (Saint Jean De Maurienne - La Toussuire) en binôme avec moi, il nous fallait définir quelques points de synchronisation pour valider ensemble l'avancement de notre préparation. Nous avons donc retenu :
- une randonnée organisée de proximité, les Côtes de Toul (110 km et 1000 D+) pour la mise en jambes,
- une sortie commune montagneuse de dernière minute à définir et à programmer fin juin,
- et donc la cyclosportive des 3 ballons, parcours Medium (110km et 2200 D+).
Elle s'imposait assez naturellement (et je m'aperçois que je repars encore une fois dans des énumérations -presque- sans fin, c'est agaçant mais tellement pratique...) :
- idéalement programmée mi juin, à J - 1 gros mois,
- déjà bien connue de moi-même (parcours medium couru en 2013, et le grand couru l'an dernier),
- dotée de belles difficultés, un cran au dessus de ce qu'on peut trouver ailleurs dans les Vosges en pourcentages,
- logistiquement pratique, avec un bon plan hébergement déjà éprouvé à l'Abbaye de St Colomban, à 2km du départ.
L'occasion pour Dany Boy de se refrotter à la course en peloton, et de se rassurer sur la gestion des fortes pentes dans la durée. Et pour moi de me tester en endurance, l'arrivée du plus beau bébé du monde ne me permettant plus vraiment d'enchaîner les sorties longues...
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| Les forces en présence... |
Bref, nous arrivons sur place assez motivés, malgré une météo incertaine. L'abbaye de Luxeuil et son personnel sont toujours aussi accueillant, le dîner au Bougnat toujours aussi orienté pâtes, on ne change pas une équipe qui gagne (mais on l'optimise, double dessert cette année ;-)...
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| Le camp de base |
On est donc fin prêts le jour J, avec 45 minutes d'avance sur la ligne de départ. L'objectif est de boucler le parcours sans forcer, en s'arrêtant aux ravitos, dans un rythme similaire à celui que nous adopterons pour l'EDT, et de rallier l'arrivée frais et rassurés sur la forme du moment.
| Les toilettes sont déjà prises |
| Ready to go ! |
| Couvert mais sec, ça ne durera pas !! |
La météo est finalement correcte, il fait déjà bon (pas loin de 20°C déjà à 8h) et le Col des Chevrères arrive déjà.
Pour rappel, cette charmante petite grimpette, c'est 5 km bucoliques et charmants à 5%, puis 4 km moins bucoliques et moins charmants, à 10% de moyenne, avec des pics à plus de 20% (et un km plein à 14,9). La montée se passe bien, même si il est difficile de rouler au train, et que l'on doit zig-zaguer entre les collègues qui ont mis trop gros et restent plantés, les marcheurs (déjà !), les trous et gravillons (malgré le passage du Tour, la route est restée assez rustique), et même les chutes ! C'est assez particulier, ce sentiment d'être sur un replat quand le %age retombe à 10...
Arrivé au sommet, quelques gouttes, et l'occasion de se ravitailler. On s'arrête quelques minutes pour remettre les coupe-vent, remplir les gourdes, et procéder pour certain à une rapide vidange...
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| Le gros nounours annonciateur de la montée du Ballon de Servance (ou de la Planche des Belles Filles si on prend à droite) |
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| 17%... |
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| Dany le descendeur... |
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| Une curiosité : le paradis du nain de jardin à Faucogney (capture googlemap) |
- on en a encore sous le coude (et dans les jambes),
- sans pour autant avoir trop traîné en route, puisque nous finissons à la 250ème place sur 800 et quelques inscrits et un peu moins de 700 classés,
- en ayant accéléré progressivement (plus lents au début que le moi de 2013, plus rapide dans Servance et Beulotte, et en doublant beaucoup plus qu'en étant dépassés à partir des Chevrères).
Et comme je l'ai laissé entendre juste avant, Dany manque de peu de nous faire rester pour le podium, en finissant 6ème des 67+. Au 1/4 d'heure près que nous avons passé en arrêts divers pas toujours nécessaires. La classe. D'ailleurs le Dany, il n'en a pas eu assez : je viens de voir qu'il a remis 70km de plus dans la bannette le lendemain, le filou !
Un mot pour conclure de la cyclo elle-même :
- une bonne organisation dans l'ensemble (ravitos très corrects, beaucoup de bénévoles, de nombreuses motos - y compris dans le fossé ;-)) mais un manque parfois de signaleur dans des zones dangereuses)
- un parcours vraiment varié (autant sur le court que sur le long), à faire pour ceux qui ne le connaissent pas (et à refaire pour ceux qui sous la pluie n'auront pas tout vu cette année !)
- une bonne pasta party, et un lieu approprié pour gérer l'arrivée.
La trace : https://www.strava.com/activities/324525796
Libellés :
3 ballons,
3 ballons 2015,
compte-rendu,
cr,
cyclosport,
cyclosportive,
grand trophée
lundi 1 juin 2015
La Confirmation : revue du matos
Comme je disais dans mon article précédent, la confirmation n'a pas seulement permis de vérifier l'état des bonhommes et la faisabilité du Périple. Elle nous a permis de tirer quelques leçons côté matos. Je vais y aller par catégories.
Le vélo
Intuitivement, je me suis dit que j'allais prendre mon Scalpel. Ce reflexe vient peut-être de la peur de me faire voler mon nouveau joujou ? Pas seulement. Le Scalpel dispose du célèbre développement du Hobbit, donc j'ai du me passer en allant vers un mono-plateau. Et le développement du Hobbit, c'est vachement bien quand il s'agit de monter, surtout quand on monte longtemps.
Pour ceux qui ne suivent pas du tout, le développement c'est la distance parcouru par votre vélo pour un tour de pédales, et cela dépend directement de l'association entre le nombre de dents sur le plateau avant et celui utilisé sur la cassette arrière (pignons). Pour le matheux, il s'agit de faire le quotient entre le nombre de dents à l'avant, et le nombre de dent à l'arrière, et de multiplier celui-ci par la circonférence de la roue. Comme cette dernière valeur est fixe sur votre vélo, vous comprendrez que c'est donc en jouant sur le nombre de dents avant ou arrière qu'on augmente ou diminue la distance parcourue par votre vélo sur un tour de pédale.
Et évidemment, comme ce n'est pas magique, plus votre vélo a un gros développement, plus il va loin, mais moins c'est facile de pédaler. Donc notamment lorsque ça monte, on aime avoir un petit développement, qui permet de mouliner les pates facilement, et de monter, quite à ce que ce soit tout doucement.
Le développement du Hobbit, c'est 22 dents à l'avant pour 34 à l'arrière. Le quotient est donc de 0.647, pour des roues de 26 pouces.
Sur le Spectral, j'ai 30 avant pour 42 arrière, soit 0.714, pour des roues de 27 pouces.
Pas besoin d'avoir fait trop de maths pour piger que le Spectral est plus dur à monter. Même si dans les faits, je le grimpe partout où je grimpe le Scalpel, je suis quand même obligé de me fatiguer plus, et sur un Périple de 5 jours, ça vaut le coup de se dire que dans certaines montées on pourra mouliner et grimper tout tranquillement sans trop se crever.
Vous êtes encore là ? Bon, promis, j'arrête les maths !
Les deux jours sur mon bon Scalpel se sont bien passé. La position est bonne, les petites cornes permettent de changer la position des mains... Pas à dire, ça reste mon vélo :o). Dire que certains voudraient que je le vende !
Bon alors il faudra que je bricole un peu avant le jour J pour lui changer un pneu, mettre une nouvelle chaine, une nouvelle cassette, des nouveau freins, mais ce que je peux dire, c'est Scalpel validé pour le Périple !
La selle
Lorsque j'ai acheté le Scalpel, il était équipé d'une selle fi'zik magnifique mais hyper douloureuse mon délicat fessier. J'avais remonté mon bonne grosse selle royale du coup, mais les autres Chacals se sont trop foutu de ma gueule. J'ai alors fait l'acquisition d'une selle italia, à la fois confortable et plutôt design (quoiqu'en dise le Fab, qui la trouve moche mais est bien content que j'en avais une de rab à lui prêter). C'est elle que j'ai utilisé jusqu'alors sur le Scalpel, et franchement je n'ai jamais eu à m'en plaindre. Aujourd'hui, j'ai une nouvelle selle sur le Spectral, qui est hyper fine mais curieusement parfaitement adaptée à ma morphologie.
Du coup, en repassant sur le Scalpel pour la Confirmation, ça m'a fait super mal. Sérieux, au bout de 30 bornes, j'avais mal non seulement sur la partie la plus charnue de mon individu, mais également au niveau de la partie de mon anatomie qui me range du côté des mâles.
Après la première étape, j'ai donc changé la selle et remonté ma selle Royale, la grosse confortable. Et bien ça a été beaucoup mieux le deuxième jour, alors que mon corps était endolori de la veille.
Selle Royale validée pour le Périple !
Le porte-bagage
Je vous ai présenté le porte-bagage sur un poste précédent. Et bien franchement je ne suis pas déçu. Je ne l'avais pas trop serré initialement et il a un peu bougé. Par ailleurs la position haute que je lui avais mis le premier jour faisait que je touchais un peu mon sac avec l'arrière de mes cuisseaux. Du coup, entre les deux jours, j'ai redémonté le porte-bagage et l'ai réinstallé plus bas. J'ai mieux serré ses petites sangles, et franchement il n'a pas bougé d'un pouce sur le deuxième jour. Du super matos.
Porte-bagage validé pour le Périple !
Le prolongateur de porte-bagage
On a voulu s'assurer que le prolongateur en PVC fabrication maison tenait le choc. A l'arrivé du premier soir, on a descendu comme des vaches sur Fields n' Meadows. Bilan : ma place était fendue sur la largeur, celle du Fab sur la longueur. La mienne s'est même arraché sur une des attaches.
On a néanmoins remonté nos bagages dessus le deuxième jour et ça n'a pas bougé. En fait, on se demande si on ne pourrait pas se passer de la plaque de PVC. J'ai testé le lendemain de la confirmation, et en effet, juste avec les sangles bien tendues, le sac tient bien. Il bouge un peu plus, mais ça pourrait passer.
Bon, on va voir si on peut trouver un truc plus résistant que le PVC, mais dans le pire des cas on refait pareil. Prolongateur pas tout à fait validé pour le Périple.
Le sac étanche
Il n'a pas plu pendant la confirmation, alors on n'a pas pu attester de l'étanchéité du sac. En tout cas, la taille est la bonne. On a pu mettre un bon nombre de truc dedans. Le soucis après c'est le poids. Moi j'ai voulu alléger, alors j'ai accroché la lampe sur le guidon, la batterie sous le cadre, et mis dans trucs dans mon sac à dos pour mieux répartir les masses. Fab en a mis plus dans le sac sur porte-bagage et moins dans le sac à dos. Je pense qu'il avait raison, car j'ai eu un peu mal en haut du dos. Pour le Périple, je chargerai le sac à dos au minimum : la flotte, le kway (et surpantalon), et pis c'est tout !
En tout cas le sac a rempli son office et est validé pour le Périple.
La flotte
J'avais 2 Litres dans la poche à eau et une gourdasse de 750 mL. Les deux fois, le Fab parti avec 1 seul litre m'a bu ma gourde, et j'en aurais bien bu un peu plus. Je pense que 2L et demi de flotte pour 75 bornes c'est pas mal. Donc pour le Périple, je vais continuer avec 2 L dans le dos et 750 mL en bas, et JE NE PARTAGERAI PAS !!! Qu'on se le dise ! Fab, tu as intérêt à monter des porte-bidons ! Francky, il parait que tu es comme un chameau et que tu ne bois jamais. Gare à toi si tu as soif, tu risques de devoir faire comme Bear Grylls (cliquez dessus pour voir en images).
2L et demi de flotte mini pour le Périple !
La batterie de la lampe pour recharger le GPS
Comme il y avait pas mal de soleil le 2ème jour, j'ai du pousser la luminosité du GPS pour bien suivre la trace. Et à un moment, j'ai vu que je pouvais tomber à cours d'énergie. J'ai alors branché la batterie de la lampe sur le Garmin et ça a fonctionné impecc. Quand on est arrivé, il était limité rechargé à fond.
Batterie de lampe LowGravity + chargeur USB + Garmin validés pour le Périple !
Le reste du matos
On a essayé de faire au mini pour le matos, pour voyager le plus léger possible. Globalement, je pense que l'organisation était pas mal. Du coup, j'ai tout noté dans un fichier (partagé avec les Chacals) avec la spatialisation exacte (quoi dans quelle poche). Je sais, c'est limite maniaque, mais au moins je ne stresserai pas avant le départ sur "est-ce que je n'ai pas oublié un truc ???"
Grâce à cela, je peux dire que l'organisation matériel validée pour le Périple !
Le vélo
Intuitivement, je me suis dit que j'allais prendre mon Scalpel. Ce reflexe vient peut-être de la peur de me faire voler mon nouveau joujou ? Pas seulement. Le Scalpel dispose du célèbre développement du Hobbit, donc j'ai du me passer en allant vers un mono-plateau. Et le développement du Hobbit, c'est vachement bien quand il s'agit de monter, surtout quand on monte longtemps.
Pour ceux qui ne suivent pas du tout, le développement c'est la distance parcouru par votre vélo pour un tour de pédales, et cela dépend directement de l'association entre le nombre de dents sur le plateau avant et celui utilisé sur la cassette arrière (pignons). Pour le matheux, il s'agit de faire le quotient entre le nombre de dents à l'avant, et le nombre de dent à l'arrière, et de multiplier celui-ci par la circonférence de la roue. Comme cette dernière valeur est fixe sur votre vélo, vous comprendrez que c'est donc en jouant sur le nombre de dents avant ou arrière qu'on augmente ou diminue la distance parcourue par votre vélo sur un tour de pédale.
Et évidemment, comme ce n'est pas magique, plus votre vélo a un gros développement, plus il va loin, mais moins c'est facile de pédaler. Donc notamment lorsque ça monte, on aime avoir un petit développement, qui permet de mouliner les pates facilement, et de monter, quite à ce que ce soit tout doucement.
Le développement du Hobbit, c'est 22 dents à l'avant pour 34 à l'arrière. Le quotient est donc de 0.647, pour des roues de 26 pouces.
Sur le Spectral, j'ai 30 avant pour 42 arrière, soit 0.714, pour des roues de 27 pouces.
Pas besoin d'avoir fait trop de maths pour piger que le Spectral est plus dur à monter. Même si dans les faits, je le grimpe partout où je grimpe le Scalpel, je suis quand même obligé de me fatiguer plus, et sur un Périple de 5 jours, ça vaut le coup de se dire que dans certaines montées on pourra mouliner et grimper tout tranquillement sans trop se crever.
Vous êtes encore là ? Bon, promis, j'arrête les maths !
Les deux jours sur mon bon Scalpel se sont bien passé. La position est bonne, les petites cornes permettent de changer la position des mains... Pas à dire, ça reste mon vélo :o). Dire que certains voudraient que je le vende !
Bon alors il faudra que je bricole un peu avant le jour J pour lui changer un pneu, mettre une nouvelle chaine, une nouvelle cassette, des nouveau freins, mais ce que je peux dire, c'est Scalpel validé pour le Périple !
La selle
Lorsque j'ai acheté le Scalpel, il était équipé d'une selle fi'zik magnifique mais hyper douloureuse mon délicat fessier. J'avais remonté mon bonne grosse selle royale du coup, mais les autres Chacals se sont trop foutu de ma gueule. J'ai alors fait l'acquisition d'une selle italia, à la fois confortable et plutôt design (quoiqu'en dise le Fab, qui la trouve moche mais est bien content que j'en avais une de rab à lui prêter). C'est elle que j'ai utilisé jusqu'alors sur le Scalpel, et franchement je n'ai jamais eu à m'en plaindre. Aujourd'hui, j'ai une nouvelle selle sur le Spectral, qui est hyper fine mais curieusement parfaitement adaptée à ma morphologie.
Du coup, en repassant sur le Scalpel pour la Confirmation, ça m'a fait super mal. Sérieux, au bout de 30 bornes, j'avais mal non seulement sur la partie la plus charnue de mon individu, mais également au niveau de la partie de mon anatomie qui me range du côté des mâles.
Après la première étape, j'ai donc changé la selle et remonté ma selle Royale, la grosse confortable. Et bien ça a été beaucoup mieux le deuxième jour, alors que mon corps était endolori de la veille.
Selle Royale validée pour le Périple !
Le porte-bagage
Je vous ai présenté le porte-bagage sur un poste précédent. Et bien franchement je ne suis pas déçu. Je ne l'avais pas trop serré initialement et il a un peu bougé. Par ailleurs la position haute que je lui avais mis le premier jour faisait que je touchais un peu mon sac avec l'arrière de mes cuisseaux. Du coup, entre les deux jours, j'ai redémonté le porte-bagage et l'ai réinstallé plus bas. J'ai mieux serré ses petites sangles, et franchement il n'a pas bougé d'un pouce sur le deuxième jour. Du super matos.
Porte-bagage validé pour le Périple !
Le prolongateur de porte-bagage
On a voulu s'assurer que le prolongateur en PVC fabrication maison tenait le choc. A l'arrivé du premier soir, on a descendu comme des vaches sur Fields n' Meadows. Bilan : ma place était fendue sur la largeur, celle du Fab sur la longueur. La mienne s'est même arraché sur une des attaches.
On a néanmoins remonté nos bagages dessus le deuxième jour et ça n'a pas bougé. En fait, on se demande si on ne pourrait pas se passer de la plaque de PVC. J'ai testé le lendemain de la confirmation, et en effet, juste avec les sangles bien tendues, le sac tient bien. Il bouge un peu plus, mais ça pourrait passer.
Bon, on va voir si on peut trouver un truc plus résistant que le PVC, mais dans le pire des cas on refait pareil. Prolongateur pas tout à fait validé pour le Périple.
Le sac étanche
Il n'a pas plu pendant la confirmation, alors on n'a pas pu attester de l'étanchéité du sac. En tout cas, la taille est la bonne. On a pu mettre un bon nombre de truc dedans. Le soucis après c'est le poids. Moi j'ai voulu alléger, alors j'ai accroché la lampe sur le guidon, la batterie sous le cadre, et mis dans trucs dans mon sac à dos pour mieux répartir les masses. Fab en a mis plus dans le sac sur porte-bagage et moins dans le sac à dos. Je pense qu'il avait raison, car j'ai eu un peu mal en haut du dos. Pour le Périple, je chargerai le sac à dos au minimum : la flotte, le kway (et surpantalon), et pis c'est tout !
En tout cas le sac a rempli son office et est validé pour le Périple.
La flotte
J'avais 2 Litres dans la poche à eau et une gourdasse de 750 mL. Les deux fois, le Fab parti avec 1 seul litre m'a bu ma gourde, et j'en aurais bien bu un peu plus. Je pense que 2L et demi de flotte pour 75 bornes c'est pas mal. Donc pour le Périple, je vais continuer avec 2 L dans le dos et 750 mL en bas, et JE NE PARTAGERAI PAS !!! Qu'on se le dise ! Fab, tu as intérêt à monter des porte-bidons ! Francky, il parait que tu es comme un chameau et que tu ne bois jamais. Gare à toi si tu as soif, tu risques de devoir faire comme Bear Grylls (cliquez dessus pour voir en images).
2L et demi de flotte mini pour le Périple !
La batterie de la lampe pour recharger le GPS
Comme il y avait pas mal de soleil le 2ème jour, j'ai du pousser la luminosité du GPS pour bien suivre la trace. Et à un moment, j'ai vu que je pouvais tomber à cours d'énergie. J'ai alors branché la batterie de la lampe sur le Garmin et ça a fonctionné impecc. Quand on est arrivé, il était limité rechargé à fond.
Batterie de lampe LowGravity + chargeur USB + Garmin validés pour le Périple !
Le reste du matos
On a essayé de faire au mini pour le matos, pour voyager le plus léger possible. Globalement, je pense que l'organisation était pas mal. Du coup, j'ai tout noté dans un fichier (partagé avec les Chacals) avec la spatialisation exacte (quoi dans quelle poche). Je sais, c'est limite maniaque, mais au moins je ne stresserai pas avant le départ sur "est-ce que je n'ai pas oublié un truc ???"
Grâce à cela, je peux dire que l'organisation matériel validée pour le Périple !
mardi 12 mai 2015
La Confirmation
Avant le Périple, Fab et moi avions décidé d'utiliser deux jours d'un week-end pour vérifier si notre aventure était bien faisable. L'idée était de partir deux jours d'affilée, avec tout le matos qu'on compte prendre pour le Périple, et de réaliser deux fois le POC : une fois Metz-Volme, une fois Volme-Metz.
La date fixée pour ce faire était les 9 et 10 mai. Malheureusement, je me suis esquinté un doigt en stage Irwego, et Fab s'est fait un méchant torticoli peu de temps avant. Qu'à cela ne tienne ! N'ayant pas d'autre date à disposition, et ressentant le besoin de vérifier que le matos, les systèmes de fixation et les cyclistes étaient vaguement prêts à le faire a été plus fort. Notre projet fut maintenu, et laissez-moi vous conter l'histoire telle qu'elle eut lieu...
On a appelé ça : la Confirmation !
Le vendredi 8 mai, Faby débarque chez moi après le travail. Objectif : finaliser le système d'accroche du bagage, et dernier check du biclou. Pour le système d'accroche, vous avez les photos sur mon article précédent. On bricole un peu, et alors que je commençais à me sentir stressé depuis le matin à force de tourner pour préparer mes affaires, bidouiller les biclous avec mon copain crétin me met dans l'ambiance. Je sens qu'on part pour de l'inédit, et je commence à être bien motivé.
Le samedi 9 mai, je me lève en pensant à Robert Schuman... euh, non en fait, je me lève à 6h40 avec une bonne tête dans le cul. Heureusement, j'ai bien dormi, ce qui est rare avant une sortie VTT. Je passe à la salle de bain, revêt mon costume de Chacal Vert, accroche les vélos sur la voiture et file chercher le Fab chez lui. Il finit de nous préparer les sandwitchs du midi lorsque j'arrive. On file immédiatement à Metz, où on se gare pas loin de chez la Flo. Là, on arrime le matériel sur les vélos et on va sonner chez notre copine qui nous attend pour le petit dej.
On monte les vélos dans les escaliers pour pas les laisser dans la rue, et immédiatement on se rend compte que ceux-ci ont vraiment pris de l'embonpoint. Avec le sac et le porte-bagage, bidons et autres accessoires posés sur le guidon (lampe et batterie), le truc doit faire facile 20 kilos, voire plus. Le poids d'un vélo à assistance électrique... sans assistanec électrique. Le petit déjeuner se passe dans une ambiance typique POC : franche camaraderie teintée d'un soupçon de pression d'avant l'effort.
On ne traîne pas trop, car on a prévu d'arriver à Volme vers 19h, même si je rêve secrètement de l'atteindre vers 17h.
Nous mettons en route à 9h20. Le rePOC n'est pas très loin derrière nous, donc on n'a pas trop de mal à trouver notre chemin. Le trajet nous semble presque familier. On avance à un bon rythme sur la partie citadine, mais sommes ravis d'atteindre la forêt pour ne plus avoir de voitures et pour papoter un peu.
On arrive à la première difficulté. C'est le grand test. Est-ce qu'on peut grimper cela sur le vélo ou est-ce que tout va se passer à la marche ? En fait, en prenant son temps et avec une vitesse souple, ça passe tout seul. On sent le poids derrière, mais comme il n'est pas en mouvement, ça ne gêne pas tant que ça. Je me félicite d'avoir pris le Cannondale, disposant du célèbre développement du Hobbit. Je monte doucement, mais sans effort véritable.
On continue à un rythme tranquille et approchons rapidement de Rombas, point habituel de rendez-vous pour le repas de midi. Avant cela, il y a la descente de la Tour de Guêt, mais on sent très vite qu'avec le chargement, il faut éviter de faire les foufous. On prend les lacets très tranquillement. On arrive au point de repas à midi pile. Le petit déjeuner n'est pas loin derrière nous, alors on décide de continuer un peu. On se propose même de se trouver un bar avec terrasse pour prendre un bière en même temps que le sandwitch. La belle vie je vous dis ! Malheureusement, malgré l'interrogatoire réalisé par Fabrice auprès des autochtones, on ne trouve que du bar sans terrasse, et comme on ne veut pas laisser les vélos sans surveillance, on zappe la bière.
On arrive alors dans une belle monté, après laquelle je me rappelle avoir vu une clairière lors du rePOC. Seulement, on atteind en même temps les 35 km de VTT, seuil à partir duquel Fab heurte ce qu'on appelle "le mur des 35". Quasiment à chaque sortie, après 35 bornes, le Fab est à sec. Et cette fois-ci, ça se passe durant une longue montée. Et dans ces cas là, le Fab râle. Déjà il râle après son roulement qui frotte, gratte, et agit comme un frein. Il a eu beau tremper sa roue dans l'eau, ça affaiblit le bruit mais il sent bien que ça le freine. Et puis ça y est, il a faim ! "J'ai faim ! J'ai faim ! J'ai faim !!!" répète-t-il constamment. Il me fait penser à Romane lors de notre sortie dans les Vosges. Je lui conseille alors de faire comme elle, d'appeler Mireille pour lui dire que je ne veux pas comprendre qu'il a tellement faim. Je m'arrête après un arbre renversé au milieu de la montée pour l'attendre, et là il m'annonce qu'on doit faire la pause repas maintenant, ici, tout de suite. Je lui rappelle qu'après une longue pause, redémarrer dans une montée serait hyper casse-pates, et il consent de finir la pente. Une fois celle-ci avalée, on attend avec impatience notre havre de paix tant recherché. On finit sur une clairière, avec des troncs d'arbre en guise de sièges. Cela fera bien l'affaire ! Il est 13h lorsqu'on commence à engloutir nos casses-croûtes, se demandant s'il n'y a pas un banc prêt de la barraque à 50m. On verra plus tard qu'il y en avait bien un, et que 200m plus loin il y avait même un espace pic-nic avec tables et tout :o). Peu importe ! Fab regraisse un coup son roulement couineur, et on reprend la route, enfin le chemin, avec un allant nouveau.
Lorsqu'on arrive à la Vierge face à Fontoy, on se dit que le plus dur est à venir : la célèbre côte de Fontoy, puis la traversée d'Algrange. Je profite que le Fab se repose un peu pour prendre une photo à la fourbe.
On s'engage vers Fontoy, espérant croiser le Glassmon (marchand de glace). Pas de chance, il n'est pas là. Fab essaiera bien de me faire arrêter à une boulangerie pour acheter une glace à l'eau, mais il est trop tard : la pente m'appelle et je m'engouffre sur la Fontoy. Les gens qu'on croise hallucinent de nous voir grimper ça avec tout l'attirail. Une dame dit néanmoins à son amie "mon fils il a fait 36 km de VTT", ce qui nous semble si anécdotique à ce moment de notre parcours.
On réussit à gravir la côte de Fontoy sur le biclou, et on n'est pas peu fiers. En descendant dans la forêt, on se dit qu'on ne va pas rigoler à cet endroit le lendemain : c'est raide et glissant. On arrive alors à la Vierge d'Algrange. On jette un oeil sur la piste de descente, et pour la première fois depuis qu'on vient ici, on se dit qu'avec le bon vélo on pourrait se faire ce fameux virage tout raide. Mais pas aujourd'hui, pas avec les sacs, ça non !
On ne traine pas longtemps prêt de la grotte de la Vierge, et on se jette dans la traversée d'Algrange, qui commence par un portage pas des plus agréables. La traversée d'Algrange, c'est vraiment la partie qu'on n'aime pas du parcours. C'est pas fun, c'est gras, boueux, pas drôle. On a de la chance, c'est très praticable en ce 9 mai, mais on ne s'amuse pas des masses. Ca nous semble long. On en sort enfin aux alentours de 16h, et il est 16h20 après le portage d'Angevillers qui nous amène à la grille d'entrée de la Comté.
Là, on se pose un peu, on prend quelques photos, et je me dis qu'on peut arriver avant 17h. Fab commence à accuser le coup. Il n'a plus d'eau, parti trop léger en la matière. Il finit de me boire ma gourde, enfin, il la commence puis la finit. Comme je me fais pressant, on redémarre rapidement. Comme à chaque fois, l'arrivée dans la Comté me booste, et j'accélère le mouvement. C'est bête, mais j'ai vraiment envie d'arriver à 17h. Dans la descente de Fields and Meadows, on décide d'attaquer à fond pour tester si le matos tient. On verra à l'arrivée que les planches de PVC sont bien fissurées, mais ça passe.
On arrive triomphant à Volme à 16h59. Mission accomplie ! Enfin, la moitié... 70km pour 1400m de D+ en 7h40 pauses comprises. Lise est surprise de nous voir si tôt. On profite de cette petite avance sur le programme pour bidouiller les vélos (nettoyage au jet d'eau, changement de mat de selle et de selle pour moi pour tester une autre config, replacement du porte bagage plus bas, graissage de chaine pour les deux) et passer sous la douche. Finalement, on peut enfin se relaxer vers 18h30. Fab semble exténué. Je me sens encore pas mal, jusqu'à ce que je boive une bière. Lorsque Nathalie et les filles arrivent, on boit un petit verre de vin, et là je me sens tout aussi crevé que le Fab. On se rend alors compte que ça va être dur le Périple. On a bien roulé aujourd'hui, à un rythme limite trop rapide sur la fin. Et même en arrivant tôt, le temps de tout préparer pour le lendemain, on se sent crevé. On se dit qu'au Périple on arrivera plus tard, qu'il faudra encore se démerder pour bouffer (là Lise s'était occupé de tout et Nathalie avait apporté le dessert), et on pensait qu'on pourrait encore profiter de la soirée. Mais si on est épuisé comme ça, on ira juste direct se coucher pour repartir au plus tôt le lendemain. Et on se rend compte que les étapes 4 et 5 sont trop dures. Les quelques portages qu'on a du faire ne nous ont pas éclaté du tout. C'est aussi crevant qu'en roulant, voir pire. Si on doit effectivement faire 1500m de D+ sur 30 bornes, ça va être un massacre...
C'est finalement le moral dans les chaussettes qu'on va se coucher. Fab a à nouveau mal au genou et son torticolis se réveille. Moi j'ai mal au fessier. On se dit que le Périple c'est pas faisable. On se dit que même repartir le lendemain va être compliqué...
...
Je passe une bonne nuit, à peine réveillé par Camille qui a été effrayée par un pétard claquant sur notre toit, ce qui n'est pas le cas de Fab qui a du mal à se rendormir, et du coup ne passe pas une super nuit.
On prend le petit déjeuner tous ensemble, dans la bonne humeur. On n'est pas fringants, mais la nuit nous a fait du bien, et on se sent prêts à repartir. Les crêpes de Lise nous aident à nous sentir revigorés.
On met en route à 10h30. Lorsque je m'assieds sur la selle, ça fait très mal. Ca va être long, me dis-je alors. Mais après quelques tours de pédales, ça va déjà mieux. Il fait beau. Très beau. Et on se dit avec Faby qu'on n'est pas pressé, que cette fois je ne vais pas chercher à battre la montre, et qu'on s'arrêtera chaque fois qu'on en aura envie. On arrive rapidement à la frontière de la Comté, après avoir gravi Fields and Meadows assez facilement, finalement. Fab rebidouille un coup sa roue, et on descend vers la traversée d'Algrange, sans enthousiasme.
Mais en fait, la traversée d'Algrange dans ce sens, ça se fait bien ! On arrive en moins de temps qu'il ne faut pour le dire à la Grotte de la Vierge. On est tout content, et on décide de célébrer ça avec un schneck aux raisins. Oui, non seulement on va prendre le temps de faire des pauses, mais en plus on va pas se laisser mourir de faim, vous allez voir.
On remet en route et là on doit faire du portage pour aller jusqu'en haut de la Fontoy. On l'avait anticipé la veille, c'est pas une partie de plaisir. On essaie de prendre notre temps. On se sent bien. On se dit que finalement, ça se passe mieux qu'attendu hier soir, et on arrive assez rapidement en haut. On dévale la Fontoy comme des furieux, puis Fab remet un coup d'eau, enfin de vase, sur son biclou :o)
On continue notre chemin de bon coeur, et on se dit qu'on s'arrêtera pour manger au point pic-nic raté hier. On aura déjà fait 30 bornes, il nous en restera 40, mais comme on est parti un peu plus tard, ce sera le bon moment. Et puis on évite le mur des 35 du Fab (qui du coup annonce un mur des 50). Alors qu'on avait prévu de s'arrêter à la Vierge face à Fontoy pour le repas, on se contentera d'y prendre une photo (sur laquelle c'est bien Faby et non Cyrille à côté de moi ;op)
Quand on arrive au point pic-nic, on a faim, mais on se sent bien. On se régale de nos sandwitchs et des viennoiseries qu'il me reste. On prend note qu'une petite douceur après le sandwitch est la bienvenue.
On repart vers Rombas, où Fab voudra s'arrêter chez un boulanger pour acheter une glace. Cette fois, je ne bronche pas. Malheureusement ils n'en vendent pas. Fab s'achète alors un Fanta scandaleusement cher. Quand on arrive au point de rendez-vous de Rombas, on est surpris de voir que la place est pleine de monde. Des gamins sur la plaine de jeux, des gens qui jouent de la guitare, un chateau gonflable, et surtout, la buvette ouverte. On y achète la glace tant désirée :o) Miam !
Quand on redémarre, on sait que ce qui nous attend est le pire moment du parcours. Il faut remonter vers la Tour de Guêt. En substance, ça donne du portage sur 200m de D+. On essaie un peu de grimper à la pédale, mais Fab pète sa chaine en forçant. C'est vite réparé, et on en profite pour renifler l'ail des ours, présent à profusion autour de nous. On croise des marcheurs, qui se moquent gentiment de nous et de nos vélos surchargés en ce lieu inadapté. Ca ne nous empêche pas d'arriver avant eux en haut. Par contre, ça a bien tapé dans nos ressources d'énergie.
Comme attendu et annoncé, Fab commence à être claqué après 50 bornes. Le passage entre les kilomètres 50 et 60 sera le plus pénible pour lui. Il a de nouveau mal au genou, et évidemment, il est à sec en terme de flotte. Je lui concède le contenu de ma gourde (comme la veille,sauf que cette fois je la vide directement entièrement dans sa poche à eau), mais très vite il est à nouveau à sec. Il me finira ma poche à eau 10 bornes avant l'arrivée. Je l'avertis gentiment mais fermement que cette fois-ci je considère que c'est de l'entraide normale, mais que la prochaine fois, s'il ne s'est pas équipé en conséquence, je considérerai qu'il me prend pour son porteur d'eau et le laisserai mourir de soif :o) (Tu as vu Fab, je l'ai raconté encore une fois ;op).
Les 10 dernières bornes sont citadines, et cette fois ça ne nous dérange pas trop. Je risque de me casser la gueule en montant une mini bordure façon Michel juste avant l'arrivée, mais me rattrape de justesse. Fab me propose de manger un kebab de la victoire 2 km avant l'arrivée. Il n'en est évidemment pas question. On célèbre la victoire APRES la victoire, pas avant.
On arrive chez la Flo après 70km et 1300m de D+ en 8h20. Finalement pas beaucoup plus longs que la veille, avec plus de pauses. La moyenne en déplacement est même meilleure (11.9 contre 11.8 la veille), mais le parcours nous semble plus simple dans ce sens. La Flo nous offre une bonne bière bien fraiche, puis nous accompagne pour le kebab de la victoire, qui fut, évidemment, délicieux !!!
On l'a fait ! On a confirmé qu'on pouvait faire deux jours d'affilée avec tout le matos. Et en plus, les étapes n'étaient pas des plus simples. 70km 2 fois, pour 1400 et 1300 de D+, c'est plus compliqué que les 3 premières étapes du Périples. Néanmoins, on a retenu pas mal de leçons de cette confirmation, et l'une d'entre elles est qu'il faut revoir un peu le parcours pour alléger si possible les 3 premières étapes, et absolument les étapes 4 et 5.
Cela nous a donné aussi beaucoup d'informations sur le matos à emporter, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Je ferai le point sur le matos dans un article séparé.
Surtout, cela nous a apporté des réponses sur nous. Est-ce qu'on peut faire le Périple ? Je le pense... Oui, je crois qu'on en a les moyens. Est-ce qu'on veut le faire ? Assurément !!!
La date fixée pour ce faire était les 9 et 10 mai. Malheureusement, je me suis esquinté un doigt en stage Irwego, et Fab s'est fait un méchant torticoli peu de temps avant. Qu'à cela ne tienne ! N'ayant pas d'autre date à disposition, et ressentant le besoin de vérifier que le matos, les systèmes de fixation et les cyclistes étaient vaguement prêts à le faire a été plus fort. Notre projet fut maintenu, et laissez-moi vous conter l'histoire telle qu'elle eut lieu...
On a appelé ça : la Confirmation !
Le vendredi 8 mai, Faby débarque chez moi après le travail. Objectif : finaliser le système d'accroche du bagage, et dernier check du biclou. Pour le système d'accroche, vous avez les photos sur mon article précédent. On bricole un peu, et alors que je commençais à me sentir stressé depuis le matin à force de tourner pour préparer mes affaires, bidouiller les biclous avec mon copain crétin me met dans l'ambiance. Je sens qu'on part pour de l'inédit, et je commence à être bien motivé.
Le samedi 9 mai, je me lève en pensant à Robert Schuman... euh, non en fait, je me lève à 6h40 avec une bonne tête dans le cul. Heureusement, j'ai bien dormi, ce qui est rare avant une sortie VTT. Je passe à la salle de bain, revêt mon costume de Chacal Vert, accroche les vélos sur la voiture et file chercher le Fab chez lui. Il finit de nous préparer les sandwitchs du midi lorsque j'arrive. On file immédiatement à Metz, où on se gare pas loin de chez la Flo. Là, on arrime le matériel sur les vélos et on va sonner chez notre copine qui nous attend pour le petit dej.
On monte les vélos dans les escaliers pour pas les laisser dans la rue, et immédiatement on se rend compte que ceux-ci ont vraiment pris de l'embonpoint. Avec le sac et le porte-bagage, bidons et autres accessoires posés sur le guidon (lampe et batterie), le truc doit faire facile 20 kilos, voire plus. Le poids d'un vélo à assistance électrique... sans assistanec électrique. Le petit déjeuner se passe dans une ambiance typique POC : franche camaraderie teintée d'un soupçon de pression d'avant l'effort.
On ne traîne pas trop, car on a prévu d'arriver à Volme vers 19h, même si je rêve secrètement de l'atteindre vers 17h.
Nous mettons en route à 9h20. Le rePOC n'est pas très loin derrière nous, donc on n'a pas trop de mal à trouver notre chemin. Le trajet nous semble presque familier. On avance à un bon rythme sur la partie citadine, mais sommes ravis d'atteindre la forêt pour ne plus avoir de voitures et pour papoter un peu.
On arrive à la première difficulté. C'est le grand test. Est-ce qu'on peut grimper cela sur le vélo ou est-ce que tout va se passer à la marche ? En fait, en prenant son temps et avec une vitesse souple, ça passe tout seul. On sent le poids derrière, mais comme il n'est pas en mouvement, ça ne gêne pas tant que ça. Je me félicite d'avoir pris le Cannondale, disposant du célèbre développement du Hobbit. Je monte doucement, mais sans effort véritable.
On continue à un rythme tranquille et approchons rapidement de Rombas, point habituel de rendez-vous pour le repas de midi. Avant cela, il y a la descente de la Tour de Guêt, mais on sent très vite qu'avec le chargement, il faut éviter de faire les foufous. On prend les lacets très tranquillement. On arrive au point de repas à midi pile. Le petit déjeuner n'est pas loin derrière nous, alors on décide de continuer un peu. On se propose même de se trouver un bar avec terrasse pour prendre un bière en même temps que le sandwitch. La belle vie je vous dis ! Malheureusement, malgré l'interrogatoire réalisé par Fabrice auprès des autochtones, on ne trouve que du bar sans terrasse, et comme on ne veut pas laisser les vélos sans surveillance, on zappe la bière.
On arrive alors dans une belle monté, après laquelle je me rappelle avoir vu une clairière lors du rePOC. Seulement, on atteind en même temps les 35 km de VTT, seuil à partir duquel Fab heurte ce qu'on appelle "le mur des 35". Quasiment à chaque sortie, après 35 bornes, le Fab est à sec. Et cette fois-ci, ça se passe durant une longue montée. Et dans ces cas là, le Fab râle. Déjà il râle après son roulement qui frotte, gratte, et agit comme un frein. Il a eu beau tremper sa roue dans l'eau, ça affaiblit le bruit mais il sent bien que ça le freine. Et puis ça y est, il a faim ! "J'ai faim ! J'ai faim ! J'ai faim !!!" répète-t-il constamment. Il me fait penser à Romane lors de notre sortie dans les Vosges. Je lui conseille alors de faire comme elle, d'appeler Mireille pour lui dire que je ne veux pas comprendre qu'il a tellement faim. Je m'arrête après un arbre renversé au milieu de la montée pour l'attendre, et là il m'annonce qu'on doit faire la pause repas maintenant, ici, tout de suite. Je lui rappelle qu'après une longue pause, redémarrer dans une montée serait hyper casse-pates, et il consent de finir la pente. Une fois celle-ci avalée, on attend avec impatience notre havre de paix tant recherché. On finit sur une clairière, avec des troncs d'arbre en guise de sièges. Cela fera bien l'affaire ! Il est 13h lorsqu'on commence à engloutir nos casses-croûtes, se demandant s'il n'y a pas un banc prêt de la barraque à 50m. On verra plus tard qu'il y en avait bien un, et que 200m plus loin il y avait même un espace pic-nic avec tables et tout :o). Peu importe ! Fab regraisse un coup son roulement couineur, et on reprend la route, enfin le chemin, avec un allant nouveau.
Lorsqu'on arrive à la Vierge face à Fontoy, on se dit que le plus dur est à venir : la célèbre côte de Fontoy, puis la traversée d'Algrange. Je profite que le Fab se repose un peu pour prendre une photo à la fourbe.
On s'engage vers Fontoy, espérant croiser le Glassmon (marchand de glace). Pas de chance, il n'est pas là. Fab essaiera bien de me faire arrêter à une boulangerie pour acheter une glace à l'eau, mais il est trop tard : la pente m'appelle et je m'engouffre sur la Fontoy. Les gens qu'on croise hallucinent de nous voir grimper ça avec tout l'attirail. Une dame dit néanmoins à son amie "mon fils il a fait 36 km de VTT", ce qui nous semble si anécdotique à ce moment de notre parcours.
On réussit à gravir la côte de Fontoy sur le biclou, et on n'est pas peu fiers. En descendant dans la forêt, on se dit qu'on ne va pas rigoler à cet endroit le lendemain : c'est raide et glissant. On arrive alors à la Vierge d'Algrange. On jette un oeil sur la piste de descente, et pour la première fois depuis qu'on vient ici, on se dit qu'avec le bon vélo on pourrait se faire ce fameux virage tout raide. Mais pas aujourd'hui, pas avec les sacs, ça non !
On ne traine pas longtemps prêt de la grotte de la Vierge, et on se jette dans la traversée d'Algrange, qui commence par un portage pas des plus agréables. La traversée d'Algrange, c'est vraiment la partie qu'on n'aime pas du parcours. C'est pas fun, c'est gras, boueux, pas drôle. On a de la chance, c'est très praticable en ce 9 mai, mais on ne s'amuse pas des masses. Ca nous semble long. On en sort enfin aux alentours de 16h, et il est 16h20 après le portage d'Angevillers qui nous amène à la grille d'entrée de la Comté.
Là, on se pose un peu, on prend quelques photos, et je me dis qu'on peut arriver avant 17h. Fab commence à accuser le coup. Il n'a plus d'eau, parti trop léger en la matière. Il finit de me boire ma gourde, enfin, il la commence puis la finit. Comme je me fais pressant, on redémarre rapidement. Comme à chaque fois, l'arrivée dans la Comté me booste, et j'accélère le mouvement. C'est bête, mais j'ai vraiment envie d'arriver à 17h. Dans la descente de Fields and Meadows, on décide d'attaquer à fond pour tester si le matos tient. On verra à l'arrivée que les planches de PVC sont bien fissurées, mais ça passe.
On arrive triomphant à Volme à 16h59. Mission accomplie ! Enfin, la moitié... 70km pour 1400m de D+ en 7h40 pauses comprises. Lise est surprise de nous voir si tôt. On profite de cette petite avance sur le programme pour bidouiller les vélos (nettoyage au jet d'eau, changement de mat de selle et de selle pour moi pour tester une autre config, replacement du porte bagage plus bas, graissage de chaine pour les deux) et passer sous la douche. Finalement, on peut enfin se relaxer vers 18h30. Fab semble exténué. Je me sens encore pas mal, jusqu'à ce que je boive une bière. Lorsque Nathalie et les filles arrivent, on boit un petit verre de vin, et là je me sens tout aussi crevé que le Fab. On se rend alors compte que ça va être dur le Périple. On a bien roulé aujourd'hui, à un rythme limite trop rapide sur la fin. Et même en arrivant tôt, le temps de tout préparer pour le lendemain, on se sent crevé. On se dit qu'au Périple on arrivera plus tard, qu'il faudra encore se démerder pour bouffer (là Lise s'était occupé de tout et Nathalie avait apporté le dessert), et on pensait qu'on pourrait encore profiter de la soirée. Mais si on est épuisé comme ça, on ira juste direct se coucher pour repartir au plus tôt le lendemain. Et on se rend compte que les étapes 4 et 5 sont trop dures. Les quelques portages qu'on a du faire ne nous ont pas éclaté du tout. C'est aussi crevant qu'en roulant, voir pire. Si on doit effectivement faire 1500m de D+ sur 30 bornes, ça va être un massacre...
C'est finalement le moral dans les chaussettes qu'on va se coucher. Fab a à nouveau mal au genou et son torticolis se réveille. Moi j'ai mal au fessier. On se dit que le Périple c'est pas faisable. On se dit que même repartir le lendemain va être compliqué...
...
Je passe une bonne nuit, à peine réveillé par Camille qui a été effrayée par un pétard claquant sur notre toit, ce qui n'est pas le cas de Fab qui a du mal à se rendormir, et du coup ne passe pas une super nuit.
On prend le petit déjeuner tous ensemble, dans la bonne humeur. On n'est pas fringants, mais la nuit nous a fait du bien, et on se sent prêts à repartir. Les crêpes de Lise nous aident à nous sentir revigorés.
On met en route à 10h30. Lorsque je m'assieds sur la selle, ça fait très mal. Ca va être long, me dis-je alors. Mais après quelques tours de pédales, ça va déjà mieux. Il fait beau. Très beau. Et on se dit avec Faby qu'on n'est pas pressé, que cette fois je ne vais pas chercher à battre la montre, et qu'on s'arrêtera chaque fois qu'on en aura envie. On arrive rapidement à la frontière de la Comté, après avoir gravi Fields and Meadows assez facilement, finalement. Fab rebidouille un coup sa roue, et on descend vers la traversée d'Algrange, sans enthousiasme.
Mais en fait, la traversée d'Algrange dans ce sens, ça se fait bien ! On arrive en moins de temps qu'il ne faut pour le dire à la Grotte de la Vierge. On est tout content, et on décide de célébrer ça avec un schneck aux raisins. Oui, non seulement on va prendre le temps de faire des pauses, mais en plus on va pas se laisser mourir de faim, vous allez voir.
On remet en route et là on doit faire du portage pour aller jusqu'en haut de la Fontoy. On l'avait anticipé la veille, c'est pas une partie de plaisir. On essaie de prendre notre temps. On se sent bien. On se dit que finalement, ça se passe mieux qu'attendu hier soir, et on arrive assez rapidement en haut. On dévale la Fontoy comme des furieux, puis Fab remet un coup d'eau, enfin de vase, sur son biclou :o)
On continue notre chemin de bon coeur, et on se dit qu'on s'arrêtera pour manger au point pic-nic raté hier. On aura déjà fait 30 bornes, il nous en restera 40, mais comme on est parti un peu plus tard, ce sera le bon moment. Et puis on évite le mur des 35 du Fab (qui du coup annonce un mur des 50). Alors qu'on avait prévu de s'arrêter à la Vierge face à Fontoy pour le repas, on se contentera d'y prendre une photo (sur laquelle c'est bien Faby et non Cyrille à côté de moi ;op)
Quand on arrive au point pic-nic, on a faim, mais on se sent bien. On se régale de nos sandwitchs et des viennoiseries qu'il me reste. On prend note qu'une petite douceur après le sandwitch est la bienvenue.
On repart vers Rombas, où Fab voudra s'arrêter chez un boulanger pour acheter une glace. Cette fois, je ne bronche pas. Malheureusement ils n'en vendent pas. Fab s'achète alors un Fanta scandaleusement cher. Quand on arrive au point de rendez-vous de Rombas, on est surpris de voir que la place est pleine de monde. Des gamins sur la plaine de jeux, des gens qui jouent de la guitare, un chateau gonflable, et surtout, la buvette ouverte. On y achète la glace tant désirée :o) Miam !
Quand on redémarre, on sait que ce qui nous attend est le pire moment du parcours. Il faut remonter vers la Tour de Guêt. En substance, ça donne du portage sur 200m de D+. On essaie un peu de grimper à la pédale, mais Fab pète sa chaine en forçant. C'est vite réparé, et on en profite pour renifler l'ail des ours, présent à profusion autour de nous. On croise des marcheurs, qui se moquent gentiment de nous et de nos vélos surchargés en ce lieu inadapté. Ca ne nous empêche pas d'arriver avant eux en haut. Par contre, ça a bien tapé dans nos ressources d'énergie.
Comme attendu et annoncé, Fab commence à être claqué après 50 bornes. Le passage entre les kilomètres 50 et 60 sera le plus pénible pour lui. Il a de nouveau mal au genou, et évidemment, il est à sec en terme de flotte. Je lui concède le contenu de ma gourde (comme la veille,sauf que cette fois je la vide directement entièrement dans sa poche à eau), mais très vite il est à nouveau à sec. Il me finira ma poche à eau 10 bornes avant l'arrivée. Je l'avertis gentiment mais fermement que cette fois-ci je considère que c'est de l'entraide normale, mais que la prochaine fois, s'il ne s'est pas équipé en conséquence, je considérerai qu'il me prend pour son porteur d'eau et le laisserai mourir de soif :o) (Tu as vu Fab, je l'ai raconté encore une fois ;op).
Les 10 dernières bornes sont citadines, et cette fois ça ne nous dérange pas trop. Je risque de me casser la gueule en montant une mini bordure façon Michel juste avant l'arrivée, mais me rattrape de justesse. Fab me propose de manger un kebab de la victoire 2 km avant l'arrivée. Il n'en est évidemment pas question. On célèbre la victoire APRES la victoire, pas avant.
On arrive chez la Flo après 70km et 1300m de D+ en 8h20. Finalement pas beaucoup plus longs que la veille, avec plus de pauses. La moyenne en déplacement est même meilleure (11.9 contre 11.8 la veille), mais le parcours nous semble plus simple dans ce sens. La Flo nous offre une bonne bière bien fraiche, puis nous accompagne pour le kebab de la victoire, qui fut, évidemment, délicieux !!!
On l'a fait ! On a confirmé qu'on pouvait faire deux jours d'affilée avec tout le matos. Et en plus, les étapes n'étaient pas des plus simples. 70km 2 fois, pour 1400 et 1300 de D+, c'est plus compliqué que les 3 premières étapes du Périples. Néanmoins, on a retenu pas mal de leçons de cette confirmation, et l'une d'entre elles est qu'il faut revoir un peu le parcours pour alléger si possible les 3 premières étapes, et absolument les étapes 4 et 5.
Cela nous a donné aussi beaucoup d'informations sur le matos à emporter, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Je ferai le point sur le matos dans un article séparé.
Surtout, cela nous a apporté des réponses sur nous. Est-ce qu'on peut faire le Périple ? Je le pense... Oui, je crois qu'on en a les moyens. Est-ce qu'on veut le faire ? Assurément !!!
samedi 9 mai 2015
Route Verte 2015 : la revanche du pneu
Pendant que les chacals branche historique, (autoproclamée) crétine et VTTiste préparent ardemment le périple, la branche routarde (c'est à dire moi tout seul) a repris la compétition cette semaine, avec pour objectif d'arriver en bonne forme à l'étape du tour mi-juillet.
Ça s'est passé à la Route Verte, comme l'année dernière, sur la petite distance (110km, 1300 et quelques en D+). Pourquoi encore la Route Verte, me direz-vous, alors que je ne suis pas fan de rouler deux fois une même épreuve ? Excellente question, merci, j'y réponds de suite !
- parce qu'elle est bien placée dans le calendrier pour faire un point forme à mi-printemps. Et un heureux événement ayant un peu déstructuré mon entraînement, c'est plutôt nécessaire (même si j'arrive quand même à 2500 km roulés VTT + route début mai),
- parce qu'elle se déroule à 45 minute de la maison, autant dire que je joue à domicile,
- parce que le parcours y est différent chaque année,
- surtout, parce que l'an dernier, ça ne s'est pas vraiment déroulé comme prévu... Et il y a donc une revanche à prendre sur la route verte de la mégaloose 2014...
| Où est Charlie ? (photo Jean Marie Toussaint) |
Après, factuellement, un parcours vallonné sans être montagneux, ça s'adresse plus aux puncheurs musculeux qu'aux grimpeurs maigrichons, peu de risque d'y faire des étincelles.
Malgré tout, j'y ai plutôt pris du plaisir (Faudrait vraiment qu'un jour j'arrête d'utiliser systématiquement les listes à puces. Un jour.) :
| (photo Jean Marie Toussaint) |
- ça a bien envoyé au global, 34,1km/h de moyenne pour les 106 km au chronométrage officiel, autant dire qu'on tenait bien les 40 à l'heure sur le plat. Jamais roulé un 100km aussi vite, faut dire aussi que je ne fais que de la montagne en compet,
- suffisamment de petites difficultés pour s'amuser, avec un vrai beau mur à mi-parcours, et la même ascension finale que l'année dernière pour escalader les hauteurs d’Épinal,
| Le mur d'Harol, pas long mais 19,2% au plus raide (photo Jean Marie Toussaint) |
- un temps idéal pour rouler, et une organisation parfaite : motos accompagnant les différents pelotons, repas copieux compris à l'arrivée, photographes sur le parcours (et accès gratuit aux photos, c'est tellement rare !),
- finalement une forme correcte, bonnes jambes sur 90km, un peu plus rude sur la fin, mais rien d'inquiétant pour un début mai. D'ailleurs je termine à "seulement" 35 minutes du vainqueur...
Quelques regrets aussi:
- le départ dans le dernier quart qui m'a coûté pas mal d'énergie pour remonter vers la tête en début de parcours,
- le mauvais choix d'attendre un regroupement en haut du mur d'Harol, plutôt que d'essayer d'aller chercher les plus costauds devant. Je pense que j'aurais eu les jambes, et sur les 40 derniers kilomètres accrocher ces gars-là m'aurait fait gagner énormément,
- le manque de jambes dans le final alors que le parcours me convenait mieux...
Mais la plus belle image de cette journée restera la vision de mon pneu avant parfaitement gonflé à l'arrivée : lui aura eu la revanche qu'il attendait depuis 1 an (en tout cas il aura vengé son ancêtre. Ou les ancêtres de sa chambre à air. Enfin bref) !
![]() |
| Nouveau protocole de récupération : chaussettes de compression et Lucie de décompression... On peut également noter l'apparition de l'élégant bronzage cycliste. |
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lundi 4 mai 2015
Préparation du Périple : le porte-bagages
Dans le cadre de la préparation du Périple, il faut s'équiper un peu. En effet, on ne fait pas 5 jours de VTT avec étapes de la même façon qu'on fait un POC. Il faut des fringues de rechanges, du matos de secours, et d'autres petites choses qui ne se contenteront pas d'un sac à dos (sauf si on veut finir avec un dos cassé).
Il faut donc s'équiper d'un porte-bagage et d'un sac étanche pour mettre dessus.
Pourquoi un porte-bagage ?
Comme dit plus haut, on aura déjà des trucs dans le cas à dos, avec notamment 2L d'eau. Charger trop le sac à dos, c'est se casser le dos.
Pourquoi un sac étanche?
Parce que s'il pleut (si si, ça peut arriver en 5 jours en Lorraine), on sera quand même bien contents d'avoir des habits secs une fois arrivés.
Quel porte bagage ?
Comme certains ont des vélos tout-suspendu, il faut un porte bagage qui ne soit pas relié aux haubans et à la tige de selle. C'est l'un ou l'autre. Comme je veux pouvoir utiliser ma tige de selle telescopique, ça exclut l'attache à la tige selle, car celle-ci est trop fragile pour cet usage. Je me suis donc dirigé vers un modèle s'accrochant exclusivement aux haubans, et en fait n'en ai trouvé qu'un : le thule pack and pedal. C'est pas donné, mais ça a l'air de bien marcher.
Ca donne quoi le porte bagage sur le vélo ?
Ca donne à peut-prêt ça. Je vais sous doute le monter un peu plus haut pour qu'il soit moins proche de la roue.


Quel sac ?
On a fait le tour de plusieurs solutions avec le Fab, pour finalement se diriger vers un petit sac aux dimensions de 40x25x25, soit 25L effectifs. L'objectif est de pouvoir mettre des trucs, mais de ne pas avoir un trop gros encombrement. Ce sac est semi-étanche, c'est à dire qu'il ne craint pas la pluie et peut être immergé jusqu'aux fermetures éclairs. on n'a pas besoin de plus.
Et ça tient ce sac sur le porte-vélo ?
Pas vraiment, la plate-forme ne faisant qu'environ 20 cm sur 16. Mais j'ai prévu une petite extension en PVC, bricolée ce week-end. J'ai réalisé de plis pour rigidifier un peu, les sangles serrées autour du sa devraient permettre de finaliser la rigidification


Et le tout ensemble, ça donne quoi ?
Bin ça donne ça
Et ça se teste quand ?
Lors de la Confirmation, pardi !!!
Il faut donc s'équiper d'un porte-bagage et d'un sac étanche pour mettre dessus.
Pourquoi un porte-bagage ?
Comme dit plus haut, on aura déjà des trucs dans le cas à dos, avec notamment 2L d'eau. Charger trop le sac à dos, c'est se casser le dos.
Pourquoi un sac étanche?
Parce que s'il pleut (si si, ça peut arriver en 5 jours en Lorraine), on sera quand même bien contents d'avoir des habits secs une fois arrivés.
Quel porte bagage ?
Comme certains ont des vélos tout-suspendu, il faut un porte bagage qui ne soit pas relié aux haubans et à la tige de selle. C'est l'un ou l'autre. Comme je veux pouvoir utiliser ma tige de selle telescopique, ça exclut l'attache à la tige selle, car celle-ci est trop fragile pour cet usage. Je me suis donc dirigé vers un modèle s'accrochant exclusivement aux haubans, et en fait n'en ai trouvé qu'un : le thule pack and pedal. C'est pas donné, mais ça a l'air de bien marcher.
Ca donne quoi le porte bagage sur le vélo ?
Ca donne à peut-prêt ça. Je vais sous doute le monter un peu plus haut pour qu'il soit moins proche de la roue.
Quel sac ?
On a fait le tour de plusieurs solutions avec le Fab, pour finalement se diriger vers un petit sac aux dimensions de 40x25x25, soit 25L effectifs. L'objectif est de pouvoir mettre des trucs, mais de ne pas avoir un trop gros encombrement. Ce sac est semi-étanche, c'est à dire qu'il ne craint pas la pluie et peut être immergé jusqu'aux fermetures éclairs. on n'a pas besoin de plus.
Et ça tient ce sac sur le porte-vélo ?
Pas vraiment, la plate-forme ne faisant qu'environ 20 cm sur 16. Mais j'ai prévu une petite extension en PVC, bricolée ce week-end. J'ai réalisé de plis pour rigidifier un peu, les sangles serrées autour du sa devraient permettre de finaliser la rigidification
Et le tout ensemble, ça donne quoi ?
Bin ça donne ça
Et ça se teste quand ?
Lors de la Confirmation, pardi !!!
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