jeudi 3 juillet 2014

Stage Enduro dans les Vosges avec Rémy Absalon pour Fabaloose et le Hobbit

Après l'expérience inoubliable de l'année dernière, nous avions décidé avec Fab de retourner cette année faire un stage Irwego d'Enduro dans les Vosges avec Rémy Absalon. Mais avant de vous parler de cette journée, il faut que je revienne sur la façon dont elle fut organisée.

Mi-décembre, Irwego publie son calendrier des stages, et propose une réduction pour les inscriptions avant Noël. Fab et moi sommes à l'affût, et dès la publication de ce planning, nous regardons les dates qui nous intéressent. Nous n'en trouvons qu'une seule, le 16 juin. Je remplis donc le formulaire d'inscription pour Fab et moi, et attend avec impatience une réponse m'indiquant que tout est OK. Je reçois un retour de Rémy, qui me dit que malheureusement ils ont un groupe ce jour là, que le stage est complet, ce qui est dommage quand on sait que c'est ma seule date possible (je l'avais précisé), mais qu'il devait avoir une confirmation finale de la part du groupe, donc qu'il restait une mince chance. Il pourrait me redire en milieu de la semaine suivante (soit aux alentours de Noël).

Je suis évidemment bien deg', et décide de pourrir la tronche de Faby. En effet, il a trop la loose cette année : il ne peut pas faire les Crapauds, la seule date de stage convenant à tous les deux n'est plus disponible, ... Celui-ci, habitué à mes râlâges, prend mes remontrances avec beaucoup de philosophie, m'accordant qu'en effet, tout ne se passe pas trop comme espéré en ce moment côté vélo pour lui.

Arrive Noël, je n'ai toujours pas de nouvelles de Rémy et je me dis que c'est mort. Lorsque je reçois mes cadeaux (nombreux comme toujours), je trouve parmi ceux-ci une enveloppe, délivrée par le "Père-Noël diabolique". Je l'ouvre et découvre un "bon pour un stage enduro avec Rémy Absalon". Ma première réaction est de me dire qu'il est bien diabolique ce père-noël. Il m'offre un cadeau qui ne peut avoir lieu. Lorsque derrière le bon, je découvre un contrat signé indiquant la date du 16 juin 2014, je mets du temps à comprendre la machination. Lise a en fait contacté Rémy pour lui demander de faire semblant que le stage était complet afin de me faire la surprise. Il a accepté la mission et est donc rentré dans son jeu. Fabrice était aussi dans le coup, et lui qui a la réputation de ne pas savoir garder un secret a bien joué son rôle, notamment quand il en prenait plein la tronche avec sa loositude.

Alors à nouveau, je remercie les trois conspirateurs : Lise, Fab et Rémy. La surprise et la joie étaient grandes.


En avril, je reçus un appel téléphonique de Rémy, m'annonçant qu'il ne pourrait pas maintenir la date du 16 juin. Panique à bord ! Heureusement, il a pu nous proposer une autre date qui convenait, à savoir le 30 juin. Ouf !


Nous voici donc le 30 juin à Saint-Etienne-Lez-Remiremont, avec le Fab, après avoir passé un bon week-end en familles à Gerardmer, une soirée au Black Pool de Remiremont et une nuit d'hôtel au magnifique Ibis Budget, prêts à affronter à nouveau les montagnes des Vosges !

Le groupe est composé de 7 stagiaires "débutants". En fait, à part l'un d'entre nous, tout le monde s'est déjà essayé à l'enduro et certains sont même venus avec leurs propres vélos.
Rémy nous fait prendre la même première descente que la dernière fois, qui commence d'ailleurs par une montée. Cette année, mon vélo est un Lapierre Spicy 216, équipé de plusieurs plateaux. La montée est donc moins douloureuse. Par contre pour ce qui est de la descente, le débattement est moindre et l'angle d'attaque moins prononcé que sur le Commencal Suprême dont je disposais l'an dernier. Les pédales plates dont il est équipé sont également moins performantes. Elles ne disposent pas de petit picots qui retiennent la chaussure. Or, il pleut en ce matin du 30 juin 2014 sur nos chères Vosges, et donc les pédales sont glissantes. Je le paierai sur l'atelier de saut : alors que je tends mes bras et positionne mes fesses en arrière pour bien stabiliser l'engin, je glisse sur une pédale, me retrouve trop en arrière et atterrit avec l'entre-jambe posée sur le pneu en rotation... Autant vous dire que cela n'est pas agréable ! Mais je ne suis pas tombé !!! :o)


Fab est équipé du même vélo que moi, mais avec des freins moins performants. Mais comme il était en mode "no brake, no brain", il a toujours été le premier volontaire sur tous les ateliers tricky. Par exemple quand il s'agit de prendre un raidar au milieu des fougères, sans visibilité, le Fab est ultra-motivé. C'est d'ailleurs à cette occasion qu'il a découvert que ses freins n'étaient pas très surs. Nous, en haut de la pente, on se disait bien qu'il allait un peu vite. Rémy dira : "c'est vrai qu'il avait un on rythme...". Il est quoi qu'il en soit arrivé indemne en bas, je ne sais pas par contre si on peut dire la même chose de son slip ;op

A l'issue de cettre première descente où Rémy jauge un peu le niveau, il nous trouve suffisamment aguerris pour nous emmener sur des chemins plus techniques. On enchainera 4 descentes dans la matinée (1 de plus que l'an dernier), et 4 dans l'après-midi (également 1 de plus que la dernière fois), ce qui montre que le rythme était supérieur. Il faut dire que le groupe était plus petit et assez homogène (et qui plus est composée de personnes très sympas, ce qui ne gâche rien !). Ca descendait assez fort, et pourtant les chemins empruntés me semblaient plus costauds que l'an dernier. Une mention spéciale à la Victor Mimi, où on a bien travaillé les virages en épingle.

 
Durant la pause de midi, on a eu la chance d'avoir du soleil et une table de pic-nic sèche. Là, ça parle évidemment vélo, mais pas que. Un bon moment de convivialité, des bons sandwitchs et une tarte au myrtilles chanmax ! Merci encore Gwen, qui après 12 années d'expérience est le champion de la quantification du sucre pour un groupe de 7 + 2 accompagnants ! :o)

Au bilan, une superbe journée. Certes, ce n'était pas la même émotion que la première fois où on découvrait la pratique et on rencontrait notre idôle, et les vélos étaient moins à notre gout; par contre on a pu constater qu'on avait progressé (ce qui fait bien plaisir), on a approfondi notre technique sur les virages et les freinages, on a tenté (et réussi pour le Fab) un saut, et franchement on a pris des chemins où même à pied je n'imagine pas me risquer hors contexte.

Rémy nous en a encore mis plein la vue à chaque fois qu'il était sur le vélo. Dans une descente de pierrier détrempé, il semblait godiller entre les roches. De l'art !


Après s'être dit au revoir et changé sur le parking du Leclerc (tout nu devant les ménagères !!!), on repart vers notre chez nous, non sans klaxonner le pauvre Rémy de corvée de karcher pour les vélos. Dans la voiture, nous chantons très fort l'hymne national de la France qui s'apprête à affronter le Nigéria, puis Fab s'endort au son des commentaires radios du match.

Bref, nous rentrons bien lattés mais ravis de ce nouveau stage enduro, et gageons que celui-ci ne sera pas le dernier !

lundi 16 juin 2014

Et 1, et 2, et 3 ballons !



Allez les chacals, un peu de gomme sur le goudron, on part s’amuser aux 3 ballons.
Petite note préliminaire, les 3 ballons, c’est pas un de rouge, un de blanc et un de rosé. Non, non. C'est du gros, du solide, du bien copieux qui coupe la faim. Surtout en version master. Et après avoir couru la version senior l'an dernier (cf. ce post), j'ai été pris d'une irrépressible envie de m'y frotter.



J'avais à la fois de très bonnes raisons...
  • C'est une bonne préparation pour l’étape du tour du 20 juillet,
  • C'est un super moyen d'oublier la route verte de la méga loose et la non-inscription aux Crapauds,
  • C’est sympa de partir vers une forme d’inconnu, surtout quand on est en forme ;-)
  • L’enchaînement Ballon d’Alsace et Grand Ballon à l’automne dernier m'a laissé un super souvenir.
...et quelques tout petits sujets d'inquiétude...
  • Je n'avais jamais dépassé 170 km et 3000m de D+,
  • Je n'étais pas complètement familiarisé avec ma nouvelle selle, et sur des sorties de 8h et plus c'est important d'être postérieurement en confiance,
  • J'avais un séminaire un peu sportif la veille,
  • Et j'ai une sorte de scoumoune de l'espace qui m'accompagne sur le vélo depuis le début de l'année (depuis le dernier post, encore une crevaison et une casse de patte de dérailleur en pleine forêt, heureusement en présence de l'auto-proclamé président des chacals, et accessoirement bouclard ambulant en chef)...
Mais heureusement les bonnes raisons l'emporte toujours, pour la bonne raison qu'elles sont bonnes.

Bref, le parcours master c’est :
  • Un plateau relevé, et une énorme participation (3369 inscrits), qui permet de voir que la France n’est que le 4ème pays des épreuves marathon, après la Belgique, la Hollande, et l'Allemagne,
  • 213 km et 4300m D+ officiels (la 6ème cyclosportive nationale en terme de D+),
  • Un parcours qui a inspiré les routes du tour de France par ses difficultés (avec la planche des belles filles jusqu’en 2012, et le col des chevrères depuis 2013),
  • 3 ballons  (Belfahy, le Ballon d’Alsace, le Grand Ballon) et 7 cols (les Chevrères, la Chevestraye, le Hundsruck, Amic, Oderen, le Ménil, les Croix) au programme,
  • Et quelques autres joyeusetés non répertoriées, comme cette sympathique montée à plus de 10% sur 2 km au 200ème km.
  •  
J’arrive la veille dans mon camp de base, l’abbaye de Saint Colomban, à 2 km du départ. Entraînement bien supérieur à l’année dernière (8000 km sur les 12 derniers mois, presque 4000 en 2014), équipement complet (cartouches CO2, chambres à air, pneus indestructibles), toutes les chances sont de mon côté.

Ma chambre de nonne
L’organisation est bien meilleure que l’année dernière : accueil parfait, sas de départ bien indiqués, pas de bousculade, à 7h25 on est déjà sur le vélo.

Plus de 3000 partants sur le master
Le golden chacal brille déjà ;-)
La journée va être longue, je pars donc sans euphorie : l’objectif est de finir en bon état, dans un mode « rando » qui permette de profiter de cette belle journée. Et donc de progresser de ravito en ravito, étape par étape.

  • Du départ au sommet du col des Chevrères (40km, 1000D+)
J’attaque l’œil sur le cardio, mais 36km/h sur les 17 1ers km en léger faux plat montant, 146 pulsations / min, c’est là qu’on constate les progrès ;-). La 1ère côte arrive vite, un peu plus de 3 km à 4% pour se chauffer, et on est déjà dans le col des Chevrères. Il reste définitivement terrible avec ses 4 derniers km à 10% et des passages à plus de 20%. Pas possible de le grimper à l’économie, faut envoyer. Déjà des concurrents marchent à côté de leurs vélos, ça se présente vraiment mal pour eux ! Le 1er ravito donne le ton de la journée : sandwich au fromage, au saucisson, bananes, pâtes de fruits, vraiment top. Et on ne manquera jamais de rien par la suite.
Un SMS au Momo et c’est reparti, direction le ballon d’Alsace.

  • Du col des Chevrères au sommet du Ballon d’Alsace (départ +75km, 1700D+)
Je chope un bon groupe (ce sera le cas toute la journée) dans la plaine, et j’atteins le sommet et le second ravito vers 10h30, nettement en avance sur mes estimations. La montée est régulière et modérée (entre 5 et 7%), tout va étonnamment bien, c’en est presque étrange. Ne nous enflammons pas !


  • Du Ballon d’Alsace au sommet du Grand Ballon (départ +130km, 3000D+)
C’est le gros morceau de la journée, avec les col du Hundsruck, et la montée du Grand Ballon par la « voie royale » du col Amic. 1300m de D+ sur 30 km et 6 derniers km entre 8 et 9%. Après 120km de course, ça pique. Mais surtout il fait froid. Le ciel s’est complètement couvert, la pluie n’est pas loin, ça promet pour la longue descente à suivre. J’alterne entre selle et danseuse pour préserver mon moelleux séant. Tout va toujours bien et au sommet, j’ai grosso modo cumulé la distance et la dénivelée de l’étape du tour Pau Hautacam, c’est plutôt satisfaisant.

Sommet du Grand Ballon
  • Du Grand Ballon à Servance (départ +180km, 3700D+)
La longue descente du Ballon est frigorifiante. Finalement, si, j'ai encore oublié un truc utile : le coupe-vent. Je trouve à nouveau un bon groupe pour les traversées de vallée et les montées des 3 derniers cols, qui sont vraiment roulants.


L'été, c'est par où ?
Les jambes sont à la limite de la crampe, à chaque redémarrage, faut bien mouliner dans les descentes… Mais en souplesse et avec une bonne réhydratation, ça passe bien. Je m’arrête encore au dernier ravito, car je sais que la fin est tout sauf paisible avec les « murs belges » de la « petite Finlande ». Je perds même beaucoup de temps à essayer de rebooter le téléphone pour envoyer péniblement mon dernier SMS d’info.

  • De Servance à l’arrivée (départ +213km, 4300D+)

Dans les raidards de la petite Finlande (avec un tout petit cycliste entre mes jambes)
La route de la mort, très vallonnée, des passages à 10, 15% sur plusieurs centaines de mètres, mais tel le cheval qui sent l’odeur de l’écurie, ou le hobbit retrouvant la comté, je lâche tout.


Les 20 derniers km sont même avalés à 38km/h à trois. Bonheur d’arriver finalement facilement, et sentiment d’avoir encore de la réserve. Heureusement d'ailleurs puisqu'il faut encore retourner à la voiture à 8km, ça fera office de mini décrassage.


Le bilan en vrac :
  • Au compteur, 218km vs les 213 annoncés, et « seulement » 4050D+
  • Brevet d’or par surprise, et un classement dans le 1er gros tiers. Comme quoi le mode rando, quand tu appuis un peu entre les arrêts… ;-)
  • Pas de secret, quand tu te connais et que tu respectes tes limites, tu peux rouler vraiment très loin et très haut. Je finis nettement moins marqué que l’an dernier sur le petit parcours (la météo a sans doute aussi bien aidé !),
  • Et donc une super cyclo avec un très bon état d'esprit, orga, bénévoles et peloton.

Prêt maintenant pour l’EDT !




mardi 20 mai 2014

Les 4 Mines d'Algrange

Dimanche 18 mai avait lieu a rando des 4 Mines d'Algrande. Pendant que la branche "routarde" (comprenez Obo tout seul) des Chacals profitait d'un repos bien mérité près une sortie goudroneuse, la branche "crétine" (aka les Copains Crétins, aka Fabaloose et le Hobbit) avait décidé de partir sur le parcours de 35 bornes de cette rando, laissant la branche "transat" (comprenez les autres Chacals) se la couler douce au parc Walygator.

On se retrouve donc assez tôt (8h15) avec le Fab au point de départ, afin que même si les 35 nous prennent 3 heures on soit rentrés chez nous avant 13h.
Deux jours avant, nous avions dit à nos femmes : "sérieux, s'il ne pleut pas, 35 km c'est avalé facile, on aura le temps de prendre une bière avant de rentrer".

Et le temps était sec, le parcours très sympa, et franchement ça roulait bien. On a longtemps été sur une moyenne supérieure à 14 km/h. Mais bon, au deuxième ravito, on s'est trompé de chemin, et on a pris la route des 50. On ne s'appelle pas les Copains Crétins pour rien.

C'est quand on a retraversé l'A31 à 2 km se l'arrivé théorique que je me suis mis à douté. J'ai demandé à un garde devant nous s'il était sur les 50, il m'a répondu que nous aussi... Oups ! Fab me disait encore qu'il était temps qu'on arrive car il avait un peu mal au genou et qu'il était content de pas faire les 50 pour avoir de l'énergie pour faire du rollers avec ses filles l'après-midi. Pas d'bol !

Arrivés à nouveau au ravito, on prend bien garde de prendre cette fois le bon chemin (parce que sinon on se retapait la même boucle de 15 km), en demandant s'il reste bien 10 km. Un gars répond "oui, mais pas les plus faciles". En effet, à partir de là ça monte de plus en plus fort jusqu'à être infaisable. J'aurais vraiment tout essayé, mais le vélo à cabré et j'ai fini sur le dos telle une tortue retournée.

Bon, soyons clairs, on est quand même des putains de warriors et les 50 bornes on les a avalées. On finit avec une vitesse moyenne supérieure à 13km/h (sur 50km avec environ 1000m de D+ c'est pas crade). Mais du coup on n'est pas rentré avant 13h, et surtout il n'y avait plus de bière à l'arrivée.

Mais nos femmes nous pardonnerons, car nous sommes désormais des super stars. Nous avons été filmés pour la télé locale de la vallée de la Fensch, et même si nous n'avons pas été interviewés, on passe pas moins de 4 fois dans le reportage de 6 minutes, avec une belle vue sur le logo des chacals verts s'éloignant dans la forêt.
Je vous mets le lien vers le site de télé : http://www.regivision.net/chaine-locale-mega-infos/
Et le lien direct vers la vidéo (probablement plus pérenne) : https://www.youtube.com/watch?v=z2XTtBR0Wic&autohide=2&autoplay=0&cc_load_policy=0&color=red&controls=1&disablekb=0&fs=1&iv_load_policy=1&loop=0&modestbranding=1&rel=0&showinfo=1&theme=dark



Enjoy !

mercredi 14 mai 2014

Trouvez l'intru !!!

Qui pourra me dire qui est l'intru dans la photo suivante, et, plus compliqué, l'explication de cette intrusion ?

Amusez-vous bien !!!

jeudi 8 mai 2014

La Route Verte de la méga loose



Une des devises des chacals est " tous ensemble, même séparés " (ou quelque-chose d'approchant, Dubinou faut corriger si nécessaire). Bon, quand on parle route c'est quand même bien séparé, avec moi tout seul de mon côté.

Ceci dit, j'ai vécu une belle journée de la loose, mon psychiatre insiste pour que je poste dans le cadre de ma thérapie.

Pourtant, des journées de la loose, j'en ai déjà eu quelques-unes cette année :
* une belle rando VTT organisée avec 3 autres vaillants chacals, à laquelle je me suis pointé sans ma roue avant. Chacun sait que toute pièce sert sur un vélo, mais la roue avant, c'est un truc hyper important. Heureusement la route n'était pas trop longue, ce n'était qu'en Allemagne,
* la Marbichonne (une des plus grosses manifs VTT de Lorraine), ou l'erreur m'était interdite (puisque RDV inratable de Coupe Davis l'après-midi), et où j'ai constaté au milieu des bois que ma pompe ne fonctionnait plus.

En route, c'est habituellement plus tranquille. Une seule crevaison sur toute l'année dernière (après l'arrivée des Ballons Vosgiens, donc sans conséquence), pas de chute...

C'est donc confiant que je me suis présenté ce matin au départ de la Route Verte, 1ère cyclosportive de mon programme de préparation pour l'Etape du Tour 2014 (http://www.letapedutour.com/ET1/fr/le-parcours.html), avant les 3 Ballons début juin, et les Chanoinesses (qui reprennent en partie l'itinéraire de l'étape du tour vosgienne avec l'arrivée à la Planche des Belles Filles).

Arrivé dans les temps, maillot des chacals sur le dos, pas de pluie, tout commence bien.
Même très bien puisqu'après 20km à 38km/h (including la traversée d'Epinal, c'est dire que ça roulait bien, le segment au passage), je vois toujours la voiture ouvreuse, dans les premiers rangs du premier groupe. J'avais quelques doutes sur l'efficacité du combo gastro / WE à Londres sur la semaine dernière, mais c'est pas mal comme préparation.

Bref, bonnes jambes, bonnes sensations.


Et là, patatra. C'est le cas de le dire, grosse chute à l'avant. Rien de grave heureusement mais ça s'empile fort, un type a l'arcade ouverte (il se remettra bien d'après l'organisation), on zigzague comme on peut, on ré-accélère fort pour revenir sur l'avant, et à la jonction, sensation flou dans le train arrière (plus bas, au niveau de la roue), crevé. Une cochonnerie dans les caniveaux sans doute.



Débute alors la 1/2 heure de la loose.
(1) La 1ère chambre remontée et gonflée avec une cartouche de CO2 s'avère percée.
(2) La cartouche de CO2 en question est ma seule cartouche de CO2.
(3) Il ne me reste donc que ma mini-pompe que tu te démontes le bras pendant 20 minutes pour péniblement gonfler à 5 bars et avoir le bonheur d'être scotché sur le bitume pendant le restant de la course.
(4) le reste de la course dure en fait seulement 2 km avant une seconde crevaison.
(5) retour au 3 avec un énervement assez oppressant qui monte.

Heureusement que la 3ème chambre est la bonne, parce qu'en course, personne ne s'arrête pour te filer le moindre coup de main...

Pendant ce temps, les gars qui me doublent ressemblent d'abord de moins en moins à des coursiers, puis de moins en moins à des sportifs. Ça fleure vaiment bon les tréfonds du classement. Et avant d'attaquer les "grosses" difficultés, il reste une cinquantaine de kilomètres juste vallonnées qui ne vont pas être rigolo isolé dans le vent.

Hésitation... ...Mais un chacal n'abandonne jamais (en tout cas, pas pendant une épreuve ; avant il lui arrive parfois de se désister discrètement) ! Je repars donc en mode plus orienté randosport par la force des choses.


Aucun regret à avoir poursuivi :
* le parcours bien que relativement peu sélectif (et donc peu propice au mode solitaire) est vraiment sympa (cf. quelques photos), notamment le col de la Bisoire, pas connu mais avec quelques passages savoureux,


* je finis avec une vitesse honorable pour une cyclo de moyenne montagne bien venteuse,
* Et surtout le plateau repas est vraiment top pour un plateau repas !

La trace : http://app.strava.com/activities/138849949

Et si on refaisait le POC ?

Ca fait un moment que ça me trotte à l'esprit. Et si on refaisait le POC, le vrai, l'original, le Metz-Volmerange ?

C'est toujours dangeureux de refaire quelque chose qu'on a par la suite idéalisé, car la deuxième fois peut être décevante. Qui n'a pas un jour mangé dans un resto délicieux et y retournant quelques temps plus tard se retrouve hyper déçu, et voit son souvenir initial entaché par cette seconde fois ?

Mais remarquez, le premier POC n'avait pas été qu'une partie de plaisir. Il suffit de relire le compte-rendu que j'avais fait à l'époque, on avait bien galéré dans la bouillasse d'Algrange.
Et depuis on a refait des POCs, et si le plaisir n'était pas le même car on a jamais fait aussi long, aussi dur, aussi fou, on s'est quand même éclaté parce qu'on était ensemble et qu'on relevait une nouvelle épreuve en équipe. A chaque fois c'était différent, à chaque fois c'était bon.

L'idée ne serait donc pas de revivre le POC dans la même optique que la première fois, c'est d'ailleurs impossible. A l'époque, on débutait tous plus ou moins, et on se lançait dans un truc fou. Là, on sait qu'on peut le faire, on l'a déjà fait.
L'idée serait plutôt de réutiliser se parcours pour voir où est-ce qu'on en est par rapport à ce jour là, de permettre à ceux qui n'ont pas pu faire ce périple d'y gouter, et puis également pour marquer le coup. On est quand même, accrochez-vous, au 5ème anniversaire du POC !

Alors cette année on devait avoir deux events : les crapauds et le POC 4 chez Gros Paquet. Les crapauds ayant été annulés, seriez-vous partant pour les remplacer (à une autre date Faby, bien-sûr !!!) par un POC-revival ?

Il y a 5 ans, on clamait que le POC, il y aurait ceux qui pourront dire "j'y étais" et les autres. On vous offre une chance de changer de camp. Alors, pourrez-vous dire un jour "j'y étais" ? (ou "j'y re-étais" pour les vieux de la vielle ;op)

jeudi 10 avril 2014

Les Crapauds sans les Chacals

Tels des pneus tubeless ready montés avec trop peu de préventif, les Chacals Verts se sont peu à peu dégonflés. Doucement, mais surement, un petit peu à chaque tour de roue.

Pourtant ils semblaient à bloc ! Mais tout s'est déjà fissuré quand ils apprirent l'abandon prématuré de Fabrice. En effet, les Crapauds tombent le seul week-end de 2014 qui étaient déjà bouclé depuis 2013 et pour lequel il a pris un engagement fort (rien à voir avec une simple invitation à manger des lasagnes, par exemple).

Ensuite vinrent les diurnes, Michel et Mathieu, qui nous ont annoncé qu'ils ne rouleraient pas de nuit. Ils ont ensuite enchainé sur "je ferai peut-être un ou deux tours", pour finir par un "non, ce sera sans moi" chez Mathieu. Michel, de son côté, aura quand même été jusqu'à faire signer son certificat médical, preuve qu'il restait engagé jusqu'au bout, ne serait-ce que pour 1 ou 2 tours, et ceci mérite d'être souligné.

Pierre, de son côté, n'avait pas encore réalisé les 4 sorties qui lui permettraient de retrouver son top niveau, lorsqu'il vint me dire, poussé par Fabrice, que finalement il ne ferait sans doute que "1 ou 2 tours, de jour". Après discussion, il s'avèra en fait qu'il avait plutôt envie de faire 0 tour, le concept de rouler en équipe mais chacun son tour ne lui plaisant pas des masses. Je le soupçonne également de vouloir resté concentré sur son objectif de battre mes KOMs de l'été dernier avant début août, ce qui sera chose aisée une fois qu'il aura fait 4 sorties ;op.

Inutile de s'étendre trop sur le cas de Carlos, qui nous a annoncé qu'il n'était plus trop intéressé par le vélo, mais préfère faire du sport sans matériel, où tu cours dans la rue et utilise le mobilier urbain pour t'exercer. Une sorte de tarzan dans la ville notre Carlito !

Il restait alors à ce moment là Obo, Jean-Yves, Michel pour 1 ou 2 tours et moi pour faire l'épreuve. Sachant que Gros Paquet m'avait laissé entendre qu'il avait d'autres priorités à gérer en ce moment (une sombre histoire de petit rénovation de maison, genre on refait la tapisserie ;op), j'avais la conviction que son engagement tenait plus de sa volonté de ne pas rompre sa parole que de son envie. Je lui ai donc proposé qu'on laisse tomber pour cette année et il s'est jeté sur cette porte de sortie largement ouverte devant lui. Il faut dire que de mon côté je n'avais pas vraiment envie de me taper tout le boulot de préparation du dossier, de chercher un bureau de poste qui ferme tard, etc... pour finalement me retrouver gros jean comme devant le jour de l'inscription qui, certes, se déroulait un 1er avril. La bonne blague !

C'est donc la mort dans l'âme que j'ai annoncé à Obo, le plus motivé de nous tous, que nous devions renoncer à cette aventure. Nous avions certes des possibilités de nous faire recruter dans d'autres équipes, mais nous n'imaginions pas nous lancer dans ce périple sans les Chacals.

Mais l'an prochain, on remobilise les troupes, et avec Fab le fédérateur engagé dans l'aventure, on réussira à monter cette équipe !