mardi 24 février 2015

La rando de Ell : une journée en Enfer !!!

Avec Fab, on avait envie de s'entrainer pour le Périple et de voir un peu ce qu'on avait dans le coffre sur une grande distance avec un peu de D+. J'avais repéré une rando organisée à Ell, un petit village du Luxembourg au nord d'Arlon. On aime bien les randos organisées : ça permet de découvrir des nouveaux chemins, de croiser du monde, et puis il y a des ravitaillements :o)

On décide donc en ce dimanche 22 février 2015 de faire un peu de bagnole (45 minutes pour moi, 60 pour Fab) afin de rejoindre le village de Ell. On n'hésite pas longuement et nous lançons sur le plus grand parcours : le 50 km. Aucune idée du D+ total, on verra bien sur place. Une chose est sûre, on est bien au Luxembourg : 7 euros la rando, il va y avoir du foie gras aux ravitos, c'est pas possible autrement !

On démarre donc à 9h15, dans une température assez froide, mais de bonne humeur. On part à un rythme assez tranquille, mais efficace. Ca commence très vite à monter. On avale 300m de D+ dès les 10 premiers kilomètres. Ca ne monte pas très fort, mais ça monte tout le temps, et surtout sur du terrain très meuble, voire boueux.

C'est lors de la première descente que le fun commence. Un single, pas trop étroit, mais tout boueux. Il y a des gens de partout en train de marcher ou de descendre comme ils peuvent sur leur vélo. Et nous, on se lance. Je me félicite d'avoir monté un nouveau pneu arrière, plus fin et polyvalent (un Hutchinson Taipan 2.1, pour ceux que ça intéresse) qui me donne une bonne accroche, et on se met à zig-zaguer entre les cyclistes paniqués. Du grand bon délire. A un moment, on rattrape tout un groupe, et comme un gars attend pour leur laisser un peu d'avance, on fait de même. Le gars y va, on continue d'attendre un peu car il ne semble pas bien franc. Mais comme derrière ça commence à presser, on se lance. On rattrape vite le type, mais il ne reste plus rien à descendre et il ne reste qu'à lacher les freins. Enfin c'est ce que moi je fais. Le gars devant panique, bloque tout, et se vautre. J'arrive trop vite, je ne peux pas l'éviter. Je me laisse tomber sur le côté et prend un petit arbre dans le pif. Ca sonne, mais ça va. On remonte sur nos biclous et on attaque une nouvelle monté.

20 bornes et 600m de D+ après le départ, on commence à avoir furieusement froid aux pieds. La boue a détrempé nos godasses, il fait -2°C, et ça caille à mort. Les orteils nous font l'effet de Freeze Packs. Et comble du bonheur, on a toujours pas eu de ravitaillement. A mi-parcours, toujours rien à bouffer !!! Ca rend le Fab un peu bougon, et il commence à tout critiquer : ses chaussettes, le parcours, le fléchage, les ravitos, ses jambes, bref... tout ! Heureusement j'ai pensé à prendre une barre de céréales de secours, et on se la partage. Ca nous rebooste un peu et nous permet d'atteindre le 1er ravito, après 28 bornes. Sans déconner !

Bon, le monsieur qui s'en occupe avec ses deux filles est bien sympa et a l'air de se cailler encore plus que nous. Il nous sert un thé chaud avec des gaufres, du chocolat au riz soufflé, des bananes et des oranges, alors on ne râle pas trop. A ce moment là, on a tellement froid aux pieds qu'on pense sincérement à raccourcir, si possible, notre tracé pour rentrer plus tôt.
Cependant, il s'avère que sans se concerter, on avait tous les deux pris une paire de chaussettes de rechange. On décide donc d'enlever les chaussures pleines de boue, de virer les chaussettes trempées, d'essayer de se réchauffer les pieds nus comme on peut avec nos mains, et d'enfiler une paire sèche. Ca, plus le thé chaud, ça nous remonte le moral et on se sent mieux.



On restera une bonne vingtaine de minutes, voir une demi-heure au ravito. On y a fait la rencontre de trois Luxembourgeois bien sympas, avec qui on a discuté biclou (Radon et Canyon vs Scott et autres marques : avantages et inconvénients). On a pas mal plaisanté avec eux, puis on redécolle en se filant rencard au prochain ravito. En fait, on se recroisera plusieurs fois sur le parcours, partageant quelques montés ou quelques pauses. Comme celle effectuée alors que 2 d'entre eux et moi, voulant franchir une bosse pleine de boue en force, déclenchons une crampe fulgurante. C'est le kilomètre 33, et à ce moment là je n'arrive plus à plier la jambe ! Fab, plus malin, voyant les 3 cramprés essayer de faire passer la douleur, ne tente pas le passage en force et monte à pied et sans encombre. Ca lui permet de rejoindre un gars qui doit réparer sa roue et n'a pas de démonte pneu. Ironie de l'histoire, le gars bosse dans un magasin de vélo ;op. Fab le dépanne généreusement, ce qui me laisse un peu de temps pour soigner la crampe. Mais on ne s'attarde pas trop car le froid essaie de se réinsinuer par nos pieds plongés dans la bouillasse.



La suite de la rando me semble plus facile. Il y a un peu moins de D+, on a pris l'habitude de la boue, le soleil pointe son nez et on a moins froid aux pieds. Fab se prend se habituel mur des 35 mais il est vaillant, malgré la douleur au genou.

On délire à nouveau avec nos copains au ravito suivant, puis on repart pour les 10 dernières bornes. On a droit sur celles-ci à quelques singles bien sympas, et franchement on s'amuse quand même bien. Ceci étant dit, on est ravis quand on rejoint l'arrivée vers 15h. Epuisés, car la rando était vraiment difficile, la boue rendant les montés deux fois plus dures et les descentes bien complexes, mais franchement heureux de l'avoir fait. On matérialise alors que le Périple, ça va quand même pas être une mince affaire, surtout si la météo n'est pas sympa avec nous.

On "lave" nos vélos (du mieux qu'on peut compte tenu de leur état et du faible débit des tuyaux d'arrosage) en devisant gaiement avec nos copains du jour (que je salue s'ils devaient se perdre sur cette page : c'était vraiment sympa de vous croiser), on va raccrocher les biclous aux voitures et se changer, puis on se file rencard pour l'après-rando.


L'Orval (et sa petite soeur) et les sandwitch-saucisse à l'arrivée ont eu ce goût si particulier qu'on apprécie tant après l'effort. On passe là un super moment, à discuter de cette rando bien mortelle et à anticiper les efforts du Périple. On n'est pas trop en mauvaise forme. Mais franchement si on devait repartir le lendemain dans les mêmes conditions, pas sûr qu'on soit hyper motivés. Après, c'est sûr (ou presque) qu'il fera moins froid, et le plus gros soucis du jour ça a été le froid.



Néanmoins, cette expérience remet les idées en place, et on est tous les deux conscients qu'il faut continuer à s'entrainer, et par ailleurs préparer les étapes du Périple avec attention pour éviter de trop grosses galères quand même.

mercredi 18 février 2015

Lampes Low Gravity, revue 1 an après

Il y a un an, j'ai réalisé un test des lampes Low Gravity qui m'avaient pleinement convaincu.
Pour ceux qui ne se souviennent pas, ça se trouve ici : http://lepoc.blogspot.com/2014/01/test-lampes-lowgravity.html

En résumé, mon propos étaient que le rapport qualité/prix était redoutable, et l'efficacité de ces lampes est tel qu'une seule, la M4, pourrait suffire.

Perso, j'aime bien dans les magasines de VTT quand les mecs reviennent quelques mois ou années plus tard et consolident leur premier avis, alors je vais faire de même. Suis-je toujours satisfait de mes lampes Low Gravity après une année d'utilisation.

Allez, je ne fais pas durer le suspense, la réponse est clairement OUI !

Avec le Fab notamment, on a roulé tout l'hiver dernier et on n'a toujours pas eu de pause dans notre pratique du vélo depuis. Le confort de vision est telle qu'on ne se rend même plus compte qu'on roule de nuit. Je veux dire, bien-sûr que c'est différent, et le fait d'être éclairé par lampe artificielle a notamment un effet sur le ressenti des pentes (ça semble moins raide dans les deux sens), mais aujourd'hui, on n'appréhende plus du tout le fait de rouler de nuit. C'est juste normal.

Côté efficacité, je confirme que la M4 suffit. A vrai dire, la plupart du temps je ne prends que celle-ci, que je porte sur le casque. Je ne sors la M5, que je mets sur le cintre, que quand il fait particulièrement brumeux ou que le ciel est très couvert : elle me permet de voir plus loin. Mais clairement, la petite M4 ne m'a jamais trahi et nous a même sauvé dans des situations "critiques". Lors du rePOC, lorsqu'on s'est retrouvé à 3 (Fab, Obo et moi) nuit tombante avec une seule M4, elle a suffit à nous éclairer pour les 10 derniers kilomètres. Bon, Fab a fait un peu de chemin à l'avant sans éclairage aucun, mais sinon on se mettait derrière Obo qu'on avait équipé avec la lampe, un peu décalés (façon oies sauvages), et on voyait suffisamment pour avancer à 17km/h de moyenne.

D'un point de vue batterie, je n'ai pas encore ressenti de baisse d'efficacité après un an d'utilisation. Je suis scrupuleusement les conseils de Thomas (recharger systématiquement les batteries quand je rentre de sortie), et je ne me suis jamais trouvé à court. Je n'ai vu qu'une fois la petite lumière rouge annonçant la rupture proche, et c'est sur la M5 après l'avoir utilisée à pleine puissance pendant plus d'1h30 (annoncée à 1h20 en autonomie réelle dans ces conditions).

Au niveau du maintient, les élastiques fixant la lampe au support sont toujours suffisamment résistant pour que celle-ci soient bien maintenue en position. Certes, il faut de temps à autre redresser la lampe, mais vues les vibrations prises par le vélo, on ne peut pas vraiment s'en étonner, et ceci est de l'ordre d'une fois par quart d'heure, pas toutes les minutes.

Concernant la résistance aux chocs, on n'a pas trop pris de gamelles, donc on ne peut pas attester que la matos supporte tous les chaos, mais j'ai déjà pris quelques branches assez violemment et la vitre a tenu le coup sans avoir besoin de passer chez Carglouch.

En définitive, vous aurez compris que je suis vraiment satisfait de mon achat. Soyez assurés que lors du Périple (plus d'infos à venir sur le sujet dans les prochains jours), une lampe Low Gravity sera assurément dans mes bagages ! Je risque d'ailleurs de lui ajoindre un nouveau petit gadget bien pratique qui fait partie des nouveautés de la boutique (Thomas a rentré quelques nouvelles références, notamment des lampes Magicshine qui ont l'air d'éclairer comme le phare d'Alexandrie) : un adaptateur USB pour brancher sur la batterie de la lampe. Ainsi, vous pouvez rechargez votre portable avec la batterie de la lampe. Mais pour moi, ce qui compte c'est de pouvoir recharger le GPS du vélo. Imaginez le GPS qui tombe en rade en plein Périple et nous sommes perdus au milieu de la forêt ? Donc je pense que je ne vais pas tarder à passer sur le site de Low Gravity et commander ce nouvel accessoire. Et peut-être vous faire une petite revue suite au Périple ?


dimanche 4 janvier 2015

Des voeux, une reprise et un test de matos

Salut à tous,

On va commencer par le premier point indiqué dans le titre : je vous souhaite une excellente année 2015 ! Qu'elle soit bonne pour vous et vos proches, que vous ayez une santé de fer, un moral d'acier, de l'amour à foison, et un peu de tunasse, ça peut pas faire de mal !

Aujourd'hui, j'ai redémarré ma saison de vélo avec un petite sortie parmi les stigmates de neige glacée et les flaques de boue. Ça glisse, ça accroche, ça dérape, mais je me suis bien amusé.

Grosse différence avec la dernière sortie de 2014 : je n'ai pas eu froid aux pieds. Bon, il faisait 4 degrés contre 1 la dernière fois, mais surtout j'étais mieux équipé. Suivant les conseils de Faby, j'ai mis sur ma liste de Noël les gants et chaussettes Sealskin (peau de phoque), censé être parfaits pour lutter contre le froid et les conditions humides. J'avais déjà pu essayer avec bonheur les gants que j'ai reçu de la part de mes beaux-parents à Noël, j'ai cette fois essayé aussi les chaussettes reçues de mes parents un peu plus tard. Je tiens à redire à mes généreux donateurs ceci : certes, ce n'est pas super glamour d'offrir des chaussettes ou des gants, mais franchement, c'est du pur bonheur !!!

Parlons déjà des gants. Ils sont doublés, un peu à la façon de gants de skis, tout en étant moins épais. L'intérieur contient comme un sous-gant qui s'adapte parfaitement à la main, et l'extérieur est un peu plus épais. Ils sont dotés de renforts pour ne pas glisser sur le guidon et pour attraper les freins, et très vite ils se font oublier, ce qui est le plus important pour ce type de matos. Maniabilité impecc et chaleur aux mimines ! Alors ils ne sont pas ultra respirants, donc on peut avoir un peu les doigts mouillés de sueur, mais vraiment ce n'est pas gênant.

J'ai donc validé les gants dès la première utilisation, lors de ma dernière sortie de l'an passé. Par contre, ce jour là, jamais je n'avais eu aussi froid au pied. J'ai du marcher dans la neige en début de sortie, le froid et l'humidité son rentrés par le dessous de la chaussures (les trous de la cale) et franchement quand je suis rentré je ne pouvais plus marcher. La douche m'a fait hyper mal aux douilles (orteils en belge) gelées.

Cette fois-ci, j'ai mis mes nouvelles chaussettes, reçu donc entre temps pour ceux qui suivent, et ce fut le jour et la nuit. Pas froid du tout ! Alors je n'ai pas marché volontairement dans la neige pour tester le truc, mais vraiment, j'étais bien. En général lorsque je sors par temps froid, c'est surtout aux pieds que ça caille. Et bien pas là ! Elles ne sont pas trop épaisses, ce qui fait qu'elles ne m'écrasent pas le pied dans la chaussure, elles ne grattouillent pas (ce qui est indispensable pour un grattouilleux tel que moi), et comme les gants, elles se font vite oublier. Je suis rentré avec les pieds parfaitement secs, pas froids, et du coup la douche ne fut que plaisir de se délasser et de se sentir propre :o)

Donc les gants et chaussettes Sealskin sont validés, et je remercie à nouveaux mes généreux donateurs ! Ces nouveaux accessoires me permettront d'aller encore plus loin, à vadrouiller sur mon vélo par n'importe quel temps à n'importe quelle heure !!!


lundi 29 décembre 2014

Fin de saison pour le Hobbit

Mon ride de ce jour sur la neige et la glace est le dernier de ma saison de vélo.
L'heure tout comme Obo de faire un petit bilan.

En terme de stats, je n'ai pas atteint l'objectif fixé qui était de 2000 km. Je plafonne à 1953. La faute à un arrêt forcé pour raison de mollets défaillants, mais aussi à quelques choix de priorités, comme par exemple zapper une sortie pour passer plus de temps avec des amis ou de la famille.
En terme de D+, 33 602 m, soit pas loin de 7 Monts Blancs, ce qui est plutôt pas mal.
Le tout a été effectué en 109 sorties, sachant que certaines sont dans la même journée (stages Irwego), mais grosso modo, on arrive quand même à une sortie tous les 3 jours et demi, ce qui est quand même pas mal, et plus de 145 heures sur le vélo.

En regardant tout ça, on peut regretter de ne pas avoir de valeurs rondes, genre les 2000km, les 7 Monts Blancs, 150 heures de selle... Mais en fait ça ne reste que des stats, alors on s'en fout.

C'est comme les KOMs. J'ai progressé pas mal cette année et j'ai chopé ou améliorer pas mal de KOMs, mais de vrais warriors ont parcouru les mêmes chemins et ont explosé mes temps. Il m'en reste quelques uns, à vrai dire je ne saurais même pas dire lesquels. L'an prochain sera d'ailleurs sans doute moins riche en KOM, en tout cas pas en montée : je reçois ma nouvelle;  monture dans quelques jours, et elle ne sera définitivement pas tournée vers la performance sur le D+. Elle devrait pouvoir me permettre de tout franchir (quoique peut-être pas la Pute de Rumelange), mais surtout, elle devrait permettre de plus et mieux descendre ! J'ai hâte !

Bref, une bonne saison, marquée par de belles aventures :
- les premières nocturnes
- le stage Irwego avec Faby
- le Club Med avec Obo
- du vélo route et un col de plus de 2000m
- le rePOC
- plein de sorties avec les copains
- quelques rides en solo

Pour l'an prochain, focus sur le Périple, mais il y aura à nouveau de l'Irwego, peut-être du Club Med, pourquoi pas du ride au Bike Parc du Lac Blanc (Vosges), les Crapauds (non j'déconne), et à nouveau plein de sorties dans l'année, j'espère le plus souvent accompagné !

Bonne année 2015 à tous, pleine de bonheur et de vélo !

jeudi 25 décembre 2014

A l'année prochaine !



L’année 2014 s’achève, l’occasion de revenir sur une belle saison de vélo :


  • 8000 km et 88 000 m de D+ (18 Monts Blancs dans l'unité de mesure du Hobbit ;-))
  •  4 belles cyclosportives :
    • L’Etape du Tour, 150 km, 3600 D+, en 7h05min, avec une belle place à l’arrivée pour mon petit niveau,
    • Les 3 Ballons Master, 218 km, 4300 D+, en 9h15min, l’épreuve où j’aurais pris le plus de plaisir sur le vélo,
    • La Vosgienne 160, 160km, 3250 D+, en 7h01min, la course de trop en septembre ;-)
    • La Petite Route Verte, 106 km, 1250 D+ en 3h49min, avec 3 crevaisons en début de saison.
  • Une super semaine de montagne avec le Hobbit :
    • Enduro « soft » dans des décors enchanteurs
    • Et l’ascension en duo du col du Petit Saint Bernard (qui d’ailleurs m’amène à 63 cols gravis dont 3 > 2000 m alt.)
  • Le parcours en intégralité de la Route des Crêtes dans les Vosges du Sud au Nord avec Dany
  • L’aventuredu rePoc, 120 km de VTT de Frouard à Volmerange via le GR5, avec une organisation et des copains chacals au top !

Reste maintenant à construire le programme 2015, autour du Périple (Volmerange – Dabo en VTT par les Chacals), de l’Etape du Tour Saint Jean de Maurienne – La Toussuire, et de la Charly Gaul au Luxembourg, en fin de saison (jamais faite et d’excellente réputation).

Bonnes fêtes de fin d’année à tous !!

mercredi 15 octobre 2014

Le rePOC : la vidéo

Et voici, comme promis, la vidéo.
C'est un peu long et je ne suis pas sûr que ça plaira à ceux qui n'y étaient pas, mais pour les participants, c'est fun ! :o)

http://www.dailymotion.com/video/x27ye7l_le-repoc_sport

mardi 14 octobre 2014

Le rePOC : 5 ans après

Cinq ans après, que sont-ils devenus ? Un peu comme dans une chanson de Patriiiiiiiiiick Bruel, la fine équipe des Chacals Verts s'était donnée rendez-vous au même endroit et à la même heure, 5 ans plus tard, pour refaire le POC.

Combien sont là, 4, 3, 2, 1... 0 ?

Evidemment, il y a eu des absents.
Pour cause de congrés je ne sais où dans le monde, Carlito n'était pas des notres.
Gros Paquet était absent pour cause de fête médiévale.
Vous connaissez tous les raisons qui ont empêché Michel de participer, sinon, relisez le blog.
Et enfin Pierre nous a abandonné au presque dernier moment pour préserver sa cheville encore fragile.

Les 3 mousquetaires étaient bien 4

Ce sont donc 3 chacals qui se sont retrouvés un samedi 13 septembre 2014 chez la Flo pour un petit déjeuner Gargantuesque : petits patés, comté, terrine, café, croissants, baguette, la Flo a gâté nos amis qui prenaient le départ à Metz. Un Big Up pour elle, elle gagne ses 5 tridents et est désignée première étape officielle du Périple (on vous en reparlera plus tard dans ce blog).
3 chacals, donc, car en effet, sur les 4 participants, 3 partaient de Metz. Obo jugeant le parcours trop court a décidé de partir de Frouard. Son objectif secret : nous rattraper avant la pause déjeuner à Rombas, chose faisable car évidemment, nous ne sommes pas partis à 9h comme prévu.
Si le Hobbit a réussi à prendre son train depuis Bettembourg pour rejoindre Metz dans les temps, Fab et Mathieu qui partaient ensemble depuis Rettel se sont un peu perdus dans Metz avant de trouver le point de départ. Si on ajoute à ça un bonheur épicurien de petit déjeune ne pouvant souffrir d'aucune contrainte horaire, vous obtenez 3 chacals bien remplis sur la ligne de départ aux alentours de 10h.

Un matin sous le signe de la rigolade

Quand vous verrez la vidéo faite lors du POC, ça vous sautera aux yeux. Pendant toute la matinée, on ne fait que se marrer. Entre la tige de selle du Fab qui ne marche plus après qu'il nous ait fait 3 démonstrations, les ratés du même Fab pour trouver le parcours, Mathieu qui chante "à bicyclette", les cascades du Fab (toujours lui, décidemment), les chants de l'hymne du POC (sur l'air de Batman), franchement, on se bidonne.
Pour ceux qui l'ont déjà fait (donc Fab et moi), le parcours semble moins dur que dans nos souvenirs. Faut dire qu'à l'époque on n'était que très peu entrainés.
Pour Mathieu, c'est costaud, mais avec application et sans précipitation, il franchit tous les obstacles sans fléchir. Il y aura certes quelques poussages, mais franchement notre Castor Junior nous rend fiers.
En arrivant vers Rombas, on arrive vers la descente où Pierre avait chuté il y a 5 ans. On décide avec Fab de l'attaquer par le côté encore plus raide, et cette fois c'est Fab qui choit. Me marrant comme un con, je descends moi-même en lattéral et en dérapage non maitrisé. La chute du Fab est plus impressionante que méchante et on peut repartir.
Je commence à pousser un peu les troupes pour qu'on arrive avant Obo. Mon instinct me dit qu'il n'est pas loin.

De l'intérêt d'avoir un pate de dérailleur de rechange... sur soi !!!

Et mon instinct ne me trompait pas, car en fait Obo est à nos basques. Il eut pu nous rattraper un peu après la descente s'il n'avait pas eu la casse technique. Une vilaine branche dans le dérailleur, c'est la pate de dérailleur (hanger) qui saute.
Ca lui était arrivé lors d'une de nos dernières sorties, et du coup il en avait acheté deux : une pour réparer, une en cas de nouveau pépin. Sauf qu'il ne l'a pas prise pour le rePOC.
Alors que nous avons été accueillis triomphalement par Camille et Romane, puis par Nathalie, Flo, Eléonore et Michel, on voit Obo arriver, marchant à côté de son vélo qu'il a vaguement bricolé en enroulant la chaine autour du cadre avec une branche. Il est tout péteux car du coup il a appelé sa femme (LE Momo) pour qu'elle vienne le chercher. Elle nous rejoint avec Zouzou quelques minutes après, mais Obo ne repartira finalement pas avec elles. En effet, après quelques reflexions et se basant sur notre épisode précédent où il avait cassé une pate de dérailleur, il décide de repartir en mono-vitesse !!!

Ca bouffe, ca bricole et ça repart

On passera donc la pause entre sandwitchs, badminton à la main pour Fab et BM, et bricolage de vélo pour le Hobbit et Obo. Bien-sûr tout ceci se déroule dans la franche camaraderie typique des Chacals Verts, avec brouhaha, grosses rigolades et chariage à tout-va. Merci au Comité d'Accueil de la branche transat des Chacals : vous êtes le rouage essentiel du groupe, celui qui rapporte à bouffer ;op
Pour revenir au vélo d'Obo, on fait sauter la chaine, on vire le dérailleur, et c'est parti pour un montage en 32/18 ou 32/20 pour l'ami Obo. Ca risque d'être compliqué pour la côté de Fontoy, mais ça peut passer pour le reste.
On remet donc en route un peu en retard par rapport au planning, mais on repart bien... enfin presque... 200 m plus loin, Obo qui a déraillé 3 fois retourne son vélo et on fait sauter encore un maillon pour avoir plus de tension.
Ceci fait, on redécolle pour de vrai !

Tu veux un abricot ?

L'après-midi se passera sur une ambiance un peu différente de la matinée. Ses frasques du matin on marqué Fabrice et il s'est un peu fait mal au genou... à moins que ce soit lié à son changement de hauteur de selle juste avant le POC ? Quoiqu'il en soit, il a mal au genou, n'hésite pas à nous le faire savoir, voire à nous reprocher de ne pas nous enquérir suffisamment de sa santé (alors que lui nous propose volontiers un abricot sec de sa réserve qui semble illimitée). Par chance, Flo, Eléonore et Michel se sont amusés à nous retrouver à divers points du parcours et ont pu filer un médoc à Faby, ce qui lui soulagera un peu la douleur.
Pour Mathieu, on sent que le matin a laissé des marques. En effet, il est un peu moins fringant lors de la reprise, et l'adjonction d'Obo à notre groupe qui naturellement incite à une légère accélération du rythme n'est pas faite pour l'aider à se sentir plus facile. Il faut dire qu'on a déjà parcouru le matin l'équivalent d'une rando normale et notre ami BM n'a pas le même entrainement que le reste de la troupe.
On prend donc 2 décisions stratégiques importantes :
- ne jamais laisser Mathieu seul pour éviter le découragement.
- demander réguliérement des nouvelles du genous de Fabrice (et accepter un abricot en retour)

La côte de Fontoy

La suite du parcours se passe sans véritable incident : on s'amuse avec le Fab à descendre les escaliers, Obo râle parce qu'il doit souvent repositionner sa chaine qui saute (celle-ci étant mise à rude épreuve se détend de plus en plus, et donc saute de plus en plus), Mathieu s'accroche pour suivre, et on mange des abricots.
Lorsque nous arrivons en vue de Fontoy, Mathieu montre de forts signes de fatigue, mais conserve un esprit de battant. A tel point qu'il gravira la côté entière sur le vélo (ce que beaucoup d'entre nous n'avaient pas fait lors du POC). Il nous expliquera après qu'il se motivait en disant "allez encore 5 m et j'arrête... allez, jusqu'au poteau là-bas... allez, je peux tenir jusque l'arbre là...". Vraiment, bravo ! C'est exténué qu'il finit l'ascension, mais avec la fierté de l'avoir faite.
Pour ce qui est des autres, rien de spécial à signaler. Obo en mono-vitesse pas du tout adapté nous a tous largués, mais Fab et moi avons la fierté d'avoir pu monter la côte à un bon rythme, et sans pour autant piocher trop dans les accus.

La traversée d'Algrange

Nous arrivons alors à Algrange. Il y a 5 ans, ce passage avait été le plus dur du POC. Il y avait énormément de boue, de la fatigue : cela nous avait semblé infini. Cette fois-ci le dieu POC a été indulgent et le sol n'est pas trop mauvais. J'ai même presque réussi à monter la petite pente finale vers la porte de la Comté (mais évidemment j'ai fait un erreur technique bête à la fin... ma spécialité).
Néanmoins, ce sera dur pour BM. Il paie son exploit de la côte de Fontoy et là ne délire plus du tout. On sent que chaque obstacle est de plus en plus difficile à franchir, que chaque montée semble trop raide, que nos encouragements deviennent irritants.
Obo de son côté doit remettre sa chaine tous les 50 mètres et s'agace également. De plus, il voit le ciel qui se couvre et la nuit qui tombe, et nous invite à nous presser.
Pris entre les deux, Fab et moi ne savons pas trop quoi faire, et il n'y a pas que la météo qui tourne à l'orage.

BM jette l'éponge

On arrive enfin à la Comté, et j'explique à Mathieu qu'il y a 5 ans j'étais épuisé comme lui, et que le fait de retrouver la Comté m'avait redonné un énième souffle. Mais Mathieu n'est pas un hobbit, et il aura beau s'accrocher de toute ses forces, il jette l'éponge. On profite du fait qu'on est dans un endroit connu de Michel pour appeler la cavalerie à la rescousse, et Nathalie arrive accompagnée du père Loreng pour récupérer Mathieu et le vélo d'Obo qui n'en peuvent plus ni l'un ni l'autre.
Obo repartira sur le vélo de Mathieu.
Pendant que nous attendions la cavalerie, le soleil en a profité pour se faire la malle. Je sors donc ma seule et unique lampe et l'installe sur le vélo de Mathieu, donc d'Obo. On repart tous les trois (Fab, Obo et moi) à fond les ballons, dans la nuit et la forêt.

3 Chacals dans la nuit

On se trompe évidemment de chemin, et c'est Fab qui fera l'éclaireur (sans lumière) pour nous diriger vers Volmerange. Bon, je surveille le GPS quand même pour le retenir quand il veut partir dans l'autre sens juste parce que le chemin lui plait ("hé les copains, par ici, faites-moi confiance !").
On finit par trouver un double-single, comme dit Obo, quand on entend un bruit. Sourd et grave au début, il se met à être de plus en plus aigu, comme... comme une soucoupe volante qui décolle. Je demande aux autres ce qu'ils pensent de ce bruit, et pendant 1 à 2 secondes, je me demande vraiment de quoi il peut s'agir et je me mets à croire aux extra-terrestres. Puis le bruit s'arrête net, et après un léger silence, on entend des "BOUM BOUM" provenant d'une rave party sauvage. On explose de rire, et on réaccélère.
Après 30 minutes à 17 km/h de moyenne (à la fin d'un rePOC, c'est plutôt pas mal), on arrive à Volmerange, accueillis en héros par nos familles et nos copains. Ces derniers prenaient tranquillement l'apéro dans la rue, Lise ayant dressé la table d'apéritif sous notre belle banderole des Chacals Verts sur le trottoir. Encore merci à elle pour avoir fait patienter tout le monde en leur servant à boire et en leur filant des cacahuètes (j'avais donné pour consigne de nous attendre pour les vrais apéros ;op).

Faute de barbecue, mangeons de la raclette

Ayant prévu une arrivée tardive et un soleil couche-tôt, on a opté pour l'option raclette plutôt que barbecue.
C'est donc entassés dans ma petite maison, que nous avons fini notre aventure, atablés à la table du festin, tels les gaulois d'Astérix. Et a l'instar de nos illustres ancêtres, c'est avec un sentiment d'irréductibilité que nous pouvions dire : "le POC, j'y étais, le rePOC, j'y reétais !!!"