Et voici, comme promis, la vidéo.
C'est un peu long et je ne suis pas sûr que ça plaira à ceux qui n'y étaient pas, mais pour les participants, c'est fun ! :o)
http://www.dailymotion.com/video/x27ye7l_le-repoc_sport
mercredi 15 octobre 2014
mardi 14 octobre 2014
Le rePOC : 5 ans après
Cinq ans après, que sont-ils devenus ? Un peu comme dans une chanson de Patriiiiiiiiiick Bruel, la fine équipe des Chacals Verts s'était donnée rendez-vous au même endroit et à la même heure, 5 ans plus tard, pour refaire le POC.
Combien sont là, 4, 3, 2, 1... 0 ?
Evidemment, il y a eu des absents.
Pour cause de congrés je ne sais où dans le monde, Carlito n'était pas des notres.
Gros Paquet était absent pour cause de fête médiévale.
Vous connaissez tous les raisons qui ont empêché Michel de participer, sinon, relisez le blog.
Et enfin Pierre nous a abandonné au presque dernier moment pour préserver sa cheville encore fragile.
Les 3 mousquetaires étaient bien 4
Ce sont donc 3 chacals qui se sont retrouvés un samedi 13 septembre 2014 chez la Flo pour un petit déjeuner Gargantuesque : petits patés, comté, terrine, café, croissants, baguette, la Flo a gâté nos amis qui prenaient le départ à Metz. Un Big Up pour elle, elle gagne ses 5 tridents et est désignée première étape officielle du Périple (on vous en reparlera plus tard dans ce blog).
3 chacals, donc, car en effet, sur les 4 participants, 3 partaient de Metz. Obo jugeant le parcours trop court a décidé de partir de Frouard. Son objectif secret : nous rattraper avant la pause déjeuner à Rombas, chose faisable car évidemment, nous ne sommes pas partis à 9h comme prévu.
Si le Hobbit a réussi à prendre son train depuis Bettembourg pour rejoindre Metz dans les temps, Fab et Mathieu qui partaient ensemble depuis Rettel se sont un peu perdus dans Metz avant de trouver le point de départ. Si on ajoute à ça un bonheur épicurien de petit déjeune ne pouvant souffrir d'aucune contrainte horaire, vous obtenez 3 chacals bien remplis sur la ligne de départ aux alentours de 10h.
Un matin sous le signe de la rigolade
Quand vous verrez la vidéo faite lors du POC, ça vous sautera aux yeux. Pendant toute la matinée, on ne fait que se marrer. Entre la tige de selle du Fab qui ne marche plus après qu'il nous ait fait 3 démonstrations, les ratés du même Fab pour trouver le parcours, Mathieu qui chante "à bicyclette", les cascades du Fab (toujours lui, décidemment), les chants de l'hymne du POC (sur l'air de Batman), franchement, on se bidonne.
Pour ceux qui l'ont déjà fait (donc Fab et moi), le parcours semble moins dur que dans nos souvenirs. Faut dire qu'à l'époque on n'était que très peu entrainés.
Pour Mathieu, c'est costaud, mais avec application et sans précipitation, il franchit tous les obstacles sans fléchir. Il y aura certes quelques poussages, mais franchement notre Castor Junior nous rend fiers.
En arrivant vers Rombas, on arrive vers la descente où Pierre avait chuté il y a 5 ans. On décide avec Fab de l'attaquer par le côté encore plus raide, et cette fois c'est Fab qui choit. Me marrant comme un con, je descends moi-même en lattéral et en dérapage non maitrisé. La chute du Fab est plus impressionante que méchante et on peut repartir.
Je commence à pousser un peu les troupes pour qu'on arrive avant Obo. Mon instinct me dit qu'il n'est pas loin.
De l'intérêt d'avoir un pate de dérailleur de rechange... sur soi !!!
Et mon instinct ne me trompait pas, car en fait Obo est à nos basques. Il eut pu nous rattraper un peu après la descente s'il n'avait pas eu la casse technique. Une vilaine branche dans le dérailleur, c'est la pate de dérailleur (hanger) qui saute.
Ca lui était arrivé lors d'une de nos dernières sorties, et du coup il en avait acheté deux : une pour réparer, une en cas de nouveau pépin. Sauf qu'il ne l'a pas prise pour le rePOC.
Alors que nous avons été accueillis triomphalement par Camille et Romane, puis par Nathalie, Flo, Eléonore et Michel, on voit Obo arriver, marchant à côté de son vélo qu'il a vaguement bricolé en enroulant la chaine autour du cadre avec une branche. Il est tout péteux car du coup il a appelé sa femme (LE Momo) pour qu'elle vienne le chercher. Elle nous rejoint avec Zouzou quelques minutes après, mais Obo ne repartira finalement pas avec elles. En effet, après quelques reflexions et se basant sur notre épisode précédent où il avait cassé une pate de dérailleur, il décide de repartir en mono-vitesse !!!
Ca bouffe, ca bricole et ça repart
On passera donc la pause entre sandwitchs, badminton à la main pour Fab et BM, et bricolage de vélo pour le Hobbit et Obo. Bien-sûr tout ceci se déroule dans la franche camaraderie typique des Chacals Verts, avec brouhaha, grosses rigolades et chariage à tout-va. Merci au Comité d'Accueil de la branche transat des Chacals : vous êtes le rouage essentiel du groupe, celui qui rapporte à bouffer ;op
Pour revenir au vélo d'Obo, on fait sauter la chaine, on vire le dérailleur, et c'est parti pour un montage en 32/18 ou 32/20 pour l'ami Obo. Ca risque d'être compliqué pour la côté de Fontoy, mais ça peut passer pour le reste.
On remet donc en route un peu en retard par rapport au planning, mais on repart bien... enfin presque... 200 m plus loin, Obo qui a déraillé 3 fois retourne son vélo et on fait sauter encore un maillon pour avoir plus de tension.
Ceci fait, on redécolle pour de vrai !
Tu veux un abricot ?
L'après-midi se passera sur une ambiance un peu différente de la matinée. Ses frasques du matin on marqué Fabrice et il s'est un peu fait mal au genou... à moins que ce soit lié à son changement de hauteur de selle juste avant le POC ? Quoiqu'il en soit, il a mal au genou, n'hésite pas à nous le faire savoir, voire à nous reprocher de ne pas nous enquérir suffisamment de sa santé (alors que lui nous propose volontiers un abricot sec de sa réserve qui semble illimitée). Par chance, Flo, Eléonore et Michel se sont amusés à nous retrouver à divers points du parcours et ont pu filer un médoc à Faby, ce qui lui soulagera un peu la douleur.
Pour Mathieu, on sent que le matin a laissé des marques. En effet, il est un peu moins fringant lors de la reprise, et l'adjonction d'Obo à notre groupe qui naturellement incite à une légère accélération du rythme n'est pas faite pour l'aider à se sentir plus facile. Il faut dire qu'on a déjà parcouru le matin l'équivalent d'une rando normale et notre ami BM n'a pas le même entrainement que le reste de la troupe.
On prend donc 2 décisions stratégiques importantes :
- ne jamais laisser Mathieu seul pour éviter le découragement.
- demander réguliérement des nouvelles du genous de Fabrice (et accepter un abricot en retour)
La côte de Fontoy
La suite du parcours se passe sans véritable incident : on s'amuse avec le Fab à descendre les escaliers, Obo râle parce qu'il doit souvent repositionner sa chaine qui saute (celle-ci étant mise à rude épreuve se détend de plus en plus, et donc saute de plus en plus), Mathieu s'accroche pour suivre, et on mange des abricots.
Lorsque nous arrivons en vue de Fontoy, Mathieu montre de forts signes de fatigue, mais conserve un esprit de battant. A tel point qu'il gravira la côté entière sur le vélo (ce que beaucoup d'entre nous n'avaient pas fait lors du POC). Il nous expliquera après qu'il se motivait en disant "allez encore 5 m et j'arrête... allez, jusqu'au poteau là-bas... allez, je peux tenir jusque l'arbre là...". Vraiment, bravo ! C'est exténué qu'il finit l'ascension, mais avec la fierté de l'avoir faite.
Pour ce qui est des autres, rien de spécial à signaler. Obo en mono-vitesse pas du tout adapté nous a tous largués, mais Fab et moi avons la fierté d'avoir pu monter la côte à un bon rythme, et sans pour autant piocher trop dans les accus.
La traversée d'Algrange
Nous arrivons alors à Algrange. Il y a 5 ans, ce passage avait été le plus dur du POC. Il y avait énormément de boue, de la fatigue : cela nous avait semblé infini. Cette fois-ci le dieu POC a été indulgent et le sol n'est pas trop mauvais. J'ai même presque réussi à monter la petite pente finale vers la porte de la Comté (mais évidemment j'ai fait un erreur technique bête à la fin... ma spécialité).
Néanmoins, ce sera dur pour BM. Il paie son exploit de la côte de Fontoy et là ne délire plus du tout. On sent que chaque obstacle est de plus en plus difficile à franchir, que chaque montée semble trop raide, que nos encouragements deviennent irritants.
Obo de son côté doit remettre sa chaine tous les 50 mètres et s'agace également. De plus, il voit le ciel qui se couvre et la nuit qui tombe, et nous invite à nous presser.
Pris entre les deux, Fab et moi ne savons pas trop quoi faire, et il n'y a pas que la météo qui tourne à l'orage.
BM jette l'éponge
On arrive enfin à la Comté, et j'explique à Mathieu qu'il y a 5 ans j'étais épuisé comme lui, et que le fait de retrouver la Comté m'avait redonné un énième souffle. Mais Mathieu n'est pas un hobbit, et il aura beau s'accrocher de toute ses forces, il jette l'éponge. On profite du fait qu'on est dans un endroit connu de Michel pour appeler la cavalerie à la rescousse, et Nathalie arrive accompagnée du père Loreng pour récupérer Mathieu et le vélo d'Obo qui n'en peuvent plus ni l'un ni l'autre.
Obo repartira sur le vélo de Mathieu.
Pendant que nous attendions la cavalerie, le soleil en a profité pour se faire la malle. Je sors donc ma seule et unique lampe et l'installe sur le vélo de Mathieu, donc d'Obo. On repart tous les trois (Fab, Obo et moi) à fond les ballons, dans la nuit et la forêt.
3 Chacals dans la nuit
On se trompe évidemment de chemin, et c'est Fab qui fera l'éclaireur (sans lumière) pour nous diriger vers Volmerange. Bon, je surveille le GPS quand même pour le retenir quand il veut partir dans l'autre sens juste parce que le chemin lui plait ("hé les copains, par ici, faites-moi confiance !").
On finit par trouver un double-single, comme dit Obo, quand on entend un bruit. Sourd et grave au début, il se met à être de plus en plus aigu, comme... comme une soucoupe volante qui décolle. Je demande aux autres ce qu'ils pensent de ce bruit, et pendant 1 à 2 secondes, je me demande vraiment de quoi il peut s'agir et je me mets à croire aux extra-terrestres. Puis le bruit s'arrête net, et après un léger silence, on entend des "BOUM BOUM" provenant d'une rave party sauvage. On explose de rire, et on réaccélère.
Après 30 minutes à 17 km/h de moyenne (à la fin d'un rePOC, c'est plutôt pas mal), on arrive à Volmerange, accueillis en héros par nos familles et nos copains. Ces derniers prenaient tranquillement l'apéro dans la rue, Lise ayant dressé la table d'apéritif sous notre belle banderole des Chacals Verts sur le trottoir. Encore merci à elle pour avoir fait patienter tout le monde en leur servant à boire et en leur filant des cacahuètes (j'avais donné pour consigne de nous attendre pour les vrais apéros ;op).
Faute de barbecue, mangeons de la raclette
Ayant prévu une arrivée tardive et un soleil couche-tôt, on a opté pour l'option raclette plutôt que barbecue.
C'est donc entassés dans ma petite maison, que nous avons fini notre aventure, atablés à la table du festin, tels les gaulois d'Astérix. Et a l'instar de nos illustres ancêtres, c'est avec un sentiment d'irréductibilité que nous pouvions dire : "le POC, j'y étais, le rePOC, j'y reétais !!!"
Combien sont là, 4, 3, 2, 1... 0 ?
Evidemment, il y a eu des absents.
Pour cause de congrés je ne sais où dans le monde, Carlito n'était pas des notres.
Gros Paquet était absent pour cause de fête médiévale.
Vous connaissez tous les raisons qui ont empêché Michel de participer, sinon, relisez le blog.
Et enfin Pierre nous a abandonné au presque dernier moment pour préserver sa cheville encore fragile.
Les 3 mousquetaires étaient bien 4
Ce sont donc 3 chacals qui se sont retrouvés un samedi 13 septembre 2014 chez la Flo pour un petit déjeuner Gargantuesque : petits patés, comté, terrine, café, croissants, baguette, la Flo a gâté nos amis qui prenaient le départ à Metz. Un Big Up pour elle, elle gagne ses 5 tridents et est désignée première étape officielle du Périple (on vous en reparlera plus tard dans ce blog).
3 chacals, donc, car en effet, sur les 4 participants, 3 partaient de Metz. Obo jugeant le parcours trop court a décidé de partir de Frouard. Son objectif secret : nous rattraper avant la pause déjeuner à Rombas, chose faisable car évidemment, nous ne sommes pas partis à 9h comme prévu.
Si le Hobbit a réussi à prendre son train depuis Bettembourg pour rejoindre Metz dans les temps, Fab et Mathieu qui partaient ensemble depuis Rettel se sont un peu perdus dans Metz avant de trouver le point de départ. Si on ajoute à ça un bonheur épicurien de petit déjeune ne pouvant souffrir d'aucune contrainte horaire, vous obtenez 3 chacals bien remplis sur la ligne de départ aux alentours de 10h.
Un matin sous le signe de la rigolade
Quand vous verrez la vidéo faite lors du POC, ça vous sautera aux yeux. Pendant toute la matinée, on ne fait que se marrer. Entre la tige de selle du Fab qui ne marche plus après qu'il nous ait fait 3 démonstrations, les ratés du même Fab pour trouver le parcours, Mathieu qui chante "à bicyclette", les cascades du Fab (toujours lui, décidemment), les chants de l'hymne du POC (sur l'air de Batman), franchement, on se bidonne.
Pour ceux qui l'ont déjà fait (donc Fab et moi), le parcours semble moins dur que dans nos souvenirs. Faut dire qu'à l'époque on n'était que très peu entrainés.
Pour Mathieu, c'est costaud, mais avec application et sans précipitation, il franchit tous les obstacles sans fléchir. Il y aura certes quelques poussages, mais franchement notre Castor Junior nous rend fiers.
En arrivant vers Rombas, on arrive vers la descente où Pierre avait chuté il y a 5 ans. On décide avec Fab de l'attaquer par le côté encore plus raide, et cette fois c'est Fab qui choit. Me marrant comme un con, je descends moi-même en lattéral et en dérapage non maitrisé. La chute du Fab est plus impressionante que méchante et on peut repartir.
Je commence à pousser un peu les troupes pour qu'on arrive avant Obo. Mon instinct me dit qu'il n'est pas loin.
De l'intérêt d'avoir un pate de dérailleur de rechange... sur soi !!!
Et mon instinct ne me trompait pas, car en fait Obo est à nos basques. Il eut pu nous rattraper un peu après la descente s'il n'avait pas eu la casse technique. Une vilaine branche dans le dérailleur, c'est la pate de dérailleur (hanger) qui saute.
Ca lui était arrivé lors d'une de nos dernières sorties, et du coup il en avait acheté deux : une pour réparer, une en cas de nouveau pépin. Sauf qu'il ne l'a pas prise pour le rePOC.
Alors que nous avons été accueillis triomphalement par Camille et Romane, puis par Nathalie, Flo, Eléonore et Michel, on voit Obo arriver, marchant à côté de son vélo qu'il a vaguement bricolé en enroulant la chaine autour du cadre avec une branche. Il est tout péteux car du coup il a appelé sa femme (LE Momo) pour qu'elle vienne le chercher. Elle nous rejoint avec Zouzou quelques minutes après, mais Obo ne repartira finalement pas avec elles. En effet, après quelques reflexions et se basant sur notre épisode précédent où il avait cassé une pate de dérailleur, il décide de repartir en mono-vitesse !!!
Ca bouffe, ca bricole et ça repart
On passera donc la pause entre sandwitchs, badminton à la main pour Fab et BM, et bricolage de vélo pour le Hobbit et Obo. Bien-sûr tout ceci se déroule dans la franche camaraderie typique des Chacals Verts, avec brouhaha, grosses rigolades et chariage à tout-va. Merci au Comité d'Accueil de la branche transat des Chacals : vous êtes le rouage essentiel du groupe, celui qui rapporte à bouffer ;op
Pour revenir au vélo d'Obo, on fait sauter la chaine, on vire le dérailleur, et c'est parti pour un montage en 32/18 ou 32/20 pour l'ami Obo. Ca risque d'être compliqué pour la côté de Fontoy, mais ça peut passer pour le reste.
On remet donc en route un peu en retard par rapport au planning, mais on repart bien... enfin presque... 200 m plus loin, Obo qui a déraillé 3 fois retourne son vélo et on fait sauter encore un maillon pour avoir plus de tension.
Ceci fait, on redécolle pour de vrai !
Tu veux un abricot ?
L'après-midi se passera sur une ambiance un peu différente de la matinée. Ses frasques du matin on marqué Fabrice et il s'est un peu fait mal au genou... à moins que ce soit lié à son changement de hauteur de selle juste avant le POC ? Quoiqu'il en soit, il a mal au genou, n'hésite pas à nous le faire savoir, voire à nous reprocher de ne pas nous enquérir suffisamment de sa santé (alors que lui nous propose volontiers un abricot sec de sa réserve qui semble illimitée). Par chance, Flo, Eléonore et Michel se sont amusés à nous retrouver à divers points du parcours et ont pu filer un médoc à Faby, ce qui lui soulagera un peu la douleur.
Pour Mathieu, on sent que le matin a laissé des marques. En effet, il est un peu moins fringant lors de la reprise, et l'adjonction d'Obo à notre groupe qui naturellement incite à une légère accélération du rythme n'est pas faite pour l'aider à se sentir plus facile. Il faut dire qu'on a déjà parcouru le matin l'équivalent d'une rando normale et notre ami BM n'a pas le même entrainement que le reste de la troupe.
On prend donc 2 décisions stratégiques importantes :
- ne jamais laisser Mathieu seul pour éviter le découragement.
- demander réguliérement des nouvelles du genous de Fabrice (et accepter un abricot en retour)
La côte de Fontoy
La suite du parcours se passe sans véritable incident : on s'amuse avec le Fab à descendre les escaliers, Obo râle parce qu'il doit souvent repositionner sa chaine qui saute (celle-ci étant mise à rude épreuve se détend de plus en plus, et donc saute de plus en plus), Mathieu s'accroche pour suivre, et on mange des abricots.
Lorsque nous arrivons en vue de Fontoy, Mathieu montre de forts signes de fatigue, mais conserve un esprit de battant. A tel point qu'il gravira la côté entière sur le vélo (ce que beaucoup d'entre nous n'avaient pas fait lors du POC). Il nous expliquera après qu'il se motivait en disant "allez encore 5 m et j'arrête... allez, jusqu'au poteau là-bas... allez, je peux tenir jusque l'arbre là...". Vraiment, bravo ! C'est exténué qu'il finit l'ascension, mais avec la fierté de l'avoir faite.
Pour ce qui est des autres, rien de spécial à signaler. Obo en mono-vitesse pas du tout adapté nous a tous largués, mais Fab et moi avons la fierté d'avoir pu monter la côte à un bon rythme, et sans pour autant piocher trop dans les accus.
La traversée d'Algrange
Nous arrivons alors à Algrange. Il y a 5 ans, ce passage avait été le plus dur du POC. Il y avait énormément de boue, de la fatigue : cela nous avait semblé infini. Cette fois-ci le dieu POC a été indulgent et le sol n'est pas trop mauvais. J'ai même presque réussi à monter la petite pente finale vers la porte de la Comté (mais évidemment j'ai fait un erreur technique bête à la fin... ma spécialité).
Néanmoins, ce sera dur pour BM. Il paie son exploit de la côte de Fontoy et là ne délire plus du tout. On sent que chaque obstacle est de plus en plus difficile à franchir, que chaque montée semble trop raide, que nos encouragements deviennent irritants.
Obo de son côté doit remettre sa chaine tous les 50 mètres et s'agace également. De plus, il voit le ciel qui se couvre et la nuit qui tombe, et nous invite à nous presser.
Pris entre les deux, Fab et moi ne savons pas trop quoi faire, et il n'y a pas que la météo qui tourne à l'orage.
BM jette l'éponge
On arrive enfin à la Comté, et j'explique à Mathieu qu'il y a 5 ans j'étais épuisé comme lui, et que le fait de retrouver la Comté m'avait redonné un énième souffle. Mais Mathieu n'est pas un hobbit, et il aura beau s'accrocher de toute ses forces, il jette l'éponge. On profite du fait qu'on est dans un endroit connu de Michel pour appeler la cavalerie à la rescousse, et Nathalie arrive accompagnée du père Loreng pour récupérer Mathieu et le vélo d'Obo qui n'en peuvent plus ni l'un ni l'autre.
Obo repartira sur le vélo de Mathieu.
Pendant que nous attendions la cavalerie, le soleil en a profité pour se faire la malle. Je sors donc ma seule et unique lampe et l'installe sur le vélo de Mathieu, donc d'Obo. On repart tous les trois (Fab, Obo et moi) à fond les ballons, dans la nuit et la forêt.
3 Chacals dans la nuit
On se trompe évidemment de chemin, et c'est Fab qui fera l'éclaireur (sans lumière) pour nous diriger vers Volmerange. Bon, je surveille le GPS quand même pour le retenir quand il veut partir dans l'autre sens juste parce que le chemin lui plait ("hé les copains, par ici, faites-moi confiance !").
On finit par trouver un double-single, comme dit Obo, quand on entend un bruit. Sourd et grave au début, il se met à être de plus en plus aigu, comme... comme une soucoupe volante qui décolle. Je demande aux autres ce qu'ils pensent de ce bruit, et pendant 1 à 2 secondes, je me demande vraiment de quoi il peut s'agir et je me mets à croire aux extra-terrestres. Puis le bruit s'arrête net, et après un léger silence, on entend des "BOUM BOUM" provenant d'une rave party sauvage. On explose de rire, et on réaccélère.
Après 30 minutes à 17 km/h de moyenne (à la fin d'un rePOC, c'est plutôt pas mal), on arrive à Volmerange, accueillis en héros par nos familles et nos copains. Ces derniers prenaient tranquillement l'apéro dans la rue, Lise ayant dressé la table d'apéritif sous notre belle banderole des Chacals Verts sur le trottoir. Encore merci à elle pour avoir fait patienter tout le monde en leur servant à boire et en leur filant des cacahuètes (j'avais donné pour consigne de nous attendre pour les vrais apéros ;op).
Faute de barbecue, mangeons de la raclette
Ayant prévu une arrivée tardive et un soleil couche-tôt, on a opté pour l'option raclette plutôt que barbecue.
C'est donc entassés dans ma petite maison, que nous avons fini notre aventure, atablés à la table du festin, tels les gaulois d'Astérix. Et a l'instar de nos illustres ancêtres, c'est avec un sentiment d'irréductibilité que nous pouvions dire : "le POC, j'y étais, le rePOC, j'y reétais !!!"
samedi 13 septembre 2014
Le POC : ils y sont ...
Pendant que je rédige ce petit post, nos amis se trouvent du coté de Fontoy.
Ils sont partis ce matin bien fringants de Metz.
Ils ont rejoint Rombas dans les temps pour la pause déjeuner où de nombreux supporters les attendaient.
Ils sont partis ce matin bien fringants de Metz.
Ils ont rejoint Rombas dans les temps pour la pause déjeuner où de nombreux supporters les attendaient.
Obo s'est joint à eux.
et la dernière fois que nous les avons vus, ils étaient en pleine forme à l'entrée de Neufchef.
Bonne chance à eux pour la suite …
Nous les attendons pour l'apéro !
Olivier vous racontera plus en détail tous les faits marquants de cette belle aventure.
A bientôt.
Michel
mercredi 10 septembre 2014
Le 3ème entrainement des Castors Juniors : l'accident
Ce dernier mercredi avait lieu le 3ème et dernier entrainement des Castors Juniors. Dernier car on voulait leur laisser une semaine de repos avant le POC histoire d'avoir un corps prêt à envoyer la surpuissance d'énergie.
Pour cette sortie, c'était Fab à la manoeuvre, et on craignait tous un peu de subir la Fab touch : des champs à traverser, des rivières, etc... bref, vous savez de quoi je parle. De plus, chez le Fab ça monte raide et de tout le temps, donc on se doutait que cela être demandeur.
En effet, après 10 km, les Castors avaient déjà parcouru 350m de D+, soit autant que lors de la première sortie en plus de 20 km. Et pourtant ils étaient fringants !
Après une petite pause pour réparer une crevaison de Fab (oui, en ce moment on aime ça les pauses crevaison), nous repartîmes en direction du chateau de Mabrouk, que Mathieu avait envie de gravir (enfin, au départ de la sortie, parce qu'au moment où on se dirigeait par là-bas, il en avait déjà assez mangé je pense). Une petite erreur d'aiguillage nous amené un peu en off-road, et il a fallu descendre un petit coteau à pied, dans la forêt. Rien de bien méchant, juste l'occasion de taquiner Faby.
La nuit à commencé à tomber sur ces entrefaits, alors on a sorti les lampes. Cette fois, tout le monde en avait une, donc pas de soucis, on est serein en terme de visibilité.
Pour rentrer, on traverse un petit village, et donc à est sur la route. Celle-ci descend et effectue un virage en S lorsqu'on aperçoit une voiture au milieu de la route, mais en perpendiculaire (enfin on ne s'en rend pas forcément compte de suite). "Voiture !" annonçai-je, et on se rabat tous rapidement sur la droite, car on ne sait pas si elle arrive vers nous ou pas. Michel se rabat comme nous tous, mais confond le trottoir avec une rigole, et souhaitant la traverser se fait piéger par la bordule. C'est la chute sur l'asphalte et à vive allure.
On s'arrête évidemment tous pour voir si tout va bien pour notre copain. Il est bien déchiré au genou et au coude, et il boite un peu. Probablement une entorse de la cheville, nous dit-il. Le mec dans sa bagnole se met à klaxonner, soit pour que quelqu'un vienne lui ouvrir la porte de son garage qui est déjà ouverte, soit pour nous faire déguerpir par qu'il se demande peut-être qui sont ces gars avec un phare sur le front. En tout cas il n'a pas l'air net, alors on bouge.
Ca va pas fort pour Michel, mais il se bagarre et pédale. On essaie de rentrer par le chemin le plus court et le moins montant, mais ça implique de la forêt et des chemins un peu techniques. Il appréhende la dernière monté pour rentrer chez Fab, qui est bien raide. Aussi notre ami le Libertin Suave part en avant à un moment donné pour rechercher la voiture et venir rechercher notre camarade blessé.
On passera ensuite une excellente soirée chez le Fab, probablement du fait qu'on sent bien qu'on en n'aura pas une similaire avant un moment.
Le lendemain, la sentence tombe : fracture en spirale de la malléole. Michel est vraiment un warrior, car quand on pense à ce qu'il a encore roulé après la chute, à son flegme après la sortie, c'est impressionant. Moi je serais sans doute encore en train de me rouler par terre en pleurnichant.
Il a été opéré le lendemain de la sortie, et tout s'est bien passé.
Alors évidemment, pas de rePOC pour lui, ce qui veut dire qu'il a "subit" ces trois entrainements pour rien, à part pour eux-mêmes. Gageons qu'il viendra quand même nous encourager lors de l'event de l'année pour les Chacals Verts. Mais le plus important est qu'il se remette bien et nous lui souhaitons un prompt rétablissement !
Pour cette sortie, c'était Fab à la manoeuvre, et on craignait tous un peu de subir la Fab touch : des champs à traverser, des rivières, etc... bref, vous savez de quoi je parle. De plus, chez le Fab ça monte raide et de tout le temps, donc on se doutait que cela être demandeur.
En effet, après 10 km, les Castors avaient déjà parcouru 350m de D+, soit autant que lors de la première sortie en plus de 20 km. Et pourtant ils étaient fringants !
Après une petite pause pour réparer une crevaison de Fab (oui, en ce moment on aime ça les pauses crevaison), nous repartîmes en direction du chateau de Mabrouk, que Mathieu avait envie de gravir (enfin, au départ de la sortie, parce qu'au moment où on se dirigeait par là-bas, il en avait déjà assez mangé je pense). Une petite erreur d'aiguillage nous amené un peu en off-road, et il a fallu descendre un petit coteau à pied, dans la forêt. Rien de bien méchant, juste l'occasion de taquiner Faby.
La nuit à commencé à tomber sur ces entrefaits, alors on a sorti les lampes. Cette fois, tout le monde en avait une, donc pas de soucis, on est serein en terme de visibilité.
Pour rentrer, on traverse un petit village, et donc à est sur la route. Celle-ci descend et effectue un virage en S lorsqu'on aperçoit une voiture au milieu de la route, mais en perpendiculaire (enfin on ne s'en rend pas forcément compte de suite). "Voiture !" annonçai-je, et on se rabat tous rapidement sur la droite, car on ne sait pas si elle arrive vers nous ou pas. Michel se rabat comme nous tous, mais confond le trottoir avec une rigole, et souhaitant la traverser se fait piéger par la bordule. C'est la chute sur l'asphalte et à vive allure.
On s'arrête évidemment tous pour voir si tout va bien pour notre copain. Il est bien déchiré au genou et au coude, et il boite un peu. Probablement une entorse de la cheville, nous dit-il. Le mec dans sa bagnole se met à klaxonner, soit pour que quelqu'un vienne lui ouvrir la porte de son garage qui est déjà ouverte, soit pour nous faire déguerpir par qu'il se demande peut-être qui sont ces gars avec un phare sur le front. En tout cas il n'a pas l'air net, alors on bouge.
Ca va pas fort pour Michel, mais il se bagarre et pédale. On essaie de rentrer par le chemin le plus court et le moins montant, mais ça implique de la forêt et des chemins un peu techniques. Il appréhende la dernière monté pour rentrer chez Fab, qui est bien raide. Aussi notre ami le Libertin Suave part en avant à un moment donné pour rechercher la voiture et venir rechercher notre camarade blessé.
On passera ensuite une excellente soirée chez le Fab, probablement du fait qu'on sent bien qu'on en n'aura pas une similaire avant un moment.
Le lendemain, la sentence tombe : fracture en spirale de la malléole. Michel est vraiment un warrior, car quand on pense à ce qu'il a encore roulé après la chute, à son flegme après la sortie, c'est impressionant. Moi je serais sans doute encore en train de me rouler par terre en pleurnichant.
Il a été opéré le lendemain de la sortie, et tout s'est bien passé.
Alors évidemment, pas de rePOC pour lui, ce qui veut dire qu'il a "subit" ces trois entrainements pour rien, à part pour eux-mêmes. Gageons qu'il viendra quand même nous encourager lors de l'event de l'année pour les Chacals Verts. Mais le plus important est qu'il se remette bien et nous lui souhaitons un prompt rétablissement !
dimanche 7 septembre 2014
La Vosgienne à l'arrache, ça arrache...
Pendant que les VTTistes de l'équipe s'entraînent dans la boue et de nuit, et avant de les retrouver pour le PoC (cf. les autres articles), je boucle ma saison de route par une dernière cyclosportive, la Vosgienne. Et donc j'en dis quelques mots en passant...
Etant en forme au moment de l'inscription, j'ai une fois de plus opté pour le parcours long (faut bien justifier le déplacement), soit 160 km pour 3200 D+.
Et ensuite j'ai - un peu - oublié.
Beaucoup de choses sont passés par dessus... Vacances sportives mais surtout gastronomiques, rentrée pro assez chargée, cou bloqué par une sorte de grosse contracture, manque d'entraînement, j'aurais dû sentir venir la journée plaisir.
Et j'aurais aussi dû me souvenir que même si sur le papier la difficulté est moindre qu'aux 3 ballons ou à l'EDT, Stéphane, mon copain routier de Strava, bien plus costaud que moi, m'avait dit y avoir passé une de ses pires journées sur le vélo. J'aurais même presque pu le deviner d'après le profil, pas de plat, pas de roulant, juste un enchaînement montées descentes avec une 1/2 douzaine de col et des portions bien venteuses.
Mais bon. Pas grave. Avec le foncier ça le fera.
Et histoire d'être bien au top, quelques idées géniales de dernière minute. en vrac :
* le triple giant en dernier repas la veille au soir,
* une salade de pâtes immangeable au petit déj le matin, qui me rend à moitié malade et ne me permet d'ingurgiter qu'une banane avant le départ,
* un coucher bien tardif.
* le choix du petit tee-shirt thermique sous le maillot qui fait que quand il fait froid, t'as froid quand même, et quand il fait chaud, tu ne peux rien enlever...
* la non lecture du road book, et donc une méconnaissance totale des cols à enchaîner, kilométrage et altitude. Malin.
Bref, je pense que mon cerveau voulait vraiment que j'en ch.. bien comme il faut...
Et donc c'est ce qui s'est passé.
| On attend le départ au son des trompes du Ballon d'Alsace... |
| 1400 participants et quelques |
| Brico Leclerc nous souhaite un bon envol |
Départ dans le dur direct sur le col du Hundsdruck (ils sont où, les 2 kilomètres en ville pour se chauffer), montée du Ballon d'Alsace par la route forestière, celle qui n'est pas goudronnée partout (cross country style !), et fringale dans le Col du Page (normal, avec juste une banane dans le bide), où je me sens littéralement scotché à la route, moi qui monte pourtant correctement... Ça commence bien...
Heureusement qu'il ne reste que 100 bornes, parce que mon estomac aura toujours un ravito de retard ;-). Ah oui, mais dans les 100 bornes, y'a encore 3 bons gros cols et une double montée sur la route des crêtes. Zut.
Après, j'me souviens plus, y'a comme un trou. Mais j'ai trouvé l'arrivée !
Bref, une belle journée de bonne grosse souffrance sur le vélo. Mais un résultat pas si dramatique en y regardant de plus près. 23km de moyenne pour finalement 158km et 3250m de D+, et un peu moins de 7 heures d'effort (la gagne se joue un peu en dessous des 5h). Peut-être que l'impression de difficulté a été amplifiée par un plateau vraiment relevé ?
| Ah ben elles étaient là les coquines... |
| Elsass Cola ! |
Resteront de superbes paysages, un très joli parcours, une belle orga, et une météo enfin au top !
Et surtout, faut que je l'avoue, j'adore dérouiller comme ça ! :-)
Maintenant, révision du bouzin, montage des roues d'hivers, et direction le VTT pour une semaine au moins !
La trace : http://app.strava.com/activities/191207806
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mercredi 3 septembre 2014
Le 2nd entrainement des Castors Juniors
Et en ce second mercredi d'entrainement, c'est bien à 5 et sur le parcours Single des Carrières que nous sommes partis.
Evidemment, même si on est parti tôt du travail, on a eu des bouchons. Chacun a tracé sa route par ses propres raccourcis, mais on est tous arrivés 30 minutes plus tard qu'espéré chez moi.
Là, chacun se prépare, plus ou moins vite, et mon instinct me souffle de prendre mes lampes. On part plus tard que prévu, le soleil commence déjà à se coucher tôt, il suffit d'une crevaison pour se faire piéger. J'accroche donc une de mes LowGravity sur mon vélo, et je fourre l'autre dans le sac de Fab.
Tout se passe bien au départ. On gravit la monté du Godillard sereinement, on redescend gentiment vers Tétange, on s'engage ensuite à nouveau dans la forêt. Et c'est là que ça dérape.
Je commence par perdre ma gourde. Pas de chance, mais pas grave, j'ai bon espoir de la retrouver au retour puisque je pense l'avoir perdu à l'entrée de la boucle (ce qui ne se produira pas).
Ensuite, je me rends compte qu'on passe par le Devers, et ensuite par Wall-e. Le premier est une des descente les plus techniques du coin, l'autre un bon mur montant. Je ne me rappelais pas qu'ils faisaient partie du parcours, et je n'avais pas l'intention d'y emmener les castors juniors. Fab et moi les avertissons avant, et tout se passe sans encombre, bien qu'à pied pour nos amis.
Arrive le moment fatidique de la Grosse Motte. La Grosse Motte, c'est un endroit sur le retour de la boucle qui fut naguère vraiment sympa. Un petit single montant qui tortille dans la forêt, qui enchaine sur un single descendant très fun. Seulement, les bûcherons ont escavé une énorme route pour leur permettre d'accéder à la colline, et ce en travers du single descendant. Je l'ai découvert l'an passé alors que je déboulais à fond les ballons et je m'étais fait une belle frayeur. En effet, le chemin disparait soudain, laissant place à une abrupte pente d'environ 3-4 mètres. Fab est persuadé de pouvoir la descendre sur le vélo, ce qui ne me parait pas impossible si on fait abstraction de la qualité merdique de la terre, des nombreux cailloux jonchant la pente et du fait que celle-ci ne se redresse pas progressivement à la fin mais de façon assez brutale. Aussi, à chaque fois qu'on y passe, Fab reste plusieurs minutes en haut, disant qu'il va le faire, prenant de l'élan, changeant d'angle d'attaque, de piste d'entrée. La différence cette fois-ci est qu'il a d'abord incité Jean-Yves à le faire. Pendant ce temps, Michel, Mathieu et moi, étant descendu à pied, les encourageons à la prudence et leur demandons de descendre comme nous, à coté du vélo et en un seul morceau... ce qu'ils firent quelques minutes plus tard, non sans que Fabrice insiste encore un peu après le renoncement de Gros Paquet.
Je décidai ensuite que ce serait la dernière fois que je passerais là. En effet, le dernier intérêt de ce chemin résidait dans le petit single montant précédent la descente, mais ce chemin est en train de se refermer, les passages s'étant raréfiés depuis la destruction du chemin descendant. Les ronces et les branches ont repris leur droit et même l'ascension n'est plus amusante. Ca ne vaut donc vraiment pas la peine de risquer l'intégrité physique du Fab, donc je n'irai plus.
Au moment de remettre en route, après que le Fab soit descendu en glissant sur ses pieds dans la pente tel un surfeur, Michel constate qu'il a crevé. Quand je vous dis que j'ai le flair !!! Il change donc sa chambre à air, laissant le temps au Fab de continuer à étudier la pente mais cette fois par en bas. Le soleil profite de cet interlude pour se coucher, et on sort les lampes.
Par chance, Michel avait la sienne dans le sac, et on continue notre chemin avec 3 lampes pour 5 chacals. Pas évident, mais jouable.
On décide de rentrer au plus court, et je ne vois pas plus direct que la Pute de Rumelange. On s'y engage donc, mais très rapidement on doit poser pied à terre, le terrain glissant et l'absence de visibilité ne permettant pas une ascension sur le vélo.
On traverse ensuite le chemin du Dieu POC, à la boue éternelle (y compris en période de sécheresse). Celle-ci est particulièrement dense en cette période humide, et sa traversée est des plus compliquées. Il fait nuit noire dans le bois, on entend les chouettes hululer : c'est fun. Je me réjouis que Mathieu, Michel et Jean-Yves découvrent le VTT nocturne, même si ça mériterait un peu plus d'éclairage. On termine la rando cote à coté pour éclairer tout le monde, ce qui est assez périeux dans la descente de la Pucelle.
Arrivés chez moi après ces presque 30 km et 500m de D+, on se jette avec déléctation sur les lasagnes que nous a préparé Eléonore (merci encore !!!), et nous passons une excellente soirée à refaire la rando et à anticiper la prochaine qui promet d'être encore plus épique : c'est à Rettel et c'est Fab aux commandes !!!
Evidemment, même si on est parti tôt du travail, on a eu des bouchons. Chacun a tracé sa route par ses propres raccourcis, mais on est tous arrivés 30 minutes plus tard qu'espéré chez moi.
Là, chacun se prépare, plus ou moins vite, et mon instinct me souffle de prendre mes lampes. On part plus tard que prévu, le soleil commence déjà à se coucher tôt, il suffit d'une crevaison pour se faire piéger. J'accroche donc une de mes LowGravity sur mon vélo, et je fourre l'autre dans le sac de Fab.
Tout se passe bien au départ. On gravit la monté du Godillard sereinement, on redescend gentiment vers Tétange, on s'engage ensuite à nouveau dans la forêt. Et c'est là que ça dérape.
Je commence par perdre ma gourde. Pas de chance, mais pas grave, j'ai bon espoir de la retrouver au retour puisque je pense l'avoir perdu à l'entrée de la boucle (ce qui ne se produira pas).
Ensuite, je me rends compte qu'on passe par le Devers, et ensuite par Wall-e. Le premier est une des descente les plus techniques du coin, l'autre un bon mur montant. Je ne me rappelais pas qu'ils faisaient partie du parcours, et je n'avais pas l'intention d'y emmener les castors juniors. Fab et moi les avertissons avant, et tout se passe sans encombre, bien qu'à pied pour nos amis.
Arrive le moment fatidique de la Grosse Motte. La Grosse Motte, c'est un endroit sur le retour de la boucle qui fut naguère vraiment sympa. Un petit single montant qui tortille dans la forêt, qui enchaine sur un single descendant très fun. Seulement, les bûcherons ont escavé une énorme route pour leur permettre d'accéder à la colline, et ce en travers du single descendant. Je l'ai découvert l'an passé alors que je déboulais à fond les ballons et je m'étais fait une belle frayeur. En effet, le chemin disparait soudain, laissant place à une abrupte pente d'environ 3-4 mètres. Fab est persuadé de pouvoir la descendre sur le vélo, ce qui ne me parait pas impossible si on fait abstraction de la qualité merdique de la terre, des nombreux cailloux jonchant la pente et du fait que celle-ci ne se redresse pas progressivement à la fin mais de façon assez brutale. Aussi, à chaque fois qu'on y passe, Fab reste plusieurs minutes en haut, disant qu'il va le faire, prenant de l'élan, changeant d'angle d'attaque, de piste d'entrée. La différence cette fois-ci est qu'il a d'abord incité Jean-Yves à le faire. Pendant ce temps, Michel, Mathieu et moi, étant descendu à pied, les encourageons à la prudence et leur demandons de descendre comme nous, à coté du vélo et en un seul morceau... ce qu'ils firent quelques minutes plus tard, non sans que Fabrice insiste encore un peu après le renoncement de Gros Paquet.
Je décidai ensuite que ce serait la dernière fois que je passerais là. En effet, le dernier intérêt de ce chemin résidait dans le petit single montant précédent la descente, mais ce chemin est en train de se refermer, les passages s'étant raréfiés depuis la destruction du chemin descendant. Les ronces et les branches ont repris leur droit et même l'ascension n'est plus amusante. Ca ne vaut donc vraiment pas la peine de risquer l'intégrité physique du Fab, donc je n'irai plus.
Au moment de remettre en route, après que le Fab soit descendu en glissant sur ses pieds dans la pente tel un surfeur, Michel constate qu'il a crevé. Quand je vous dis que j'ai le flair !!! Il change donc sa chambre à air, laissant le temps au Fab de continuer à étudier la pente mais cette fois par en bas. Le soleil profite de cet interlude pour se coucher, et on sort les lampes.
Par chance, Michel avait la sienne dans le sac, et on continue notre chemin avec 3 lampes pour 5 chacals. Pas évident, mais jouable.
On décide de rentrer au plus court, et je ne vois pas plus direct que la Pute de Rumelange. On s'y engage donc, mais très rapidement on doit poser pied à terre, le terrain glissant et l'absence de visibilité ne permettant pas une ascension sur le vélo.
On traverse ensuite le chemin du Dieu POC, à la boue éternelle (y compris en période de sécheresse). Celle-ci est particulièrement dense en cette période humide, et sa traversée est des plus compliquées. Il fait nuit noire dans le bois, on entend les chouettes hululer : c'est fun. Je me réjouis que Mathieu, Michel et Jean-Yves découvrent le VTT nocturne, même si ça mériterait un peu plus d'éclairage. On termine la rando cote à coté pour éclairer tout le monde, ce qui est assez périeux dans la descente de la Pucelle.
Arrivés chez moi après ces presque 30 km et 500m de D+, on se jette avec déléctation sur les lasagnes que nous a préparé Eléonore (merci encore !!!), et nous passons une excellente soirée à refaire la rando et à anticiper la prochaine qui promet d'être encore plus épique : c'est à Rettel et c'est Fab aux commandes !!!
lundi 25 août 2014
L'entrainement des Castors Juniors
Le rePOC approche à grands pas et il est temps de faire un point sur l'état des troupes.
Pour ce qui est d'Obo, Fab, Pierre et moi, pas de soucis, on a bien roulé ces derniers temps. Il suffit juste que Pierre soigne son entorse de la cheville et arrête un peu de se blesser.
Jean-Yves nous a malheureusement annoncé sa non participation au POC, pour cause d'autre chose prévu ce jour là.
Concernant Carlito, on ne sait pas dans quelle partie du monde il se trouvera le 13 septembre. Je ne désespère pas de le faire venir, mais il va falloir que je l'harcèle un peu. En tout cas je sais qu'il se maintient en forme d'une façon ou d'une autre (une obscure sorte de footing avec des exercices sur le mobilier urbain...)
Michel a fait quelques promenades le long de la Moselle. Mathieu, quant à lui n'a pas roulé depuis l'an dernier. Néanmoins, ces deux chacals là on manifesté l'envie de participer à ce grand événement, et je ne peux que les en féliciter. Ce qu'il leur manque, c'est un peu d'entrainement et la motivation pour s'y mettre. Qu'à cela ne tienne, on va leur fournir les deux !
Mercredi dernier, tous les deux ont été convoqués pour la première partie de leur entrainement. Pour celle-ci, les Castors Juniors (c'est désormais le nom de la nouvelle branche des chacals dont ils font partie) ont eu l'occasion de réaliser 3 ascensions : la monté du Godillard, la First Lady et la monté du Single Cross. Initialement la First Lady n'était pas au programme, mais j'ai vite vu que nos amis avait de l'énergie à revendre, aussi on leur a offert une prolongation.
Et bien je peux vous affirmer que je suis confiant sur la réussite de nos compères. Les 3 ascensions on été réalisées (un peu de marche dans la First Lady mais cela n'est pas rédibitoires), mais également quelques descentes, avec le Godillard, la First Lady (coté descendant) et le Single Cross. Bon, il y a eu quelques accrobaties, mais globalement nos amis se sont arrachés en monté et amusés en descente : exactement ce qu'on recherche sur nos biclous !
On aura parcouru 21.7 km pour pas loin de 300m de D+. Pas mal du tout pour un début !
Prochaine étape de l'entrainement des Castors Juniors ? Mercredi, avec l'ami Jean-Yves en guest star (en plus de Fabrice qui était déjà présent lors de la première étape). On va augmenter un peu la distance et le D+ pour arriver à presqu'un demi-POC : 28.7 km pour 450 de D+ sur la trace "Singles des Carrières". Ca va faire un peu plus mal au pates, mais c'est pour leur bien !
Je ne sais pas si on peut accéder à l'activité Garmin Connect sans être loggé, mais je mets un lien d'une fois précédente où j'ai roulé sur la trace "Singles des Carrières"
http://connect.garmin.com/modern/#activity/476166874
Pour ce qui est d'Obo, Fab, Pierre et moi, pas de soucis, on a bien roulé ces derniers temps. Il suffit juste que Pierre soigne son entorse de la cheville et arrête un peu de se blesser.
Jean-Yves nous a malheureusement annoncé sa non participation au POC, pour cause d'autre chose prévu ce jour là.
Concernant Carlito, on ne sait pas dans quelle partie du monde il se trouvera le 13 septembre. Je ne désespère pas de le faire venir, mais il va falloir que je l'harcèle un peu. En tout cas je sais qu'il se maintient en forme d'une façon ou d'une autre (une obscure sorte de footing avec des exercices sur le mobilier urbain...)
Michel a fait quelques promenades le long de la Moselle. Mathieu, quant à lui n'a pas roulé depuis l'an dernier. Néanmoins, ces deux chacals là on manifesté l'envie de participer à ce grand événement, et je ne peux que les en féliciter. Ce qu'il leur manque, c'est un peu d'entrainement et la motivation pour s'y mettre. Qu'à cela ne tienne, on va leur fournir les deux !
Mercredi dernier, tous les deux ont été convoqués pour la première partie de leur entrainement. Pour celle-ci, les Castors Juniors (c'est désormais le nom de la nouvelle branche des chacals dont ils font partie) ont eu l'occasion de réaliser 3 ascensions : la monté du Godillard, la First Lady et la monté du Single Cross. Initialement la First Lady n'était pas au programme, mais j'ai vite vu que nos amis avait de l'énergie à revendre, aussi on leur a offert une prolongation.
Et bien je peux vous affirmer que je suis confiant sur la réussite de nos compères. Les 3 ascensions on été réalisées (un peu de marche dans la First Lady mais cela n'est pas rédibitoires), mais également quelques descentes, avec le Godillard, la First Lady (coté descendant) et le Single Cross. Bon, il y a eu quelques accrobaties, mais globalement nos amis se sont arrachés en monté et amusés en descente : exactement ce qu'on recherche sur nos biclous !
On aura parcouru 21.7 km pour pas loin de 300m de D+. Pas mal du tout pour un début !
Prochaine étape de l'entrainement des Castors Juniors ? Mercredi, avec l'ami Jean-Yves en guest star (en plus de Fabrice qui était déjà présent lors de la première étape). On va augmenter un peu la distance et le D+ pour arriver à presqu'un demi-POC : 28.7 km pour 450 de D+ sur la trace "Singles des Carrières". Ca va faire un peu plus mal au pates, mais c'est pour leur bien !
Je ne sais pas si on peut accéder à l'activité Garmin Connect sans être loggé, mais je mets un lien d'une fois précédente où j'ai roulé sur la trace "Singles des Carrières"
http://connect.garmin.com/modern/#activity/476166874
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