dimanche 12 janvier 2014

Test lampes LowGravity

Avant tout chose, je tiens à préciser que je n'ai pas de part chez LowGravity, et je ne touche aucune commission. Mais quand tu matos est bon et pas cher, il faut le dire. Et franchement, les lampes de VTT LowGravity envoient du gros pour un prix modique.

A l'essai ce jour :
- la M1, le premier modèle à prix mini
- la M4, le modèle grand angle, un peu plus honéreux
- la M5, la modèle le plus puissant, encore un peu plus cher (mais toujours bien inférieur à 100 euros)

Je ne vous mettrai pas les tarifs ici, je vous laisse vous renseigner ici http://www.lowgravity.fr/.
Les lampes Low Gravity
De gauche à droite : M1, M3, M4, M5 et M6

J'ai monté sur le cadre la M1 et la M4, et j'ai mis la M5 sur le casque. La M1 m'a été gentiment prêtée par Thomas afin que je fasse l'essai, mon mode d'action final étant a priori M4 sur cintre et M5 sur casque.

J'ai refait exactement le même parcours que la dernière fois et j'ai repris les photos au même endroit, afin que vous puissiez comparer.

M1
M4
M5
M5 mode éco
Prises individuellement, les lampes montrent des caractéristiques très différentes.
La M1 envoie un point très lumineux central et le halo réduit très rapidement.
La M4 nous fait un magnifique rond, très large, de clarté uniforme. Par contre, dès qu'on sort de se cercle, c'est le noir absolu.
La M5 envoie un point central très lumineux, et le halo autour de ce point est très éclairé, se réduisant petit à petit.
En mode éco, et c'est la déception du jour, la M5 fait moins puissante que la M1, alors qu'elle est affichée au même nombre de lumen. Sachant qu'à pleine puissance la M5 consomme très vite sa batterie, je comptais l'utiliser majoritairement en mode éco, mais celui-ci me semble assez faiblard.
Ceci étant dit, en vrai ça se rapproche assez de la M1 pour qu'on puisse considérer les associations entre M5 éco et une autre lampe à un association avec la M1. Voyons donc tout cela en mode jumelé.
M1 + M5 éco
M1 + M5
M4 + M5 éco
M4 + M5

Systématiquement, j'ai baissé la tête pour simuler le fait de regarder quelques mètres devant soit, en conditions VTT technique.
Je l'ai vérifié ensuite dans le single sinueux et descendant, où j'ai testé les différentes associations.

Il n'y a pas de secret : l'association M4 + M5 est vraiment ce qu'il y a de mieux. La M4 nous donne une vision large de l'ensemble du décor, et la puissance de la M5 nous permet d'anticiper tous les petits obstacles à chaque virage.

L'association M4 + M5 éco (donc M4 + M1) fonctionne aussi, mais dans les virages on constate que le halo lumineux de la M5 très large permet de voir vraiment bien aussi en périphérique.

L'association M1 + M5 fonctionne également, mais franchement quand on éteint la M4, on se sent soudain à l'étroit.

La M1 + M5 éco me rappelle un peu l'essai avec une lampe seule et une petit frontale. Bon, j'exagère un peu, mais les autres associations sont tellement confortables que celle-ci fait un peu pitié.

J'ai essayé également les lampes seules et il en ressort que la M4 pourrait être suffisante. Bien que montée sur le cadre, je n'ai qu'en de très rares cas eu le sentiment qu'il me manquait absolument une lampe de casque.

Lors de son test, Obo avait fait M4 sur casque et M5 sur cintre. Je me suis demandé ce que cela donnait. Et bien en fait je me demande si ce n'est pas la formule gagnante. En réglant la M5 vers l'horizon, on a une profondeur bien plus grande qu'avec la M4, et son halo puissant donne déjà de base une bonne vision de ce qu'on a autour. Et la M4 sur le casque est un vrai bonheur. On a l'impression d'avoir le phare d'Alexandri sur la tête. On envoie un gros rond lumineux partout où on regarde. Seul inconvénient selon moi de cette config, c'est que le joli rond de notre M4 est bien stable monté sur le cintre, alors que sur la tête qu'on tourne dans tous les sens, il se déforme, se rétrécissant ou s'agrandissant en fonction de la profondeur des obstacles. C'est négligeable, mais j'aime franchement bien l'impression que donne la M4 sur cintre.

En bilan, je pense que l'association M4 + M5 est effectivement la meilleure. L'uniformité et le grand angle de la M4, combinée à la puissance et la profondeur de la M5 permettent de gérer l'ensemble des situations.
Après, il faut voir ce qu'on préfère sur le cintre et sur le casque. C'est au feeling que ça se décide.Petit inconvénient néanmoins, la M5 en mode à fond est bien plus gourmande que la M4. Donc au bout d'1h30 environ, vous resterez avec la M4 seule. Ceci est évitable en mettant le mode éco lorsqu'il n'est pas nécessaire de voir à fond. Mais ce constat me fait demander si le montage gagnant ne serait pas finalement M4 + M4... Certes, on n'aura pas une grande profondeur, mais est-ce vraiment utile ?

S'il votre budget ne vous permet pas de prendre deux lampes, alors foncez sur la M4. C'est vraiment le modèle qui m'a le plus bluffé. En montage casque, vous verrez partout à vous regardez, avec une zone assez large pour voir à la fois sur le côté tout en gardant un oeil distrait sur ce qu'il y a devant vous.
Ne jouez pas les radins pour une vingtaine d'euros en prenant une seule M1. C'est selon moi trop faible pour s'éclater vraiment.

En tout cas, avec ma M4 et ma M5 offerts par le père-noël, je me sens paré pour m'éclater de nuit. Et constatez vous même le look d'enfer que ça donne !!!


Prochaine étape : la sortie nocturne de groupe !!! Avis aux amateurs !!!

dimanche 29 décembre 2013

Pour quelques km de plus

Il y a des jours où tout indique qu'il ne faut pas rouler. Petite forme, fatigué des fêtes, temps de chiotte...
Mais moi j'aime les chiffres. Et quand mis bout à bout ils donnent un nombre proche de 1500 pour représenter mon nombre de kilomètres annuel, je me sens au devoir d'atteindre ces 1500.
Il m'en restait 60 à faire au début des vacances de Noël. Je me les étais répartis en 3 sorties d'une vingtaine de bornes chacune, et ce matin il ne me restait que 15.9 km à faire. Aussi, malgré la pluie et la flemme, j'enfourchais mon biclou pour parcourir cette formalité.

La flemme, cependant, m'a incité à ne pas regonfler mon pneu arrière qui ne m'avait pas semblé fringant lors de la dernière sortie. Fatale erreur. Fidèle lecteur, lis et assimile ce conseil, car chaque fois que je ne le suis pas je suis directement puni : prends toujours 5 minutes pour checker ta monture avant de partir.

Au bout de quelques tours de roue, je sens bien que derrière ça m'échappe un peu. En haut de la First Lady, je décide de regonfler. Je constate alors que l'étanchéité n'est pas parfait au niveau de ma valve. Il faudra changer le joint et bien resserrer. Après avoir galéré avec ma mini pompe, je repars, me disant que ça devrait tenir et calculant le nombre de km restant pour atteindre le but. J'évite les chemins trop accidenté mais très vite je sens que je suis sur la jante. Je décide alors de rentrer, ça devrait faire les bornes restantes.

Arrivé au boulodrome de Dudelange, je me raisonne et décide de remettre un coup de pompe. L'embout de la valve se démonte, je n'ai plus du tout d'air dans le pneu. Je la remonte, assure bien que ma pompe est bien fixée et gonfle, gonfle, gonfle. Jusqu'à ce que ma pompe m'explose dans les main. C'est la deuxième Topeak que j'explose ainsi, la prochaine pompe sera d'une autre marque. Me voilà marron.

Je décide de redescendre vers la parking, il y a souvent des bikers qui se garent là. Bingo, des gars sont en train de repartir avec le vélo sur le coffre. Je demande après une pompe. L'un m'envoie vers l'autre, qui fouille sa caisse mais se voit au regret de m'annoncer qu'il n'en a pas. Il me propose de me reconduire à Volmerange. J'accepte le coeur brisé mais avec plaisir. On charge mon vélo et la je m'aperçois que ma trousse de selle est ouverte. Mon multi-tool lui n'est plus à l'intérieur. La galère continue donc.

Je monte dans la voiture, on discute avec le mec qui est train sympa. On arrive à la maison et en descendant de la voiture, on s'aperçoit que celle-ci bouge. Le frein à main est mal serré. Je me jette dessus et le tire fermement. Se faisant, je fais tomber mon bonnet sous casque dans la voiture probablement, mais ceci je ne m'en rendrais bien sûr compte que plus tard...

On démonte mon vélo, je remercie le bon samaritain et il repart. Il me manque 3 km et mon multi-tool...
Je décide alors que le destin n'aura pas raison de moi. Je vais chercher le mulet, regonfle les pneus (premier gaou n'est pas gaouoh, c'est deuxième gaou qui est niataoh) et pars à la recherche du multi-tool et à la conquête des 1500.

Par miracle, je retrouverai le mutli-tool en plein milieu d'un chemin. Je suis ravi et pour fêter ça je décide de descendre par le single cross. Il est boueux, glissant, piégeur et je n'ai pas de freins à disques. ça ne trompe pas, dès le premier toboggan je ne maîtrise plus rien et dois me jeter à plat ventre sur le côté Dans le deuxième toboggan je décide d'éviter la boue, mais me prend une racine et me rattrape de justesse à un arbre. Je risque une troisième fois la sanction et me demande vraiment pourquoi je m'obstine. Mais j'arrive en bas sans encombre.

Je rentre chez moi, calculant le score final entre moi et le destin. De mon côté, j'ai mes 1500 bornes et mon multi-tool. Du sien, j'ai une valve à nettoyer et remonter, un pneu peut-être abîmée, une jante à vérifier, une pompe à remplacer, un bonnet sous-casque perdu (bon samaritain si tu lis ce post, n'hésite pas à passer me le ramener, je te paierai l'apéro) et deux vélos à nettoyer. Bon... victoire du destin par KO technique, mais franchement je me suis bien battu et je suis allé jusqu'au bout des rounds.

L'année vélo se termine donc pour moi avec 1500 km, 25000 m de D+ (5 Mont Blanc), quelques galères mais surtout beaucoup de fun.

Prochain post l'an prochain, avec probablement un test des mes lampes LowGravity reçues à Noël. Bonnes fêtes de fin d'année à tous !

mardi 10 décembre 2013

On connait la date des Crapauds

Ce sera le week-end du 7-8 juin 2014 !!!

Voir le lien suivant : http://www.24hvttcrapauds.eu/cms/index.php/24h-vtt-les-crapauds/266-crapauds-2014.html

C'est une bonne nouvelle à plus d'un titre, notamment pour l'ami Jean-Yves :
- ça ne tombe pas pendant son passage de grade, donc il peut participer
- ça tombe après son passage de grade, donc il peut se blesse
- le thème c'est les années 80, donc il se laisse pousser la tignasse et il représente déjà la génération post-disco ;op

Donc les chacals, vous savez ce qu'il vous reste à faire : bloquer ce week-end dans votre agenda.

Alors notez aussi que c'est le week-end de la Pentecôte.
Si vous travaillez ailleurs qu'en France (si, c'est possible ;op), vous aurez le lundi pour vous remettre de ces 24h de folie. C'est pas une bonne nouvelle ça ?
Et si vous travaillez en France, bin la bonne nouvelle c'est que vous pouvez poser un RTT ;op
Si vous avez une communion le week-end de la Pentecôte, ce qui peut arriver... bin c'est le moment de se poser de vraies question sur sa spriritualité, son attachement à la pratique religieuse, et se demander sincèrement si le petit Jésus il préfère pas que tu fasses du vélo plutôt que de chanter (faux) des chantiques à sa louange.

Moi, j'y serai. Et vous ? (n'hésitez pas à le mettre en commentaire)

jeudi 28 novembre 2013

Night session

Hier je suis parti pour mon premier ride nocturne. Certes, il n'était que 18h30, mais en cette saison, il fait nuit noire à cette heure là.

Un collègue m'a gentiment prêté son éclairage, une Hope Vision Duo à 1000 lumen, en m'indiquant que même si ça marche bien pour lui sur route, cela pourrait être limité pour une pratique VTT.



J'ai donc monté cette lampe sur le guidon du mon vélo, et j'y ai adjoint une frontale de 85 lumen. Je l'avais utilisé en rando pédestre et j'avais été impressionné par la puissance du truc.



Je vous montre déjà le comparatif sur un chemin sans lumière, avec juste la frontale, et avec la frontale plus la hope vision. La différence est assez nette, les 1000 lumen envoient du gros. Globalement, on voit assez bien, je reprocherais peut-être un manque de largeur. Mais laissez moi vous raconter plus en détail.



Mon objectif était de tester l'éclairage sous divers angles : sur du chemin de préfèrence non éclairé, parfois large, parfois étroit, avec de la monté pour voir si on peut appréhender correctement l'éffort, de la descente technique afin de vérifier les possibilités d'anticipation, du rouler pour checker l'effet de la vitesse.

Je suis donc parti faire le tour de la Bitchy. Cela consiste à grimper la Bitchy, jeter un coup d'oeil sur la vallée de Cattenom, descendre par le petit single technique, qui tortille, descend mais monte aussi un peu, et finir la descente sur de la voie large et damée.

Niveau monté, tout se passe bien. Il fait nuit noire, mais je vois très bien mon parcours. Le début de la Bitchy est bitumé, la fin est cabossée. La Hope, que je réglé en vision lointaine me permet d'anticiper largement les trous dans la route. Je me rends compte que l'angle de vision est assez étroit, notamment au niveau des virages. J'ai accroché la lampe sur la gauche de mon guidon, et si la route tourne vers la droite, je vois moins bien le virage et surtout sa sortie. Pas un soucis en monté, mais je me rends compte qu'on découvre moins vite le terrain par la droite. Je peux dans ce cas palier avec ma frontale, qui permet de faire un bon appoint, mais je me rends compte que ce qui semblait très puissant à vitesse de marche est bien moins efficace à vitesse plus élevée.
Aspect intéressant du nocturne, c'est qu'on appréhende moins bien la pente. Certes, je connais la Bithy par coeur, et je sais exactement où ça monte et à quel point c'est raide, mais avec l'oscurité, on appréhende moins la difficulté et on va peut-être moins calculer l'effort. J'ai égalisé hier mon deuxième meilleur temps sur la monté, alors que je n'étais pas en configuration record. Je reste loin de mon KOM, mais franchement je réalise que l'aspect psychologique de la vue de la monté est vraiment impactant.

Arrivé en haut de la Bitchy sans encombre, je m'arrête pour faire une petite photo de la vallée de Cattenom. Si vous regardez attentivement, vous verrez la centrale sur la gauche. C'est là également que j'ai pris les photos comparatives avec ou sans éclairage. Ce moment en haut de la colline dans le nour complet était assez irréaliste et grisant.



Puis je redescends par le petit single technique. Là, je me rends compte de la limitation de la lumière. Déjà, il me faut la règler différement, la positionner plus en direction du sol pour mieux voir où je pose le pneu. Par ailleurs, ce single est très tortueux, et on appréhende les obstacles avec le regard. A la vitesse où j'allais, la frontale n'est pas assez puissante. La Hope vissée sur le guidon ne suit pas mon regard et s'obstine à éclairer droit devant elle. Je suis obligé de ralentir pour anticiper davantage, et donner des petits coups de guidon pour voir ma destination. Attention cela reste très jouable, mais je sens parfaitement que si la lampe était sur le casque cela serait plus simple et plus jouissif encore. Car je prends un pied immense ! Ce chemin que je connais sur le bout des doigts prend une dimension totalement différente dans le noir. Je le redécouvre et je m'amuse vraiment. Par contre, attention aux pièges. Car la nuit adoucit les pentes. Sur la photo suivante, on ne distingue pas très bien les petites bosses descendantes. En vrai, c'est pareille. On les voit, mais pas aussi pentues qu'elles ne le sont véritablement. Je ne me suis pas fait attraper car je les maitrise bien, mais sur un chemin que je ne connaitrais pas, j'aurais pu les prendre bien trop rapidement et me crouter sur le virage à angle droit qui arrive derrière.



Le single remonte ensuite un peu, me permettant de constater que même à vitesse réduite on peut encore rater une trace, et j'enchaine sur la large descente damée. Le chemin est une sorte de voie romaine caillouteuse. Mais comme il fait -2°C et qu'on est bien en sous-bois, le sol est glacé, et donc glissant. Je descends à vive allure, et soudainement je rentre dans un nuage de brume. La lumière s'écrase sur le mur brouillardeux. Je vois moins loin, à la vitesse où je vais, ce n'est pas rassurant. Mon pneu ripe sur une pierre gelée, je rééquilibre le vélo d'un coup de rein. Et je décide de ralentir. Ce serait bête de se croûter sur une route large. Je regagne alors mon chez moi sereinement, ravi de cette première sortie nocturne.

En bilan, plusieurs points :
- 1000 lumen c'est déjà très correct, mais il est vrai que sur ce modèle tout au moins cela peut-être un peu étroit. D'autres modèles sont à spectre plus large, et j'ai vu des essais d'un éclairage 3000 lumen qui est vraiment très puissant, sur le guidon ce serait grandiose.
- Une lampe sur le casque assez puissante serait vraiment utile. L'ami Goulaffiot m'avait indiqué avoir privilégié cette option et je comprends bien pourquoi. Une loupiote de 1000 lumen sur le front serait ultime.
- Rouler en nocturne, c'est vraiment génial. On découvre les chemins différemment, dans le silence pesant ouaté de la nuit. J'ai hâte de faire ça avec des copains.



Il faudrait pouvoir essayer avec une lampe à 1000 sur la barre et une à 1000 sur le casque. J'ai oublié de préciser plus haut que quand les deux faisceaux lumineux se superposent, ça augmente l'intensité. Donc globalement quand on regarde devant ça éclaireraient très fort.
Mais étant (un peu) jusqu'au-boutiste en terme de matos, je risque de me laisser tenter par du 3000 au guidon et 1000 sur le casque. Mais j'ai un peu peur que là on se retrouve comme en plein jour ;op

mardi 26 novembre 2013

Les Chacals se font les Crapauds

2014 arrive déjà avec ses gros sabots crottés, et les Chacals Verts doivent se fixer des objectifs pour cette nouvelle mouture. En effet, il y a peu de choses qui soient plus fédératrices que de discuter longuement pendant l'heure du repas de la préparation pour le prochain POC, ou la prochaine grosse virée.

Or, ça fait plusieurs fois qu'Obo me harcèle pour qu'on monte une équipe pour les 24h des Crapauds. En effet, cette épreuve qui se déroule dans les coins de Metz est de réputation nationale, voire internationale, dans le milieu du VTT. Donc un truc comme ça qui se passe prêt de chez nous, on se doit de la faire un jour dans sa vie !



Comme rester plus ou moins éveillé pendant 24h dans une ambiance de tarés qui braillent et piccolent deviendra de plus en plus difficile avec les années qui passent, j'ai fini par me dire que cette année pourrait être la bonne.

J'ai donc proposé au Fab, qui n'a pas trainé à accepter, à Pierre, qui est motivé sous réserve d'avoir l'autorisation médicale, à Gros Paquet, qui est partant si ce n'est pas en même temps que son passage de grade de bagarre, à Michel, qui n'est partant que si on le force, à Mathieu, qui pourrait être partant si on a forcé Michel, à Carlos, qui ne veut pas sortir son vélo de peur qu'il perde la boue récoltée lors du POC2 (oui, celui de 2012). Obo est lui évidemment partant d'office, fallait pas qu'il insiste comme ça.

Ca nous fait donc 3 assurés, 2 probables, 2 douteux, 1 abandon.
De quoi monter au moins une équipe ? Assurément !



On passe donc à la première étape préparatoire : le certificat médical.
Il convient pour chaque inscrit d'avoir un certificat médical valable au moment de la course (moins d'un an) donnant l'autorisation de pratique le vélo de compétition. J'ai envoyé à chacun des membres une copie du template de certif à faire remplir par le doc. A l'occasion d'un passage chez le toubib, faites le remplir !

Les prochaines étapes administratives seront :
- préparation des pièces du dossier
- le jour où le dossier est diffusé sur internet, à 21h : télécharger le dossier, le remplir, mettre tous les docs dedans, et l'envoyer dans une boite qui fait encore une levée ce même jour. Le cachet de la poste avec date et heure faisant foi, c'est impératif de bien assurer cela, sinon pas de Crapauds. Je me renseignerai auprès de l'ami Goulafiot qui l'a déjà fait deux fois. Sa technique doit être au point.

Sinon en terme de préparation :
- achat de lampes pour vélo
- entrainements sur vélo
- entrainements nocturne
- création du bivouac

Voilà un beau projet qui va encore être bien compliqué à mener avec des bras cassés tels que les Chacals Verts. On va bien se marrer !

mercredi 25 septembre 2013

Un chacal, deux ballons, trois possibilités...

25 septembre, été indien, une petite journée de congé à solder… …ça sent bon la sortie vosgienne…
L’idée générale est simple, grimper le Grand Ballon, parcourir le sud de la route des crêtes, et agrémenter le tout de petits cols sympathiques (les Herrenfluh, Silberloch, Amic, Hahnenbrunnen, et Herrenberg).
Voire plus si l'envie est là, le Ballon d'Alsace étant à portée de vélo.

C’est l’occasion ou jamais : demain je serai plus vieux d’un an, et à mon âge ça compte, et en fin de semaine pour couronner le tout l’hivers s’installe (d’ailleurs ça promet pour les Lavoirs VTT à Metz !) à nouveau. Comme chaque WE en fait... C'est bien fichu...

Et donc me voici à pied d’œuvre sur les coups de 12h. C'est déjà tard, mais entre les barres énergétiques en rupture de stock dans mon armoire spéciale, les travaux sur la route, et un optimisme légèrement exacerbé sur le temps de voiture nécessaire, finalement pas si mal.

L’ascension du Grand Ballon est assez longue, mais plutôt facile : 21 km (tout de même), mais seulement 5% de moyenne en raison d'une portion descendante vers le Col Amic. Les 6 derniers kilomètres se méritent malgré tout, puisque la route se redresse légèrement à 8%.

Le Grand Ballon


Mais c'est surtout le vent qui souffle vraiment très fort en latéral, ça promet pour la suite où je l'aurai de face... Et sans coupe vent, juste le maillot des Chacals, tout classe mais tout léger... Quand on n'a pas de tête, on a des jambes ;-)

Plus de spectateurs qu'aux Ballons Vosgiens...
Bref, je grimpe en mode touriste, bien décidé à ne pas me couper l’appétit, ayant repéré la présence au sommet d’une petite auberge portée sur la diététique sportive.

Miam.
Un rapide encas, une course en zig zag entre les (très nombreuses et âgées) touristes allemandes pour atteindre les toilettes, et c’est reparti, pour une traversée des crêtes jusqu’à la route des américains. il fait frais, même froid, et le vent fait faire des embardées... Dommage. Mais les paysages sont toujours magnifiques. Sans doute de quoi faire à flanc de montagne en VTT, pour qui aurait le niveau technique ! 




Le tronçon de La Bresse au Thillot n'est pas aussi agréable, et avec le vent maintenant complètement de face, plus long que je l'aurais imaginé. Ceci dit, les jambes sont en état, je me suis bien alimenté, et je décide de rallonger jusqu'au Ballon d'Alsace. Son ascension n'est pas si facile, avec 9 km à 7%, surtout avec près de 2000D+ déjà dans les pattes... Mais elle est d'une régularité à toute épreuve, il suffit de brancher le pilote automatique.

  






La fin n'aurait dû être que descente puis looooong faux plat descendant vers Cernay. Ce sera à peine plus, merci au GPS ;-).

Bref, un très joli parcours, qui offre de superbes panoramas pour une distance relativement restreinte (moins de 140 km pour 3000 D+). Pas si fréquent dans les Vosges où on grimpe le plus souvent dans les bois pour redescendre dans les forêts, ce qui limite souvent la visibilité à 2 ou 3 troncs ;-)
(bi-)Place au VTT, maintenant !!


La trace :

vendredi 13 septembre 2013

Les Chacals Verts passent en mode Enduro - starring Rémy Absalon

J'ai entendu parler de la société IRWEGO dans un magasine de VTT. Cette société organise des séminaires dans les Vosges, principalement pour des entreprises, mais aussi des stages VTT d'Enduro. L'Enduro est une discipline de VTT qui se concentre sur la descente. Ce n'est pas aussi extrême que le VTT de descente tel qu'on voit parfois à la télé, mais c'est déjà très engagé et ça laisse une part au pédalage (oui, on monte parfois en peu en Enduro). Je ferai peut-être un jour un article sur ce blog pour expliquer les différentes catégories de VTT, mais pour le moment, retenez que l'Enduro c'est globalement descendre comme des poneys des pentes pleines de cailloux qui glissent et de racines qui piègent.

Revenons à notre stage. Celui-ci est encadré par Rémy Absalon. Vous me direz "Absalon, comme Julien ?". En effet, les deux sont frangins, et Rémy est au VTT de descente ce que Julien est au VTT qui monte : un champion. Il a remporté plusieurs fois la mégavalanche de la Réunion et de l'Alple D'Huez (je vous encourage à regarder des videos de Megavalanches sur youtube, ça vous donnera une idée du niveau du gars), et est actuellement 5ème des Enduro World Series qui ont débuté cette année. Aussi, moi quand on me dit "C'est le frère du champion", je réponds "Non, c'est l'autre le frère du champion" ;op

Lorsque j'ai découvert ces stages, j'ai immédiatement pensé y emmener les chacals verts. C'est sûr qu'on a une pratique plus Cross Country (on monte et on descend, mais pas trop engagé), mais cette dernière année on a pas mal progressé dans le domaine descendant. J'en veux pour preuve nos petits rides sur le Single Cross, le Godillard, la Divel Russpan et nos essais sur la Nickel Chrome. J'ai donc effectué ce qui s'appelle en langage scientifique un mangeage de cerveau auprès des copains pour qu'ils m'accompagnent le 12 septembre dans les Vosges pour découvrir l'enduro. Bilan des courses : seul Fabrice est motivé. Pas vraiment surprenant si on prend en considération les appétits des uns et des autres en terme de prise de risque. 

Il nous faudra attendre quelques mois avant le jour J, période pendant laquelle on a bassiné tout le monde avec notre stage à venir et où on s'est passé en boucle les vidéo de Rémy sur le net. Mais le jour J-1 est enfin arrivé et c'est fin fous que nous débarquons le Fab et moi au Formule 1 de Chavelot. Je ne donnerai pas de détails précis sur cette nuit au Formule 1, mais en tout cas elle nous a rappelé que le vrai confort passe par une salle de bain et un WC privatifs, qu'il ne faut pas oublier son code de chambre quand on va tous les deux aux WC à 2 h du mat', et que si Fab boit un café à 21h, il peut papoter jusque 3h du mat' (au moins). Le lendemain matin nous sommes néanmoins fin prêts pour le grand jour.

 

Nous arrivons presque à la bourre sur le parking de Marcot voyage (point de rendez-vous) pourtant situé face à l'hotel. Tous les autres sont déjà là, on salue Rémy en vitesse et on embarque dans le mini-bus conduit par Gwen, le collègue de Rémy, lui aussi enduriste de très bon niveau de l'équipe Commencal. Nous attrapons le reste des stagiaires en chemin, et filons vers notre première descente.

Là, distribution du matos. Je me vois allouer un magnifique Commencal Supreme racing orange, lourd comme un cheval mort, mais Rémy m'assure qu'en descente c'est du velours. Fab hérite lui d'un Commencal Meta doté d'un selle télescopique (l'ancien vrai vélo de compét de Rémy), qui lui confirmera qu'il en a absolument besoin d'une sur son vélo.



On démarre sur une petite monté de 5 minutes pour se chauffer avant de passer aux choses sérieuses. Enfin, on démarre... les autres démarrent. Car après deux tours de roue dans la monté, ma chaîne se coince quelque peu. Imprudent de sa part quand on sait à qui elle a à faire. En effet, je n'ai pas bien senti qu'elle se coinçait et quand je m'en suis rendu compte, elle gisait déjà par terre, cassée. Je hurle après Gwen pour qu'il ne parte pas au point suivant, et Rémy redescend pour réparer l'engin. Je sens qu'il se dit "ça commence bien". Le vélo réparé, Rémy remonte le groupe rapidement pour éviter que les autres ne se trompent de chemin. Je décide de lui prendre la roue, car après tout on est des crosseurs, nous, alors les montés on connait ! J'ai réussi à tenir jusqu'au bout, mais franchement on sent la différence entre ce vélo et le mien. J'ai l'impression que la grosse suspension absorbe la moitié des efforts que je fournis pour monter. De plus, le développement en 36/32 est bien éloigné de mon développement du hobbit (22/34). D'ailleurs dans les montés suivantes qu'on aura l'occasion de faire, cela se confirmera et je devrai, tristement, monter parfois à pied. Big up au passage à Faby qui nous aura fait, à un moment donné, une monté très compliqué entièrement sans poser pied.

Mais on n'est pas là pour les montées et on entame vite la première descente. Celle-ci n'est pas trop compliquée, l'objectif de Rémy étant de voir le niveau global du groupe. Premier constat : la grosse susp du vélo qui m'a fait mal dans la montée absorbe tout tout tout dans la descente. Avec la vitesse, j'ai raté 2 ou 3 trajectoires, le vélo m'a tout pardonné. Absorbées les grosses pierre du chemin, avalés les trous mal placés.

Voyant qu'on s'en sortait pas mal, Rémy nous a donné des explications sur la prise de virage, et nous entraîne vers une descente plus technique. Là, on ne plaisante plus et sur un passage j'ai bien cru que ça ne passerait pas. Mais une fois de plus, le vélo a compensé. Il aura fallu quand même descendre à pied une rigole pierreuse vertigineuse. Sans vitesse à l'engagement, pas possible de se lancer.

Après cette dernière descente, on reprend le mini bus conduit par Gwen pour remonter à un autre endroit. On est excités, et en même temps un peu apeurés en se disant qu'on a probablement fait les trucs les plus faciles, et que ce qui arrive sera totalement effrayant. On n'en reste pas moins ultra heureux et souriants.


 

Rémy nous file des conseils sur la position sur le biclou, et se positionne aux endroits dangereux ou très techniques pour nous assurer, nous donner des astuces et nous corriger. C'est le cas notamment sur un passage d'un double rocher surélevé. Il nous présente les différentes options, et celle qu'il privilégie me fait particulièrement peur. Il faut d'abord s'embarquer sur le bord du chemin, pour ensuite engagé la roue sur le rocher et enrouler la grosse marche de pierre qui fait plus de 50 cm de haut. Tout le groupe regarde l’obstacle, dubitatif, et quand Rémy demande qui se lance, un gros silence plane. Mais pas longtemps, car filant comme Actarus vers Goldorak, Fabrice attrape son Meta, remonte un peu la pente pour avoir de l'élan et se jette sur l'obstacle. "Voilà, pose la roue, lâche le frein avant, regarde au loin" lui souffle Rémy, et notre Faby national se joue de l'obstacle avec facilité. Regonflés par ce beau franchissement, nous nous jetons tous sur nos machines. Je prendrai la même trajectoire avec le même succès, et on se réjouira mesquinement de voir que cela n'est pas aussi aisé pour tout le groupe.

Ce passage nous aura galvanisé. Car si jusque là on était à la fois excités et un peu apeurés, à partir de là il n'y a plus que du plaisir.

On enchaîne les descentes à bon allure, et on profite des transferts ou des pauses pour poser des questions à Rémy et Gwen.

On travaille pas mal les virages en épingle, et franchement c'est pas évident. Heureusement Rémy est là pour les conseils et pour nous rattraper. Sur un virage particulièrement vicieux, j'ai du laisser le vélo partir sans moi et fut, heureusement, rattrapé par Rémy. On plaisantera plus tard sur ce passage, Rémy prétendant d'abord qu'il voulait rattraper le vélo avant de plaisanter que lui aussi avait senti que quelque chose s'était passé entre nous ;op. Moi je pense surtout qu'il doit encore avoir mal aux bras ;op

La pause de midi se fait dans un chalet d'altitude on un groupe de randonneurs avait allumé un feu. Ah oui, j'ai oublié de préciser qu'il faisait un temps de chien. Il a plu toute la matinée, quasiment à plein temps. C'est marrant car sur le coup ça nous attristait, on avait peur que ça nous gâche la journée. En fait, ce fut anecdotique, car on n'a pas fait attention du tout au temps qu'il faisait. Certes, ça caillait quand on s'arrêtait et on était mouillés, mais franchement on était tellement à fond dans le truc qu'on n'y a pas fait gaffe. On s'est même après réjouis de se dire qu'on avait fait toutes ces descentes de mammouths dans des conditions bien glissantes.

Donc on arrive au chalet, on se réchauffe un peu, certains se changent (pas Fab et moi, on voulait faire une photo avec Rémy avec nos maillots des chacal verts ;op) et on mange. Cela fait du bien ce petit verre de blanc, ce bon sandwich au poulet et cette excellente tartelette à la brimbelle. Merci Gwen !!! On profite de ce passage pour prendre la pose avec Rémy, qui a gentiment accepté de faire le signe des chacals.

 
 

Nous sommes rejoints par Jérémie Arnoult, autre membre du team Commencal, qui a fait toute la montée sur le vélo. Vue l'altitude à laquelle on est, on se doute que le garçon est un costaud. Il nous montrera plus tard qu'il est aussi fou qu'il est fort, en descendant un escalier abrupt d'une trentaine de marche de bois mouillées. Faby et moi sommes persuadé que ce jeune ira loin, et posera avec lui pour une photo qui vaudra son pesant de cacahuètes dans 1 ou 2 ans (on lui a fait promettre :op).


 

L'après-midi se passe comme un charme. Il ne pleut plus, on a plus d'assurance, et Rémy nous emmène dans des endroits magnifiques et formidable pour rider. Au fur et à mesure du temps on réussit mieux nos virages en épingle (appui sur la jambe extérieure pour écraser le pneu, les épaules dans la pente, relâcher le frein avant à mi-virage, le regard vers la sortie), et on se surprend à trouver certains obstacles indiqués par Rémy plus faciles que décrits.

On finit la journée par une descente facile mais ludique. C'est malin car même si ça descend, c'est bien crevant et on commence tous à être émoussés, donc il vaut mieux éviter les passages risqués. On finit donc sur les chapeaux de roues et on prend un goûter en bas. Dernière occasion pour échanger quelques mots avec les champions (et quelques vannes aussi). On prend une dernière photo avant de rendre les casques, qui, et ce n'est pas plus mal, n'ont pas servi.


 

Puis c'est le moment de rentrer. On remercie chaleureusement Rémy et Gwen pour cette journée vraiment formidable, et promet de guetter la sortie du calendrier pour s'inscrire à nouveau l'an prochain. Puis nous rentrons chez nous, des souvenirs plein la tête et un sourire béat scotché sur le visage.

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai été jeter un œil sur le calendrier de cette année pour constater qu'un stage sur un week-end est prévu les 26 et 27 octobre. Qui est partant ?