J'ai l'impression que depuis que j'ai équipé mon vélo de ses nouvelles roues et que j'ai parfaitement affiné mes réglages, nous formons un duo tout terrain. Ma capacité de franchissement semble bien plus importante que les autres années.
Par exemple, il y a deux semaines, après une rando faite du côté de Koenigmacker avec Fab, Pierre et Jean-Yves, nous avions rallongé la sauce de 2-3 km juste histoire de se casser les pattes. Fab nous avait trouvé une double cote bien poilue, et il s'est avéré qu'alors que tout le monde posait pied à terre, je fus le seul à franchir ces deux obstacles sur le vélo.
La trace trouvable ici : http://connect.garmin.com/activity/302822042
Aussi, je ne pouvais m'empêcher ces derniers temps de repenser à la P.... de Rumelange, pente particulièrement raide qui ne fut passée entièrement sur le vélo qu'une fois dans l'histoire du Team POC, et c'était par Pierre, alors en très bonne forme.
Aujourd'hui, je décidai donc de m'y frotter.
Je décide d'aller la chercher en passant par la Pucelle, la mal nommée. Cette pente, longue et raide, devait me permettre de faire monter la température et le cœur, et de chauffer les pattes. Une fois dedans je suis plutôt bien, les jambes un peu raides mais ça va passer. Alors que je suis en train de franchir ce premier obstacle quand même pas anodin, je me rends compte qu'il n'y a pas si longtemps, cette côte était, certes pas un défi insurmontable, mais déjà un bon challenge qui nous faisait tirer la langue. Aujourd'hui je la passe sans utiliser le développement du hobbit (petit plateau - grand pignon), et j'arrive en haut sans dépasser trop les 160 pulsations minutes, signe de bonne forme chez moi. Je me dis alors que c'est une bonne journée pour réussir le défi.
Je traverse le chemin du Dieu POC, qui évidemment me remplit les roues de boue. Peu importe, elle sautera dans la descente de la P....
En descendant, je repère un peu le terrain. La moitié haute est raide, bien raide, mais après ça se calme vraiment. Ce n'est pas aussi long que dans mon souvenir... Enfin, en descente.
Je me lance dans la monté, et je me rends compte que la moitié soi-disant peu raide est déjà sévère. Mais ça passe et je monte tranquillement. Par contre, au loin je vois un vrai mur.
Je me rappelle bien de l'endroit chaud de la monté. C'est une cassure, où il y a vaguement du béton sur le côté droit, de la terre à gauche, et un trou net au milieu s’étendant bien sur la droite, avec de la caillasse. Au repérage sur la descente, je m'étais dit qu'il fallait le tenter à droite, côté béton. Je m'y engage donc.
Ça devient raide. Le vélo est tiré en arrière et je m'avance sur le bec de selle pour éviter que ma monture ne cabre. Je quitte le béton, passe dans le trou, donne un coup de rein. Le vélo cabre et je dois poser pied à terre. C'est un échec.
Je fais demi-tour et redescends doucement en analysant le terrain. Peut-être essayer à gauche, car la cassure est moins nette.
Je repars du bas, remonte tranquillement et m'annonce par la gauche au moment d'aborder la cassure. Mes pneus Toro accrochent bien dans le sol un peu meuble. J'avance bien et je sens que je vais la passer. Je vois clairement que la cassure est plus faisable par ce côté et je sens l'euphorie me gagner. Oui mais si la cassure est moins nette, c'est parce que la pente démarre plus tôt. Ma roue arrière dérape sur le sol humide et glissant. Je dois donner un coup de rein pour redresser, mais cela fait glisser ma roue avant. J'essaie de rattraper mais elle se coince dans un trou et je suis obligé de poser le pied. Raaaaaaaaaah !!! J'ai relâché la pression un millième de seconde et je suis sanctionné directement.
Sans hésiter, je fais demi-tour. Cette fois je suis persuadé que c'est la bonne trace. Par contre, il faudra être attentif car cela reste piégeur. Je m'arrête en bas histoire de faire baisser les pulsations et de me calmer l'esprit. Je commence à avoir les jambes qui tirent et je ne suis pas sûr de pouvoir faire encore énormément d'essais. Je me dis qu'il faut réussir cette fois. Je m'engage sur le début de la pente et m'engage sur la même trace que précédemment. Arrivé à la cassure, je monte sur les pédales et décide de franchir en danseuse, ce qui n'est pas vraiment dans mes habitudes. La roue arrière dérape un peu et glisse, mais je continue à pédaler et ça passe !!! Mais ce n'est pas fini. Quand il l'avait franchie, Pierre nous avait dit qu'une fois la cassure passée, c'était loin d'être fini et que c'était encore raide. En effet, la pente est clairement plus dure qu'avant la cassure. A cela s'ajoute l'effort violent pour franchir la cassure, qui m'a fait monter le cœur à plus de 185 pulsations/minutes. J'essaie de rester calme, m'étant rassis sur ma selle et je me dis surtout qu'il ne faut pas commettre d'erreur. Si je devais perdre ma roue avant maintenant, je ne pense pas être mentalement capable de refaire un essai. La roue arrière glisse à plusieurs reprises, mais l'arrière ça se ratrappe bien. Ce passage est long, mais la pente s'adoucit, et je ne suis plus pressé que cela se termine. Je savoure mon succès. J'ai franchi la P... de Rumelange !
Je décide de ne pas m'arrête, façon Jean-Yves, et je reprends le chemin du Dieu POC pour aller jusqu'au Single Cross. Je me fais plaisir dans la descente technique que j'avale sans un seul arrêt. Sur la dernière pente en deux parties, je m'engage mal sur la partie caillouteuse, mais la confiance du moment me permet de rattraper le coup. Je me dis que j'aurais du en profiter pour aller chercher le dernier obstacle que je n'ai encore franchi, le descente Nickel Chrome. Mais bon, on a convenu avec Faby d'y aller ensemble, alors je décide de faire l'impasse et de renter chez moi. C'est bien d'avoir encore un challenge devant soi... même si ce n'est plus pour longtemps !
La trace ici : http://connect.garmin.com/activity/310191560
jeudi 9 mai 2013
mardi 23 avril 2013
Les Chacals Verts
Du temps a passé depuis le dernier message sur ce blog. Mais l'esprit du POC a perduré.
Nos amis ont continué à rouler et à s'amuser sur leurs vélo.
Déjà, ils ont recruté officiellement Mathieu, dit BM, dit le collègue coquin. Faisant fi de sa résolution de ne pas lier d'amitié au travail (ou faisant semblant), il a roulé de nouveaux avec le team POC jusqu'à en devenir un membre indiscutable.
En 2011 et 2012, de nombreuses sorties ont eu lieu les vendredis après-midi ou les soirs de semaines, bien souvent ponctuées par des barbecues joyeux et conviviaux.
En août 2012, un mini POC a été organisé à Volmerange. Le parcours du jour était le Grand Tour de la Comté, avec une quarantaine de kilomètres pour 700m de D+. Les 7 membres de l'équipe étaient là, et leurs familles les ont rejoint pour un barbec chez le Hobbit.
Si Fabaloose en a profité pour se briser le coude en sautant au dessus d'un portillon (ouvert), ce fut le seul ecueil de cette superbe journée.
En 2013, le team POC revient encore plus motivé.
Décidés à montrer clairement leur appartenance à un groupe, une unité, un ensemble fort, ils ont créé un logo à l'image de leur indéniable totem : le Chacal Vert !
Ce logo a été intégré dans un maillot aux couleurs orange et noire des plus chatoyante, afin de montrer au monde entier que désormais, il faudrait compter sur une nouvelle entité : le TEAM POC !
Les Chacals ont au passage recruté un nouveau membre en la personne d'Obo. Bien qu'un peu (beaucoup) routard sur les bords, il reste un camarade de sortie sûr et motivé.
Ce dimanche, 4 membres de l'équipe ont arboré cette fière tunique lors de la randonnée des 7 bosses de Messancy.
Les photos suivantes vous permettront d'apprécier la tenue (et les modèles) sur leur vélo, de face et de dos, ainsi que de vérifier de visu que même figés sur une image photographique, les Chacals Verts transpirent la bonne humeur, la joie de vivre et le bonheur d'être ensemble. Car comme le dit le dicton inventé ce jour même après avoir roulé à des cadences assez différentes : "Chacals verts, tous ensemble, même séparés !!!".
Nos amis ont continué à rouler et à s'amuser sur leurs vélo.
Déjà, ils ont recruté officiellement Mathieu, dit BM, dit le collègue coquin. Faisant fi de sa résolution de ne pas lier d'amitié au travail (ou faisant semblant), il a roulé de nouveaux avec le team POC jusqu'à en devenir un membre indiscutable.
En 2011 et 2012, de nombreuses sorties ont eu lieu les vendredis après-midi ou les soirs de semaines, bien souvent ponctuées par des barbecues joyeux et conviviaux.
En août 2012, un mini POC a été organisé à Volmerange. Le parcours du jour était le Grand Tour de la Comté, avec une quarantaine de kilomètres pour 700m de D+. Les 7 membres de l'équipe étaient là, et leurs familles les ont rejoint pour un barbec chez le Hobbit.
Si Fabaloose en a profité pour se briser le coude en sautant au dessus d'un portillon (ouvert), ce fut le seul ecueil de cette superbe journée.
En 2013, le team POC revient encore plus motivé.
Décidés à montrer clairement leur appartenance à un groupe, une unité, un ensemble fort, ils ont créé un logo à l'image de leur indéniable totem : le Chacal Vert !
Ce logo a été intégré dans un maillot aux couleurs orange et noire des plus chatoyante, afin de montrer au monde entier que désormais, il faudrait compter sur une nouvelle entité : le TEAM POC !
Les Chacals ont au passage recruté un nouveau membre en la personne d'Obo. Bien qu'un peu (beaucoup) routard sur les bords, il reste un camarade de sortie sûr et motivé.
Ce dimanche, 4 membres de l'équipe ont arboré cette fière tunique lors de la randonnée des 7 bosses de Messancy.
Les photos suivantes vous permettront d'apprécier la tenue (et les modèles) sur leur vélo, de face et de dos, ainsi que de vérifier de visu que même figés sur une image photographique, les Chacals Verts transpirent la bonne humeur, la joie de vivre et le bonheur d'être ensemble. Car comme le dit le dicton inventé ce jour même après avoir roulé à des cadences assez différentes : "Chacals verts, tous ensemble, même séparés !!!".
jeudi 11 novembre 2010
Un an plus tard
Voilà plus d'un an que le POC a eu lieu. Que s'est-il passé chez nos héros pendant cette année ?
Profitant de la lancée et de la réussite du POC, nos amis ont continué à faire des petites virées, notamment les mercredis soirs. De nombreuses anecdotes y ont eu lieu, et je vais tâcher de vous faire un court résumé, sachant que je ne peux parler que de celles auxquelles j'ai participé.
* Les Terres Rouges et environs
Les côtes que l'on emprunte souvent ont toutes des petits noms. Il y a d'abord eu la Slutty, puis la Bitchy. Pierre a découvert du côté du Luxembourg un joli lieu nommé les Terres Rouges, et nous avons cherché avec google map un moyen de nous y rendre depuis chez moi. Il y en a un, juste au bout de ma rue, enfin on dirait.
Nous avons décidé d'essayer ce chemin, et après moins d'un kilomètre de chauffe sur bitume, on se retrouve à monter une côté sur la caillasse vraiment pas mal : assez longue et bien pentue, avec une adhérence limite. Celle-ci porte désormais le doux nom de "Pucelle la mal nommée", car elle se fait en premier, assez tôt, à froid, mais c'est une sacrée garce.
Les Terres Rouges s'avérent magnifiques et le petit terrain de cross qui s'y trouve sera le théatre d'une cascade où Fab passe au-dessus de Carlos assez fantastique (une vidéo montre l'exploit, il faudra qu'on la poste ici).
Pour revenir, on bénéficie de la côte la pire de nos itinéraires réguliers, qui désormais porte le doux patronyme de "Pute de Rumelange". Impossible de la monter entièrement sans poser pied. Pour ma part, je me retrouve parfois dans la situation infernale où je recule tout en pédalant. Mais impossible n'est pas Végasien, et Pierre, puisant ses forces dans la beauté de la nature l'environnant (et dans les stéroïdes) réussit à la gravir, au prix d'un effort qui le fit chuter dans la descente qui suivit.
Dans ce même secteur, Pierre et moi nous sommes un jour perdu dans la carrière surplombant la colline. C'était mon premier jour avec des pédales auto, et alors que l'heure était dramatique ("et si les loups venaient nous manger ?"), je chus en faisant du surplace, incapable de sortir mon pied de la pédale.
Une fois le chemin retrouvé (merci l'iphone), nous avons pris une descente dans le noir quasi complet (en fait c'est la pucelle dans l'autre sens) pour rejoindre ma maison. Jamais depuis nous ne l'avons descendu aussi vite, car quand on voit, ça fait plus peur qu'à l'aveugle...
* L'hiver vient
Une fois l'hiver venu, ce fut la fin de nos randos. De façon sporadique et isolée, chacun a continué à s'entrainer à sa manière. Je suis allé faire le tour de la Comté sous la neige avec un copain. Bin la neige, c'est pas si rigolo qu'on croit. Ca fatigue en monté, parce que la roue dérape, ça fatigue en descente parce que ça freine. Bref, ça fatigue. Puis la Slutty gelée, bin c'est pas facile.
* 2010
Et en 2010, que s'est-il passé ?
* Les 7 Bosses : rando officielle
On est retourné faire les 7 bosses avec Gros Pack et Pierre. Ce gros malin de Crustacio s'étant entrainé la veille en faisant 30 bornes, il a eu quelque crampes. Si on ajoute à ça des soucis techniques (dérailleur qui foire, crevaison), on obtient le cocktail détonnant d'une sortie galère pour l'ami Crustacio, qui garde néanmoins un bon souvenir de ce jour (miam le hamburger à la belge !).
Le temps des jours précédents ayant été bon, la rando me semble beaucoup plus simple que l'année précédente et on la boucle dans un temps plutôt respectable (en omettant les pauses réparation).
* Le retour des 7 Bosses
J-Y organise avec ses collègues une rando autour de chez lui, et donc passant par les fameuses 7 bosses. Fab et moi les y accompagnons. Il y a là Erik, surnommé Iron Man qui monte plus facilement qu'il ne descend, et Eric, plus spécialisé dans la route, qui a rempli à merveille le rôle de Carlos (comprenez : celui qu'on attend et qui nous permet de nous reposer sans avoir à réclamer). D'ailleurs Fab' lui a demandé si on pouvait l'appeler Carlos, ce qu'Eric n'a évidemment pas compris. On enchaine sur un super barbec : l'été revient et augure une excellente saison de vélo
* Du côté de chez Fab'
Fab' a déménagé. Voulant ériger son nouveau lieu de vie en repère auxiliaire pour nos randonnées. Seulement une rando avec le Fab' organisée par le Fab', s'est comme la boite de chocolat de Forest Gump : tu sais résolument pas sur quoi tu vas tomber. Pour ma part, j'ai eu droit à : traversée de rivière sur tronc d'arbre, escalade de cailloux qui pique, plus de marche que de vélo, tentatives de chemins dans les bois qui débouchent sur quartier général de piccole de chasseurs. Amateurs d'aventure, n'hésitez pas à contacter Faby.
* La Comté, une valeur sûre
La Comté reste quand même notre point de repère le plus facile. Avant que je n'achète un porte-vélo digne de ce nom (et la voiture pour l'embarquer) j'avais un peu de mal à bouger, donc ça m'arrangeait que ce soit proche de chez moi. Ca arrange aussi Pierre qui adore dévorer tout ce qui se trouve dans mon frigo (que la bière soit fraiche ou non, quoiqu'il en dise). Nous y avons encore eu de belles aventures.
Celle où on a trainé Mathieu (un collègue, pas un ami) avec nous et où je me suis un peu trompé de chemin, rallongeant la sauce d'une bonne dizaine de kms. Il est arrivé comme un raisin sec : sans jus.
Celle où avec Faby on a décidé de partir malgré le soleil déclinant, et où on s'est fait le charmant petit passage VTT-style dans le noir complet, avec la brume et les loups-garrous. On est rentré enfin par la route, tous les deux vétus de noir et sans lumière (j'en ai acheté depuis).
* Et ensuite ?
Pour ma part je me suis offert quelques belles sorties en solo ou avec mon pote OBO qui roule beaucoup. La dernière en date a eu lieu dans les Vosges, on on s'est fait 1000 mètres de dénivelé positif sur 30 km. La trace est disponible ici. Non contents de cet effort, on a fait du pédalo l'après-midi, faisant même la course avec des avirons (c'est la ligne droite sur le lac sur la trace).
* Et Michel dans tout ça ?
Bin oui, je n'ai pas cité Michel dans les quelques anecdotes. Et bien il a fait la grêve du vélo en 2010. Certains ont décidé de manger de la soupe tous les jours, d'autres de ne pas monter sur leur vélo du tout. Belle performance que je saluerais volontiers si elle ne nous avait pas privée de notre compagnon.
* Et maintenant ?
L'hiver arrive et annonce la fin de la saison 2010, qui n'aura pas vu de réédition du POC. Mais de belles ballades ont été faites. Je suis sûr qu'elles seront reconduites l'an prochain et qui sait, nous aménerons à un nouveau POC.
NB : J'ai probablement oublié de citer des anecdotes. N'hésitez pas à les indiquer en commentaire !!!
Profitant de la lancée et de la réussite du POC, nos amis ont continué à faire des petites virées, notamment les mercredis soirs. De nombreuses anecdotes y ont eu lieu, et je vais tâcher de vous faire un court résumé, sachant que je ne peux parler que de celles auxquelles j'ai participé.
* Les Terres Rouges et environs
Les côtes que l'on emprunte souvent ont toutes des petits noms. Il y a d'abord eu la Slutty, puis la Bitchy. Pierre a découvert du côté du Luxembourg un joli lieu nommé les Terres Rouges, et nous avons cherché avec google map un moyen de nous y rendre depuis chez moi. Il y en a un, juste au bout de ma rue, enfin on dirait.
Nous avons décidé d'essayer ce chemin, et après moins d'un kilomètre de chauffe sur bitume, on se retrouve à monter une côté sur la caillasse vraiment pas mal : assez longue et bien pentue, avec une adhérence limite. Celle-ci porte désormais le doux nom de "Pucelle la mal nommée", car elle se fait en premier, assez tôt, à froid, mais c'est une sacrée garce.
Les Terres Rouges s'avérent magnifiques et le petit terrain de cross qui s'y trouve sera le théatre d'une cascade où Fab passe au-dessus de Carlos assez fantastique (une vidéo montre l'exploit, il faudra qu'on la poste ici).
Pour revenir, on bénéficie de la côte la pire de nos itinéraires réguliers, qui désormais porte le doux patronyme de "Pute de Rumelange". Impossible de la monter entièrement sans poser pied. Pour ma part, je me retrouve parfois dans la situation infernale où je recule tout en pédalant. Mais impossible n'est pas Végasien, et Pierre, puisant ses forces dans la beauté de la nature l'environnant (et dans les stéroïdes) réussit à la gravir, au prix d'un effort qui le fit chuter dans la descente qui suivit.
Dans ce même secteur, Pierre et moi nous sommes un jour perdu dans la carrière surplombant la colline. C'était mon premier jour avec des pédales auto, et alors que l'heure était dramatique ("et si les loups venaient nous manger ?"), je chus en faisant du surplace, incapable de sortir mon pied de la pédale.
Une fois le chemin retrouvé (merci l'iphone), nous avons pris une descente dans le noir quasi complet (en fait c'est la pucelle dans l'autre sens) pour rejoindre ma maison. Jamais depuis nous ne l'avons descendu aussi vite, car quand on voit, ça fait plus peur qu'à l'aveugle...
* L'hiver vient
Une fois l'hiver venu, ce fut la fin de nos randos. De façon sporadique et isolée, chacun a continué à s'entrainer à sa manière. Je suis allé faire le tour de la Comté sous la neige avec un copain. Bin la neige, c'est pas si rigolo qu'on croit. Ca fatigue en monté, parce que la roue dérape, ça fatigue en descente parce que ça freine. Bref, ça fatigue. Puis la Slutty gelée, bin c'est pas facile.
* 2010
Et en 2010, que s'est-il passé ?
* Les 7 Bosses : rando officielle
On est retourné faire les 7 bosses avec Gros Pack et Pierre. Ce gros malin de Crustacio s'étant entrainé la veille en faisant 30 bornes, il a eu quelque crampes. Si on ajoute à ça des soucis techniques (dérailleur qui foire, crevaison), on obtient le cocktail détonnant d'une sortie galère pour l'ami Crustacio, qui garde néanmoins un bon souvenir de ce jour (miam le hamburger à la belge !).
Le temps des jours précédents ayant été bon, la rando me semble beaucoup plus simple que l'année précédente et on la boucle dans un temps plutôt respectable (en omettant les pauses réparation).
* Le retour des 7 Bosses
J-Y organise avec ses collègues une rando autour de chez lui, et donc passant par les fameuses 7 bosses. Fab et moi les y accompagnons. Il y a là Erik, surnommé Iron Man qui monte plus facilement qu'il ne descend, et Eric, plus spécialisé dans la route, qui a rempli à merveille le rôle de Carlos (comprenez : celui qu'on attend et qui nous permet de nous reposer sans avoir à réclamer). D'ailleurs Fab' lui a demandé si on pouvait l'appeler Carlos, ce qu'Eric n'a évidemment pas compris. On enchaine sur un super barbec : l'été revient et augure une excellente saison de vélo
* Du côté de chez Fab'
Fab' a déménagé. Voulant ériger son nouveau lieu de vie en repère auxiliaire pour nos randonnées. Seulement une rando avec le Fab' organisée par le Fab', s'est comme la boite de chocolat de Forest Gump : tu sais résolument pas sur quoi tu vas tomber. Pour ma part, j'ai eu droit à : traversée de rivière sur tronc d'arbre, escalade de cailloux qui pique, plus de marche que de vélo, tentatives de chemins dans les bois qui débouchent sur quartier général de piccole de chasseurs. Amateurs d'aventure, n'hésitez pas à contacter Faby.
* La Comté, une valeur sûre
La Comté reste quand même notre point de repère le plus facile. Avant que je n'achète un porte-vélo digne de ce nom (et la voiture pour l'embarquer) j'avais un peu de mal à bouger, donc ça m'arrangeait que ce soit proche de chez moi. Ca arrange aussi Pierre qui adore dévorer tout ce qui se trouve dans mon frigo (que la bière soit fraiche ou non, quoiqu'il en dise). Nous y avons encore eu de belles aventures.
Celle où on a trainé Mathieu (un collègue, pas un ami) avec nous et où je me suis un peu trompé de chemin, rallongeant la sauce d'une bonne dizaine de kms. Il est arrivé comme un raisin sec : sans jus.
Celle où avec Faby on a décidé de partir malgré le soleil déclinant, et où on s'est fait le charmant petit passage VTT-style dans le noir complet, avec la brume et les loups-garrous. On est rentré enfin par la route, tous les deux vétus de noir et sans lumière (j'en ai acheté depuis).
* Et ensuite ?
Pour ma part je me suis offert quelques belles sorties en solo ou avec mon pote OBO qui roule beaucoup. La dernière en date a eu lieu dans les Vosges, on on s'est fait 1000 mètres de dénivelé positif sur 30 km. La trace est disponible ici. Non contents de cet effort, on a fait du pédalo l'après-midi, faisant même la course avec des avirons (c'est la ligne droite sur le lac sur la trace).
* Et Michel dans tout ça ?
Bin oui, je n'ai pas cité Michel dans les quelques anecdotes. Et bien il a fait la grêve du vélo en 2010. Certains ont décidé de manger de la soupe tous les jours, d'autres de ne pas monter sur leur vélo du tout. Belle performance que je saluerais volontiers si elle ne nous avait pas privée de notre compagnon.
* Et maintenant ?
L'hiver arrive et annonce la fin de la saison 2010, qui n'aura pas vu de réédition du POC. Mais de belles ballades ont été faites. Je suis sûr qu'elles seront reconduites l'an prochain et qui sait, nous aménerons à un nouveau POC.
NB : J'ai probablement oublié de citer des anecdotes. N'hésitez pas à les indiquer en commentaire !!!
lundi 27 juillet 2009
Ce n'est qu'un début
Et bien voilà, c'est fait, le POC s'est achevé ce samedi 25 juillet dans la douleur et la joie.
Avant tout, je voulais remercier mes camarades POCers pour ce moment unique, et leurs compagnes pour leur organisation sans faille.
Ce n'est pas facile de résumer notre vécu en quelques lignes. Je vais donc m'inspirer de l'idée de Lise et de décerner quelques prix qui pour moi sont évocateurs.
(Elle a vraiment des bonnes idées Lise!)
- Le prix de la Faboulousité est décerné à:
Faboulous Fab, qui a prouvé que les tractions sont efficaces pour faire du VTT et que l'âme du sportif est en lui.
- Le prix du Bouddha est décerné à:
Zen Michel, dont la constance et l'harmonie intérieure ont repoussé la boue qui essayait vainement de le souiller.
- Le prix du Samouraï est décerné à:
Maître Gros Paquet, qui malgré sa rude semaine a montré qu'un samouraï ne lâche jamais et que le mot plainte ne fait pas partie de son vocabulaire.
- Le prix du Survivant est décerné à:
Caliente Carlos, qui a réussi à puiser la force au plus profond de son âme pour surmonter les obstacles.
- Le prix du Sam Gangi est décerné à:
Hobbit Oliver, qui après un passage difficile a retrouvé ses forces décuplées à l'approche de la Comté.
Je ne sais comment conclure ce post sans avoir l'impression que nous devrons passer à autre chose, alors je préfère laisser des points de suspension, et dire que:
"Ce n'est qu'un début ..."
Avant tout, je voulais remercier mes camarades POCers pour ce moment unique, et leurs compagnes pour leur organisation sans faille.
Ce n'est pas facile de résumer notre vécu en quelques lignes. Je vais donc m'inspirer de l'idée de Lise et de décerner quelques prix qui pour moi sont évocateurs.
(Elle a vraiment des bonnes idées Lise!)
- Le prix de la Faboulousité est décerné à:
Faboulous Fab, qui a prouvé que les tractions sont efficaces pour faire du VTT et que l'âme du sportif est en lui.
- Le prix du Bouddha est décerné à:
Zen Michel, dont la constance et l'harmonie intérieure ont repoussé la boue qui essayait vainement de le souiller.
- Le prix du Samouraï est décerné à:
Maître Gros Paquet, qui malgré sa rude semaine a montré qu'un samouraï ne lâche jamais et que le mot plainte ne fait pas partie de son vocabulaire.
- Le prix du Survivant est décerné à:
Caliente Carlos, qui a réussi à puiser la force au plus profond de son âme pour surmonter les obstacles.
- Le prix du Sam Gangi est décerné à:
Hobbit Oliver, qui après un passage difficile a retrouvé ses forces décuplées à l'approche de la Comté.
Je ne sais comment conclure ce post sans avoir l'impression que nous devrons passer à autre chose, alors je préfère laisser des points de suspension, et dire que:
"Ce n'est qu'un début ..."
dimanche 26 juillet 2009
Le POC : rapides nouvelles
We did it !
Tout le petit monde s'est retrouvé chez Carlos pour le départ.
Nathalie a gentiment accepté de nous conduire, Jean-Yves, Pierre et moi, jusque Metz où nous attendaient déjà Fab, Michel et Carlos, en train de se doper au café.
On sent beaucoup d'excitation, et finalement très peu d'appréhension. Le ciel est au bleu, on va avoir une belle journée, et ça donne le moral.
Sous les yeux enthousiastes des spectateurs du matin venus encourager les POCers (merci encore à Laure, Camille, Emma, Eléonore et la Flo), nous avons pu démarrer à 9h15, avec donc juste 15 minutes de retard sur le programme à cause de Faby qui a mis des plombes à se préparer.
Nous partons donc gaiement sur la route de Metz vers Lorry-les-Metz, lieu de rencontre avec le GR5. Nous roulons à bon rythme, mais pas trop car mine de rien, 70 bornes ce n'est pas rien. Nous entamons le GR5 en beauté, par une belle monté sur un sentier boisé après avoir pris une grosse descente en zig-zag. Cette première monté n'est pas mortelle, mais particulièrement marquante. En effet, c'est la première du périple, elle teste nos jambes, mais surtout, une fois en haut personne n'a particulièrement envie de la refaire. Et c'est là que Jean-Yves se rend compte qu'il n'a plus son GSM, déplacé par Pierre alors qu'il prenait un kleenex. Soucieux d'assumer sa faute, Pierre décide d'y aller seul, mais J-Y ne veut pas le lâcher et c'est toute la troupe qui descend. Heureusement parce qu'ils avaient raté les petites pancartes rouges et blanches indiquant le GR5. Finalement, pas masos non plus, on laisse Gros Paquet et Pierrot remonter les zig-zag seuls, et on en profite pour faire quelques videos. Nos deux accolytes reviennent bredouille et nous repartons, accusant déjà du retard sur le planning. Finalement la remonté ne fait de mal à personne et nous repartons de bon coeur et de bonne humeur.
En arrivant sur Marange-Silvange, nous décidons de prendre une pause avant ce qui devrait être une des plus grandes difficultés du parcours. Là, nous croisons un p'tit vieux qui fait une rando à pied. Nous le saluons et Carlos, enclenchant le mode conférence, se met à lui tailler la bavette pendant que nous ravitaillons. Apparemment, le p'tit vieux lui a donné des conseils du genre "faire du sport plutôt qu'aller au bistrot, permet de rester performant au lit".
S'en suit la grosse monté du matin et c'est vrai qu'elle fait bobo. Le sol étant gras, on dérape un peu et comme elle est bien raide, il est quasi impossible de ne pas poser pied à terre. Plutôt que de se cramer les pates dès le matin, bon nombre d'entre nous décident de poser pied à terre. Pour ma part, ce qui me décide c'est d'entendre Michel derrière moi, lui à pied moi à vélo, disant que les mirabelles sont bonnes cette année. Le voyant aller plus vite que moi, j'ai préféré marcher plutôt que l'humiliation de me faire dépasser.
Dans les descentes qui suivent, on découvre le plaisir de la thalasso gratos et certains d'entre nous gouttent la boue Mosellane par des jolies chutes glissées. Je m'illustre particulièrement dans le 2 mètres lancé sur fesses.
Tout cette matinée se passe très bien, dans une ambiance potache et gaie. On se trompe un peu de route sur la fin, ce qui nous force à traverser un champ d'orties, mais on rejoint le point de rendez-vous sans trop de peine. On a bien roulé, on a un peu souffert, mais pas trop. Au moment du repas, personne ne doute de ses capacités à rejoindre l'arrivée.
A Rombas, lieu du rendez-vous, Laure et les petites Conde, Hervé et Matthias, Eléonore et Flo nous attendaient. Ils avaient ramené plein de trucs à manger et du ravitaillement d'eau, ce qui nous a bien fait plaisir. Carlos a fait le plein d'amour auprès de ses filles (mais seulement après avoir fait le plein de coups de cailloux). Fab et moi avons joué avec la Flo à un badminton sans raquette et avec un gros volant qui casse la main. Jean-Yves, de son côté, se fait lécher par un chien. Bref, l'insouciance est toujours là.
Lorsque nous repartons, nous entamons par une courte pente bien raide. Chacun met un point d'honneur à la monter facile, histoire de faire le guignol devant les spectateurs. Mais les jambes commencent quand même à tirer mine de rien.
A partir de là, Michel connait le chemin, donc nous n'avons plus de raison de nous perdre. On roule d'abord peinard sur du lisse, à plat, faciles et rapides, et on se prend à rêver que cela reste comme ça encore longtemps. Mais ça se corse quand on arrive au chemin de l'escargot, petit chemin d'herbe le long d'un ruisseau. Celui-ci nous ramène dans la forêt et dans la réalité.
A partir de là, nous entrons dans le Mordor.
Le temps commence par changer. La pluie nous menace et tombera un peu plus tard. Le sol devient boueux, très boueux, rempli de flaques. On passe notre temps à éviter les flaques, à peiner dans la boue, à éviter les branches. Carlos montre des premiers signes d'affaiblissements. Il n'a pas assez bu, son camelbak étant rempli d'un liquide dégueu nommé isostar, il nous fait une petit fringale. Il a envie de vomir. On s'arrête un peu. On s'arrête souvent. On s'arrête tout le temps. Pour ma part, ça m'arrange parce que je souffre pas mal dans la bouillasse. La difficulté est telle que même les pros se font pièger. Essayant de passer entre deux flaques, Jean-Yves voit son vélo glisser et partir dans la flaque de gauche, pendant que lui plonge litteralement dans celle de droite, qui soit dit en passant est bien large et profonde. La scène semble se dérouler au ralenti et l'image du Big Pack tombant irrémédiablement dans ce mini lac restera gravée dans ma mémoire. PLOUF ! Il rigole, donc tout va bien, et je peux donc exploser de rire. Dans les pires moments qui suivront, cette image me redonnera réguliérement le moral.
On arrive alors à Fontoy, où nous attend une côte de maboule. 1km5 sur route mais à 10% de dénivelé. Très vite, Carlos, Michel et moi posons pied. Faby pose, remonte, zig-zague, comme à son habitude. Pierre et Jean-Yves montent à la pédale. Pierre se paie même le luxe de déposer le maitre. Tous deux atteignent le somment en winners et nous attendent.
Michel nous annonce qu'il doit rester 5 km, soit une trentaine de minute avant Angevillers, entrée de mon territoire. Ca prendra finalement quasiment deux heures. La traversé d'Algrange semble interminable. Nous devons régulièrement poser pied à terre, escalader les arbres tombés au milieu du chemin, créer de nouvelles voies, le tout au son des coups de fusils tirés par des gitans. Perso j'accuse le coup, et avec Carlito, on ferme la marche. Je me demande comment je vais faire pour rejoindre Volmerange. Devant, ça a l'air de mieux se passer, ce qui provoque la fameuse scène de la prise de bec avec Pierre. On les rejoint alors qu'ils sont arrêtés et Pierre propose de repartir aussitôt. Trouvant la proposition déplacée alors qu'on vient d'en chier et qu'on a pas encore souffler, je le lui fais remarquer, évidemment tout en tact et en finesse. Du coup, cet abominable crustacio est venu me faire un calin dont je n'avais pas du tout envie. Ca s'appelle du viol.
On finit péniblement la traversée d'Algrange pour rejoindre Angevillers, par le chemin qui monte vers le petit portail. Celui est raide et humide, on est tous à pieds et on en chie pour le monter. Arrivés au portail, on pose un cul et on souffle.
A partir de là, Pierre, Jean-Yves et moi, on connait. Carlos fait l'analogie avec les hobbits revenant dans la Comté après avoir quitté le Mordor. Il ne croit pas si bien dire. Pour ma part je vois le bout du tunnel. Je connais les obstacle restant et comme on vient de décider de finir par la route sans prendre la Slutty, je me vois presque arrivé. En effet, tout le monde trouve suffisamment de force pour faire cette fin de parcours à un bon rythme, et la dernière descente se fait à train d'enfer.
Arrivés sur la route, Pierre, Fab' et moi roulons de concert et attendons les autres sous le panneau Volmerange. On s'y arrête tous pour faire la fête et prendre des photos. On se rend alors compte qu'on en a quasiment pas pris dans l'après-midi, trop concentrés sur notre effort.
Nous arrivons enfin en vainqueurs chez moi, où les filles nous attendent et prennent des photos de cette fière équipe, qui après bien des souffrances et des déboires, arrive soudée et souriante.
Le reste de la soirée est placé sous le signe de la complicité et de la déconnade. Lise avait organisé un petit POC award, Fab et Carlos ont lutté toute la soirée pour qu'un des deux finisse par renoncer à dormir dans la tente (aucun des deux n'en avait envie), Pierre a fait l'âne, Michel n'avait pas mal aux jambes et J-Y a bu plein de bière. Bref, tout le monde était heureux, ravi d'avoir vécu cette aventure et prêt à remettre ça.
Nathalie a gentiment accepté de nous conduire, Jean-Yves, Pierre et moi, jusque Metz où nous attendaient déjà Fab, Michel et Carlos, en train de se doper au café.
On sent beaucoup d'excitation, et finalement très peu d'appréhension. Le ciel est au bleu, on va avoir une belle journée, et ça donne le moral.
Sous les yeux enthousiastes des spectateurs du matin venus encourager les POCers (merci encore à Laure, Camille, Emma, Eléonore et la Flo), nous avons pu démarrer à 9h15, avec donc juste 15 minutes de retard sur le programme à cause de Faby qui a mis des plombes à se préparer.
Nous partons donc gaiement sur la route de Metz vers Lorry-les-Metz, lieu de rencontre avec le GR5. Nous roulons à bon rythme, mais pas trop car mine de rien, 70 bornes ce n'est pas rien. Nous entamons le GR5 en beauté, par une belle monté sur un sentier boisé après avoir pris une grosse descente en zig-zag. Cette première monté n'est pas mortelle, mais particulièrement marquante. En effet, c'est la première du périple, elle teste nos jambes, mais surtout, une fois en haut personne n'a particulièrement envie de la refaire. Et c'est là que Jean-Yves se rend compte qu'il n'a plus son GSM, déplacé par Pierre alors qu'il prenait un kleenex. Soucieux d'assumer sa faute, Pierre décide d'y aller seul, mais J-Y ne veut pas le lâcher et c'est toute la troupe qui descend. Heureusement parce qu'ils avaient raté les petites pancartes rouges et blanches indiquant le GR5. Finalement, pas masos non plus, on laisse Gros Paquet et Pierrot remonter les zig-zag seuls, et on en profite pour faire quelques videos. Nos deux accolytes reviennent bredouille et nous repartons, accusant déjà du retard sur le planning. Finalement la remonté ne fait de mal à personne et nous repartons de bon coeur et de bonne humeur.
En arrivant sur Marange-Silvange, nous décidons de prendre une pause avant ce qui devrait être une des plus grandes difficultés du parcours. Là, nous croisons un p'tit vieux qui fait une rando à pied. Nous le saluons et Carlos, enclenchant le mode conférence, se met à lui tailler la bavette pendant que nous ravitaillons. Apparemment, le p'tit vieux lui a donné des conseils du genre "faire du sport plutôt qu'aller au bistrot, permet de rester performant au lit".
S'en suit la grosse monté du matin et c'est vrai qu'elle fait bobo. Le sol étant gras, on dérape un peu et comme elle est bien raide, il est quasi impossible de ne pas poser pied à terre. Plutôt que de se cramer les pates dès le matin, bon nombre d'entre nous décident de poser pied à terre. Pour ma part, ce qui me décide c'est d'entendre Michel derrière moi, lui à pied moi à vélo, disant que les mirabelles sont bonnes cette année. Le voyant aller plus vite que moi, j'ai préféré marcher plutôt que l'humiliation de me faire dépasser.
Dans les descentes qui suivent, on découvre le plaisir de la thalasso gratos et certains d'entre nous gouttent la boue Mosellane par des jolies chutes glissées. Je m'illustre particulièrement dans le 2 mètres lancé sur fesses.
Tout cette matinée se passe très bien, dans une ambiance potache et gaie. On se trompe un peu de route sur la fin, ce qui nous force à traverser un champ d'orties, mais on rejoint le point de rendez-vous sans trop de peine. On a bien roulé, on a un peu souffert, mais pas trop. Au moment du repas, personne ne doute de ses capacités à rejoindre l'arrivée.
A Rombas, lieu du rendez-vous, Laure et les petites Conde, Hervé et Matthias, Eléonore et Flo nous attendaient. Ils avaient ramené plein de trucs à manger et du ravitaillement d'eau, ce qui nous a bien fait plaisir. Carlos a fait le plein d'amour auprès de ses filles (mais seulement après avoir fait le plein de coups de cailloux). Fab et moi avons joué avec la Flo à un badminton sans raquette et avec un gros volant qui casse la main. Jean-Yves, de son côté, se fait lécher par un chien. Bref, l'insouciance est toujours là.
Lorsque nous repartons, nous entamons par une courte pente bien raide. Chacun met un point d'honneur à la monter facile, histoire de faire le guignol devant les spectateurs. Mais les jambes commencent quand même à tirer mine de rien.
A partir de là, Michel connait le chemin, donc nous n'avons plus de raison de nous perdre. On roule d'abord peinard sur du lisse, à plat, faciles et rapides, et on se prend à rêver que cela reste comme ça encore longtemps. Mais ça se corse quand on arrive au chemin de l'escargot, petit chemin d'herbe le long d'un ruisseau. Celui-ci nous ramène dans la forêt et dans la réalité.
A partir de là, nous entrons dans le Mordor.
Le temps commence par changer. La pluie nous menace et tombera un peu plus tard. Le sol devient boueux, très boueux, rempli de flaques. On passe notre temps à éviter les flaques, à peiner dans la boue, à éviter les branches. Carlos montre des premiers signes d'affaiblissements. Il n'a pas assez bu, son camelbak étant rempli d'un liquide dégueu nommé isostar, il nous fait une petit fringale. Il a envie de vomir. On s'arrête un peu. On s'arrête souvent. On s'arrête tout le temps. Pour ma part, ça m'arrange parce que je souffre pas mal dans la bouillasse. La difficulté est telle que même les pros se font pièger. Essayant de passer entre deux flaques, Jean-Yves voit son vélo glisser et partir dans la flaque de gauche, pendant que lui plonge litteralement dans celle de droite, qui soit dit en passant est bien large et profonde. La scène semble se dérouler au ralenti et l'image du Big Pack tombant irrémédiablement dans ce mini lac restera gravée dans ma mémoire. PLOUF ! Il rigole, donc tout va bien, et je peux donc exploser de rire. Dans les pires moments qui suivront, cette image me redonnera réguliérement le moral.
On arrive alors à Fontoy, où nous attend une côte de maboule. 1km5 sur route mais à 10% de dénivelé. Très vite, Carlos, Michel et moi posons pied. Faby pose, remonte, zig-zague, comme à son habitude. Pierre et Jean-Yves montent à la pédale. Pierre se paie même le luxe de déposer le maitre. Tous deux atteignent le somment en winners et nous attendent.
Michel nous annonce qu'il doit rester 5 km, soit une trentaine de minute avant Angevillers, entrée de mon territoire. Ca prendra finalement quasiment deux heures. La traversé d'Algrange semble interminable. Nous devons régulièrement poser pied à terre, escalader les arbres tombés au milieu du chemin, créer de nouvelles voies, le tout au son des coups de fusils tirés par des gitans. Perso j'accuse le coup, et avec Carlito, on ferme la marche. Je me demande comment je vais faire pour rejoindre Volmerange. Devant, ça a l'air de mieux se passer, ce qui provoque la fameuse scène de la prise de bec avec Pierre. On les rejoint alors qu'ils sont arrêtés et Pierre propose de repartir aussitôt. Trouvant la proposition déplacée alors qu'on vient d'en chier et qu'on a pas encore souffler, je le lui fais remarquer, évidemment tout en tact et en finesse. Du coup, cet abominable crustacio est venu me faire un calin dont je n'avais pas du tout envie. Ca s'appelle du viol.
On finit péniblement la traversée d'Algrange pour rejoindre Angevillers, par le chemin qui monte vers le petit portail. Celui est raide et humide, on est tous à pieds et on en chie pour le monter. Arrivés au portail, on pose un cul et on souffle.
A partir de là, Pierre, Jean-Yves et moi, on connait. Carlos fait l'analogie avec les hobbits revenant dans la Comté après avoir quitté le Mordor. Il ne croit pas si bien dire. Pour ma part je vois le bout du tunnel. Je connais les obstacle restant et comme on vient de décider de finir par la route sans prendre la Slutty, je me vois presque arrivé. En effet, tout le monde trouve suffisamment de force pour faire cette fin de parcours à un bon rythme, et la dernière descente se fait à train d'enfer.
Arrivés sur la route, Pierre, Fab' et moi roulons de concert et attendons les autres sous le panneau Volmerange. On s'y arrête tous pour faire la fête et prendre des photos. On se rend alors compte qu'on en a quasiment pas pris dans l'après-midi, trop concentrés sur notre effort.
Nous arrivons enfin en vainqueurs chez moi, où les filles nous attendent et prennent des photos de cette fière équipe, qui après bien des souffrances et des déboires, arrive soudée et souriante.
Le reste de la soirée est placé sous le signe de la complicité et de la déconnade. Lise avait organisé un petit POC award, Fab et Carlos ont lutté toute la soirée pour qu'un des deux finisse par renoncer à dormir dans la tente (aucun des deux n'en avait envie), Pierre a fait l'âne, Michel n'avait pas mal aux jambes et J-Y a bu plein de bière. Bref, tout le monde était heureux, ravi d'avoir vécu cette aventure et prêt à remettre ça.
samedi 25 juillet 2009
Le jour J
Ca y est, le jour du POC est enfin arrivé !!!
A l'heure où j'écris ces quelques mots, chacun est en train de se préparer. Carlos doit être en train de boire du Red Bull, Pierre de manger des protéines, Jean-Yves s'enfile probablement une bière, Michel une tisane et Fab est sans doute en train de faire des pompes. Moi, je me régale avec le muesli gentiment préparé par Lise.
Comme avant une compét' de judo ou de golf, je ressens l'excitation et la tension typique de l'avant épreuve. Une sensation très spéciale et pas désagréable. En même temps, je ressens une certaine appréhension, comme une peur secrète. Non pazs que j'ai peur de ne pas réussir et de ne pas aller au bout : sauf ennui mécanique ou vilaine chute, je compte bien finir le POC. Non, j'éprouve la peur de l'après. Des mois qu'on prépare cet événement, des jours qu'on l'attendait, des pauses de midi à ne parler que de ça. Depuis juin, on ne vit que POC. Une fois que ce sera fait, qu'est qu'on deviendra, orphelins du rêve de Fabrice qui est un peu devenu celui de tous...
Allons, allons, resaissons-nous, on aura tout le temps demain et les jours d'après pour une dépression post-natale. Pour le moment, réjouissons-nous, profitons et souffrons à fond. Le POC, NOUS VOILA !!!
A l'heure où j'écris ces quelques mots, chacun est en train de se préparer. Carlos doit être en train de boire du Red Bull, Pierre de manger des protéines, Jean-Yves s'enfile probablement une bière, Michel une tisane et Fab est sans doute en train de faire des pompes. Moi, je me régale avec le muesli gentiment préparé par Lise.
Comme avant une compét' de judo ou de golf, je ressens l'excitation et la tension typique de l'avant épreuve. Une sensation très spéciale et pas désagréable. En même temps, je ressens une certaine appréhension, comme une peur secrète. Non pazs que j'ai peur de ne pas réussir et de ne pas aller au bout : sauf ennui mécanique ou vilaine chute, je compte bien finir le POC. Non, j'éprouve la peur de l'après. Des mois qu'on prépare cet événement, des jours qu'on l'attendait, des pauses de midi à ne parler que de ça. Depuis juin, on ne vit que POC. Une fois que ce sera fait, qu'est qu'on deviendra, orphelins du rêve de Fabrice qui est un peu devenu celui de tous...
Allons, allons, resaissons-nous, on aura tout le temps demain et les jours d'après pour une dépression post-natale. Pour le moment, réjouissons-nous, profitons et souffrons à fond. Le POC, NOUS VOILA !!!
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